13 juin 2008

Nouvelle crise politique dans l'Union Européenne --- ARRETONS DE CRACHER SUR L'EUROPE ! --- Réaction à chaud après le "non" irlandais au Traité de Lisbonne

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Depuis mon précédent article début juin, il faut avant tout noter que 3 nouveaux Etats ont ratifié le Traité de Lisbonne :

- 11/06/2008   Estonie

- 11/06/2008   Finlande

- 12/06/2008   Grèce

Cela porte donc le nombre d'Etats à 18, presque 19 avec la Belgique dont la procédure de ratification se termine. Les autres Etats recourent tous à une ratification parlementaire déjà largement acquise....

Malheureusement, les Irlandais viennent de signer la mort du Traité de Lisbonne. C'est donc un nouveau traité mort-né, faisant suite au projet de Constitution Européenne. Le Traité n'entrera donc pas en vigueur le 1er janvier 2009 !

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Résultats :

A 18h15, les chiffres officiels sont annoncés :

NON :     53,46 %

OUI :     46,6 %

On constate donc une large majorité pour le refus de ce traité. Il n'y a donc pas de discussion possible quant à la réalité de la décision des irlandais. Notons que le taux de participation aurait été très faible malgré une ouverture des bureaux de vote jusqu'à 23h !

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Quelles conséquences imaginables ?

- une maginalisation de l'Irlande, puisque l'ensemble des autres Etats acceptaient ce nouveau traité. Or, les citoyens irlandais représentent moins de 1% de la population totale de l'Union ! 

- échec de la réforme des institutions européennes, alors que cette réforme est primordiale depuis les nombreux élargissements portant l'Union Européenne à un nombre important d'Etats membres (27 Etats)

- une nouvelle crise politique et une crise de confiance affaiblissant l'organisation  

- une stagnation de l'Union  

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Que pensez de ce résultat ?  

La France n'est certainement pas en mesure de critiquer la position irlandaise. Alors que nous avions pris une part très active dans le projet de Constitution Européenne, porté par le Président de la République française Valéry Giscard d'Estaing (Président de la Convention Européenne), une part de la population française a entraîné son échec. Même situation pour le Pays-Bas...

Aujourd'hui, le Traité modificatif de Lisbonne largement porté par la France se solde aussi par un échec. Les irlandais reprochent la complexité du texte, la peur d'une modification de la fiscalité nationale, une atteinte à la neutralité militaire traditionnelle, le risque de légalisation de l'avortement... ou le ralentissement économique actuelle ?

Les partisans irlandais du "non" demandent une renégociation du texte. Certaines déclarations expliquent une satisfaction en indiquant que ce projet n'était qu'un contournement aux nons français et néerlandais. Il y aurait respect de la démocratie... Plusieurs déclarations expliquent cette satisfaction, comme celles en France de François Bayrou, Jean-Marie Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan ou Philippes De Villiers.

La seule question est : l'Union Européenne peut-elle continuer à fonctionner et à évoluer sans réforme institutionnelle ? On peut largement en douter. Par exemple, en matière pénale où les procédures intergouvernementales sont largement présentes, comment imaginez l'adoption d'un texte à l'unanimité des 27 Etats membres ?... le maintient de la structure en trois piliers ...    

Le Premier Ministre français François Fillon indiquait le 12 juin 2008, lors d'une intervention télévisuelle, qu'un "non" irlandais mettrait fin à ce traité "sauf à reprendre le dialogue le peuple irlandais".

Quoiqu'il en soit, ce "non" sème le trouble au sein de l'Union Européenne. Il paraît nécessaire de changer la politique d'informations envers les citoyens européens. Il semble qu'une majorité des 490 millions de citoyens européens ne connaissent pas l'importance et l'intérêt de l'Union Européenne. Il devient impératif d'expliquer le fonctionnement de cette institution qui possède aujourd'hui un impact sur la vie quotidienne de chacun. 

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Solutions ?

On a largement indiqué qu'il n'y avait pas de "plan B". On peut imaginer quelques possibilités :

- poursuites du processus de ratification du traité avec le risque que d'autres Etats disent aussi à leur tour "non". Risque d'un effet "domino" comme pour la Constitution Européenne

- poursuites du processus avec en parallèle une renégociation du texte avec les irlandais

- un nouveau référendum organisé en Irlande (comme ce fut le cas pour le Traité de Nice)

- un arrangement politique entre l'Irlande et les autres Etats membres, à l'image des mécanismes de coopération renforcée ou alors les "opting-out" (une dérogation comme pour Schengen)

- relancer le travail pour l'écriture d'un nouveau texte

Arrêtons de cracher sur l'Europe !

L'Union Européenne apparaît trop souvent et trop facilement comme le bouc-émissaire de tous les maux nationaux des Etats... chômage, inflation, pertes financières, législations inadaptées... L'Euro est de toute façon la seule explication à la hausse des prix ... Arrêtons ces mensonges !

Il devient nécessaire d'arrêter de critiquer l'Union à chaque difficulté nationale,lorsque cela n'est aucunement justifié. Par exemple, les agriculteurs et les pêcheurs sont bien souvent très critiques à l'égard de l'Union (notons que ce n'était pas le cas de cette profession en Irlande pour ce référendum). Or, la Politique Agricole Commune (PAC) est la politique la plus coûteuse de l'Union ... De même, certains Etats ont largement profité des fonds européens pour développer leurs infrastructures et offrir une véritable modernisation de leur économie : Espagne, Irlande, Pologne, ... Comment ne pas remarquer aujourd'hui les interventions européennes dans les grands projets urbains français ...

S'il est bien sûr nécessaire d'opposer des critiques à l'encontre de l'Union, comme le coût de fonctionnement de ses institutions notamment éclatées entre Strasbourg et Bruxelles ; l'Union ne peut apparaître comme l'explication de toutes les difficultés nationales.  

Il est véritablement nécessaire d'expliquer, d'éduquer voire même seulement parler de l'action de l'Union Européenne! Il faut faire en sorte que les citoyens connaissent et comprennent véritablement l'Union. Il faut faire en sorte que lorsque l'on questionne les citoyens sur l'Union, ils arrivent à dissocier les questions nationales des questions européennes. Trop souvent, les citoyens répondent aux questions européennes en fonction de la conjoncture nationale. En France, la question turque avait largement influencée le débat sur la Constitution Européenne, alors que ce traité n'abordait pas la question ! Il faut donc travailler l'esprit européen... soit la réalité de la citoyenneté européenne.

Suite et fin ?

Les déclarations se multiplient et vont largement se poursuivre dans les prochains jours.

Alors que les résultats ne sont toujours pas officiels, le Président de la Commission Européenne José Manuel Barroso explique dès 17h30 qu'il ne faut pas perdre confiance et continuer le processus de ratification.

Le Président de la République française Nicolas Sarkozy et la Chancelière allemande Angela Merkel avaient décidé de prendre position conjoitement. Voici le communiqué diffusé à 18h28 sur le site de l'Elysée : "Nous prenons acte de la décision démocratique des citoyens irlandais avec tout le respect qui lui est due, même si nous la regrettons.
Le Premier Ministre irlandais nous a informés aujourd’hui même du résultat du référendum et donnera son analyse des raisons de ce vote lors du Conseil européen des 19-20 juin. Il appartiendra au Conseil européen de tirer les conclusions souhaitables. Le traité de Lisbonne a été signé par les chefs d’Etat ou de Gouvernement des 27 Etats membres et la procédure de ratification est déjà achevée dans 18 pays. Nous espérons donc que les autres Etats membres poursuivront le processus de ratification. Nous sommes convaincus que les réformes contenues dans le traité de Lisbonne sont nécessaires pour rendre l’Europe plus démocratique et plus efficace et qu’elles lui permettront de répondre aux défis auxquels sont confrontés ses citoyens.".  

Le Secrétaire d'Etat français des Affaires Européennes Jean-Pierre Jouyet se dit "effondré", et indique qu'il faut trouver un arrangement juridique avec l'Irlande.

Le député européen Jean-Marie Cavada parle d'une "mauvaise nouvelle pour la construction européenne" et appelle à rebondir à toute vitesse.

Il est évident qu'une solution devra être trouvé pour éviter de plonger l'Union dans une grave et longue crise politique. Cela fait 10 ans que cette réforme tente d'être adoptée ... La France prend la Présidence de l'Union Européenne ce mardi1er juillet 2008 et la tâche sera dure.

Ce refus ne signe pas une "fin" mais oblige à une "suite" qui s'annonce douloureuse !

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07 mai 2008

La Poste : entre services et bénéfices. Illustration par l'envoi des petits objets.

 

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Selon le lexique juridique Dalloz, un établissement public industriel et commercial se définit comme une catégorie controversée d'EP gérant, dans des conditions comparables à celles des entreprises privées, des activités de nature industrielle ou commerciale. Leur fonctionnement et leur contentieux empruntent à la fois au droit public et au droit privé. Les services des postes et des télécommunications, ont été extraits de l'administration centrale pour être érigés par la loi du 2 juillet 1990 (voir décret n° 1111 du 12 décembre 1990) en un établissement public industriel et commercial (EPIC). Donc, depuis 1991, La Poste est un EPIC avec un président à sa tête, actuellement M. Jean-Paul BAILLY. Ce type de transformations se trouve bien souvent critiqué, qualifié d'anormal. Le Professeur René CHAPUS explique, dans son précis de Droit Administratif Général (Tome 1, Montchrétien), qu' il s'agit de soumettre des établissements à un régime de droit privé, dans la mesure permettant de soustraire leur gestion aux contraintes de droit public ; ce qui est lié avec une tendance contemporaine à considérer que les tâches d'intérêt général sont susceptibles, alors même qu'elles sont de nature administrative, d'être plus efficacement remplies par les modes de la gestion privée que par ceux de la gestion publique et, en bref, à estimer qu'il est bon de transformer les administrations en entreprises (c'est-à-dire, en réalité, de les déguiser en entreprises). C'est ainsi que les valeurs de l'entreprise tendent à l'emporter sur celles du service (nous soulignons).

La Poste reste donc un établissement public d’un type particulier. On rattache donc le service des postes au service public. Sans négliger les querelles doctrinales de la notion, on peut simplement définir le service public comme les activités qui satisfont un besoin d’intérêt général, assurée ou contrôlée par l’Administration.

Cette longue introduction tend simplement à expliquer pourquoi dans l’esprit de chacun La Poste est une entreprise publique dont l’usager est roi.

Sans s’attarder plus sur ces distinctions relevant du droit administratif dont nous ne sommes pas spécialistes, nous souhaitons simplement illustrer le fait que La Poste agit aujourd’hui comme une entreprise privée, plaçant ses intérêts propres au-dessus des intérêts de ses clients.

Pour preuve, l’envoi de petits objets tels que des CD, DVD, pièces, clés … Si vous décidez de vous rendre à votre bureau de Poste et de faire un tel envoi, il y a de grandes chances que votre guichetier vous indique que cet envoi est considéré comme un colis. Vous aurez donc à vous acquitter du prix d’un Colissimo de 5€10. Pas plus tard qu’hier (mardi), j’ai encore pu entendre un guichetier tenir ce même discours à la Poste Centrale de ma ville… Pire, la veille (lundi), je souhaitai envoyer un petit objet au tarif lettre. La même guichetière à cette Poste Centrale m’explique la nécessité d’un envoi par Colissimo ou par le nouveau produit « Lettre Max ». Je lui explique donc que je souhaite un envoi en tarif lettre. Après un refus, j’élève le ton en expliquant que l’ARCEP interdit un tel refus sauf circonstances particulières, et me propose de l‘expliquer à son responsable. Elle m’explique n’être pas au courant, et procède immédiatement à l’affranchissement en tarif lettre sans autre difficulté... Au lieu des 5€10 réclamés pour l’envoi d’une pièce, je n’ai eu à payer que le tarif lettre de 0,88 € (car envoi de 50 g en tarif prioritaire). Malheureusement pour les clients suivants, elle avait déjà oublié mon explication.

Pour comparaison pour l’envoi d’un CD :

- en Colissimo : 5€10

- en lettre Eco pli : 1€57

Soit une différence de 324 % !

En 2005 (loi du 20 mai 2005), le législateur transforme l’Autorité de Régulation des Télécommunications (ART) créée par la loi de 1996 pour réguler le secteur des télécommunications ; en Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) pour que cette autorité régule les activités postales. L’ARCEP a pour mission de veiller à l’ouverture et au bon fonctionnement du marché postal ainsi qu’au financement et à la sauvegarde du service universel postal.

Concernant les envois des petits objets, l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes a expliqué que La Poste ne peut refuser d’appliquer le tarif lettre, et donc d’imposer le tarif colis, pour l’envoi de petits objets. Toutefois, certaines justifications peuvent permettre ce refus.

D’une part, l’envoi de matières dangereuses ou de valeurs (billets de banque) est strictement interdit par un envoi simple (Code des Postes et des Communications électroniques CPCE).

D’autre part, l’emballage doit permettre de traiter la lettre contenant le petit objet comme tout autre courrier (rappelons que le traitement est informatisé) : il ne faut donc ni corde, ni agrafe, et que votre lettre puisse être déposée dans la boîte aux lettres du destinataire. Enfin, le tarif de l’envoi pourra dépendre de son poids, de son format ou les autres éléments qui pourraient avoir une incidence sur son traitement (en augmentant les coûts).

Donc, votre guichetier peut tout à fait vous proposer les services particuliers proposés (lettre Max, Poste Livre, emballages spéciaux, etc.) … toutefois, si vous considérez qu’une simple lettre suffit pour votre petit objet, La Poste ne peut pas vous refuser cet envoi sauf si elle justifie que votre envoi va perturber l’acheminement du courrier.

Pour conclure, La Poste cultive le service mais aussi la rentabilité ; et n’hésite pas à conseiller les clients vers des services onéreux et pas forcément adaptés. Plus critiquable, c’est ce refus qui peut vous être objecté. Deux conseils : soit vous n’hésitez pas à expliquer que l’on ne peut en aucune manière vous refuser votre envoi ; soit, pour éviter toute confrontation, vous affranchissez correctement votre envoi en respectant les conditions d’emballage et tarifaires, et vous le glissez dans une boîte …

Le but de cet article est que nous puissez tous y gagner... et conserver une confiance qui a de l'avenir...  

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26 juillet 2006

Pourquoi pas une loi visant à interdire la conduite de "grosses cylindrées" aux jeunes conducteurs???

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Il y avait un certain temps que je n'avais pas écris un article dans cette catégorie. Malheureusement, j'ai décidé d'écrire ce petit commentaire en rentrant chez moi.

Après avoir fait quelques courses, je suis rentré chez moi. Sur le dernier kilomètre, il y avait un bouchon. Je suis alors dépassé par une voiture de police puis de SAMU. J'imagine qu'il y a un accident... J'arrive alors à proximité de l'accident, où un camion de pompier était arrivé en premier. Une grosse berline BMW, avec sur le pare-choc avant un scooter de couché: une jeune fille est étendue derrière la voiture à 10-15 mètres, les pompiers s'occupant d'elle.

medium_images.jpgJ'ai été choqué... de voir le jeune conducteur, appuyé sur un poteau, à côté de sa voiture, au téléphone. Il semblait très détaché de ce qui venait d'arriver! J'ai été aussi très choqué de voir, sur l'arrière de cette grosse BMW, un A de jeune conducteur!

OUI, je suis POUR un projet ou une proposition de loi qui viserait à interdire la conduite de certains véhicules aux jeunes conducteurs du fait de leur trop grosse puissance. La conduite est aujourd'hui difficile: le nombre de véhicules augmente, les routes ne sont plus vraiment adaptées au trafic.... Les jeunes conducteurs sont considérés pendant deux ans comme des apprentis. On considère donc, avec le marquage du A, qu'il est nécessaire de faire attention à ces conducteurs moins expérimentés. Or, ces véhicules très puissants sont un risque de plus: n'est-il pas inconscient de laisser de jeunes conducteurs les conduirent? Outre les parents inconscients, les politiques ne le sont-ils pas non plus en ne faisant rien.... d'autant que les accidents causés par des jeunes roulant à grande vitesse dans de tels véhicules, se multiplient!!!

Il me semble que les autorités publiques se concentrent trop sur certains problèmes et essentiellement la vitesse, mais sans approfondir les possibilités pour combattre ce phénomène. La multiplication des radars est une solution mais il faut avouer que son efficacité est réduite. La plupart des conducteurs freinent pour réduire leur vitesse, le radar passé réaccélère pour reprendre une vitesse excessive! Il semble nécessaire de combattre le problème à la base: interdire la conduite de certains véhicules aux jeunes conducteurs ou aux conducteurs jugés dangereux (condamnés pour grand excès de vitesse par exemple); brider les véhicules (pourquoi tous les véhicules peuvent rouler à près de 200 km/h, alors que la limitation de vitesse maximale est de 130 km/H!!!).... Mais comme le problème de la mise en place d'une visite médicale pour les personnes trop âgées qui conduisent pourtant encore (en étant de véritables dangers publics), ces mesures ne semblent pas populaires.... mais medium_images.11.jpgseraient pourtant nettement plus efficaces!!!!!!

En attendant, les morts s'accumulent...

J'espère en tout cas que la jeune fille n'aura aucune complication et pourra reprendre le cours de sa vie tranquillement...

Alors... à bientôt...

et n'oubliez pas que, nous, conducteurs, nous sommes responsable de notre vie mais aussi de celle des autres dès que nous sommes au volant de notre véhicule!

 

20 juillet 2006

16 ans, 18 ans.... pendus pour homosexualité en Iran....

Nous avons déjà pu intervenir en la matière pour dénoncer le fait que plusieurs pays condamnent encore aujourd'hui l'homosexualité. D'ailleurs, ne nous réjouissons pas trop vite d'un orgueuil déplacé car la France n'a dépénalisé les rapports homosexuels que tardivement... http://fxrd.blogspirit.com/archive/2005/07/01/la-france-e... ... sans parler de l'absence d'égalité entre hétérosexuels et homosexuels, et de l'homophobie.

Comme le rappelle Titem, l'homosexualité est passible de la peine de mort : Arabie Saoudite (décapitation au sabre), Afghanistan, Mauritanie, Soudan, Nigeria (lapidation), Yémen, Pakistan, Émirats Arabes Unis. Sans compter d'autres Etats (majoritairement en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie) où cela est passible de prison, et les assassinats...

En matière d'homosexualité, la position du Vatican est aussi très largement critiquable...

Tous ces petits rappels pour introduire un triste anniversaire, celle de la pendaison de mineurs iraniens pour leur homosexualité... Le 19 juillet a été choisi comme  Journée internationale de solidarité avec les Lesbiennes Gais Bi et Trans d'Iran.  En juillet 2005, ces deux adolescents Mahmoud et Ayaz âgés alors de 16 et 18 ans étaient pendus sur la place publique... L'Iran a prononcé une peine de mort pour homosexualité! De plus, en violation du Pacte International relatif aux droits civils et politiques et à la Convention des droits de l'enfant, elle a exécuté des mineurs!

Car cette information n'a pas été assez relayée.... car aucun pays ne s'est ému de cette horreur....

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13 mai 2006

Peut-on encore parler de sécurité - insécurité??? FAITS DIVERS si banal!

Les faits se sont passés aujourd'hui....

13h00 dans une zone commerciale d'une grande ville.... en pleine journée, deux individus ont cassé plusieurs voitures en pleine zone commerciale d'une grande ville, avant de prendre la fuite dans une grosse berline volée. Ils casseront par la suite une voiture sur une aire de repos, toujours en pleine journée.... Par la suite, des témoins les ont vu jeter les affaires qui ne les intéressaient pas! Ils prendront la fuite tranquillement pour rentrer dans leur quartier.

Rappelons tout de même que les faits se passent un SAMEDI après-midi, EN PLEINE JOURNEE!!!

Ce fait divers si banal..... presque heureux puisque personne n'a été blessée, rappelons que d'autres meurent pour un baladeur mp3.....

Et poutant, ce fait divers est très révélateur de la situation actuelle. Notons simplement que le simple vol est puni de 3 ans d'emprisonnement et de 45 000 Euros d'amende (art. 311-1 et suivants du Code Pénal). Néanmoins, malgré cette incrimination, les malfaiteurs passent à l'action dans de telles conditions, sans se sentir inquiétés. 

Un des buts du droit pénal (outre la répression) est la prévention. Un calcul simple, entre le gain et le risque, devrait normalement décourager les individus de passer à l'action.  Or, aujourd'hui, les délinquants ne semblent pas inquiétés!

Il ne fait plus aucun doute que les institutions de la police et de la justice connaissent une crise. D'ailleurs, la surmédiatisation de leurs dysfonctionnements n'aident pas à promouvoir leur respect. Je lisais hier l'ouvrage du professeur DELMAS MARTY "Pour un droit commun" (Edition Seuil) : dans un passage de son ouvrage elle observe que la mise en scène judiciaire (toute la théatralité autour de la procédure pénale et du procès) disparait au profit de procédure rapide  à l'image de la comparution immédiate. Elle souligne aussi que la mise en scène médiatique prend en partie le relais (p: 30-31).  Or, cette mise en scène faisait partie du mécanisme de prévention. Je me pose alors la question de savoir comment est perçue la justice? Le défaut de théatralisation, la multiplication des critiques envers une justice expresse, les déstabilisations par la médiatisation de certaines affaires marquant les dysfonctionnements des institutions, la surpopulation carcérale, la non-application des peines prononcées.... tous ces exemples participent à affaiblir le respect de la loi pénale.

Peut-on encore parler de concept de sécurité et d'insécurité, ou ne doit-on pas se résigner à un état de fait?

03 mai 2006

La politique française actuelle : voici un véritable programme de télé-réalité !

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Les débats et actions suscités par la loi sur l’égalité des chances (notamment le CPE) cèdent leurs places aujourd’hui à ce que l’on appelle l’affaire Clearstream. Il semblerait que des instructions furent données pour enquêter sur des comptes bancaires d’après une liste envoyée par un Corbeau. Or, des personnalités politiques dont Nicolas Sarkozy et Dominique Strass-Khan apparaissent sur cette liste. La demande d’enquête serait venu de Dominique De Villepin.

Annonces, démentis…. Ce que l’on peut actuellement dire, c’est que la justice s’est saisie de l’affaire et une instruction est en cours, ayant déjà donnée lieu à des perquisitions telles que celles du Ministère de la Défense. Or, il n’apparaît pour l’instant que très peu d’éléments et beaucoup de vide. N’oublions pas d’ailleurs que cette affaire débute sur des informations envoyées par un Corbeau !

Pour résumer : l’enquête suit son cours, et aucun véritable élément tangible n’a encore été évoqué…

Cependant, on parle déjà de scandales, de watergate, de machination….. Le PS et le PC réclament une démission : celle du Premier Ministre. Je suis assez choqué par l’attitude de la gauche, qui n’a pas attendu beaucoup d’éléments d’information pour crier au scandale (depuis déjà de nombreux jours alors que l’on ne connaissait encore rien du dossier)…. En se fondant sur une rumeur ou des suppositions, ils ont immédiatement condamné Dominique De Villepin. Ils me semblaient qu’ils étaient plus respectueux de certains principes, du moins qu’ils aimaient arguer le respect de la présomption d’innocence et le respect de la justice. Dans le cas inverse, ils auraient hurler au lynchage ! De plus, ils expliquent que Dominique De Villepin aurait menti aux français. J’ai envie d’être mesquin : leur chef spirituel François Mitterand, alors Président de la République, n’aurait-il pas menti à de multiples reprises aux français ? ne serait-ce que sur sa santé (avec utilisation de faux…). Je voudrai aussi critiquer l’attitude de François Bayrou qui s’est engouffré dans la même direction. Nicolas Sarkosy demande que toute la lumière soit faite peu importe les conséquences.

Après les gouffres qu’a connu la justice, les débords politiques de ces derniers mois, tout est bon pour déclencher une crise politique dans notre pays. Le plus choquant, c’est que le politique monte au créneau alors que je pense qu’il est important de le signaler : la justice enquête, et les portes sont ouvertes aux juges (situation qui n’a pas été le cas dans les nombreuses affaires incriminant des politiques !!!).

Ce qui est le plus marrant, c’est l’attitude de nos députés dans l’hémicycle. Cette affaire illustre très bien la comparaison que je tend à faire avec la télé-réalité. Sur de simples rumeurs, les attaques verbales se sont multipliées… Aux demandes de François Hollande d’une démission, Dominique De Villepin lui rétorquent son manque de maturité !!! Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion d’aller assister aux Questions du Gouvernement dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale… J’ai eu l’occasion d’y assister. Deux particularités à faire remarquer : d’une part, l’hémicycle est nettement plus petit que le laisse penser la retransmission à la télévision ; d’autre part, on ne se rend pas compte non plus à la télévision du bruit : cris, interjections, interpellations, ainsi que le bruit des pupitres qui claquent (chaque député a une place attribuée avec un petit pupitre où il peut ranger quelques affaires). On ne peut pas dire que cette attitude soit une attitude que l’on attend de nos représentants. Ces derniers jours, ce n’est pas de la politique mais on assiste à de véritables querelles sans intérêt, où seuls les intérêts des français ne sont pas pris en compte (et certainement pas par le PS qui voient une nouvelle occasion de prendre une position de force)…

Arrêtez donc de regarder des fausses télé-réalités arrangées telles que La Ferme, Je suis une célébrité Sortez moi de là…. La vraie télé-réalité se joue dans la vie politique française !

26 avril 2006

SEDECO SErvice DEpot COpieur: les étudiants pris en otage par cette délégation de service

Cette note me permet de critiquer l'attitude de SEDECO ainsi que de donner un conseil aux étudiants.

Chaque étudiant qui utilise régulièrement les photocopieurs des bibliothèques universitaires savent de quoi je parle: les tarifs sont exorbitants. La photocopie revient parfois 3 voire 4 fois plus cher que chez un copieur. Vous me direz: "tu n'as qu'à pas les utiliser et aller les faire chez le copieur". Et bien, c'est bien ce que je fais dès que j'en ai l'occasion. Malheureusement, l'ensemble des revues juridiques ainsi que certaines publications ne peuvent pas être empruntées. Les photocopies doivent donc être faites sur place: avec obligation d'utiliser les copieurs gérés par SEDECO. Donc, je conseille aux étudiants qui ont la possibilité de faire leur photocopie chez un copieur de le faire: les tarifs seront moins élevés; de plus, si vous avez un problème, il pourra être réglé de suite car en bibliothèque, on vous renvoie toujours à l'entreprise SEDECO, la bibliothèque se déchargeant de toute responsabilité.

Je m'interroge cependant sur POURQUOI des tarifs aussi élevés? Comment un petit copieur d'une vingtaine de photocopieurs peut se permettre d'afficher des tarifs nettement plus attrayants que SEDECO qui possède le marché des copieurs des bibliothèques universitaires, des bibliothèques municipales, des médiathèques, des facultés et des instituts d'études politiques.... ce qui doit représenté plusieurs milliers de photocopieurs. Je trouve anormal qu'une entreprise du fait de sa situation prédominante impose des tarifs qui apparaissent TROP élevés. Selon moi, ce service proposé essentiellement aux étudiants sans réel revenu est anormal.

Je serais aussi curieux de savoir quel bénéfice retire les bibliothèques de la gestion de ces photocopieurs, puisqu'il ne fait aucun doute que des recettes sont dégagées.

Cela fait plusieurs années que je trouve ceci anormal. Mais comme tout le monde le sait, lorsqu'une entreprise sous-traite pour l'Etat... les tarifs sont généralement revus à la hausse. Nous dirons que cela est rentré dans les moeurs! Cependant, j'ai décidé de critiquer après mon passage dans une bibliothèque aujourd'hui. Je faisais mes photocopies de revues spécialisées, lorsque plus de papiers. J'utilisais le bac de papier 2 permettant en fait de transformer un A3 en A4 soit de faire la copie de 2 pages en une seule copie. Malheureusement, je dus arreter car la bibliothéquaire refusa de remettre du papier dans ce bac car soit-diasant les copieurs de la bibliothèque n'étaient pas programmés pour cette fonction. Je lui dis donc que j'en ai deja fait: elle me répond que le technicien SEDECO leur a dis de ne pas utiliser cette fonction car cela dérègle l'appareil!!! Résultat: on paye plus cher sans pouvoir utiliser l'ensemble des fonctions du copieurs? Je ne suis pas vraiment sur que le copieur puisse se voir programmer ou déprogrammer des fonctions.... quoiqu'il en soit, il semblait préférable et plus rentable que je continue mes photocopies page par page: deux fois plus rentable!

Nous sommes malheureusement obligé de subir cette situation.........

Mais cette situation n'est pas un cas isolée: dans un autre domaine, la délégation du service des eaux pose aussi de gros problèmes de facturation souvent soumis à critiques. On s'aperçoit qu'une ville qui délègue le service des eaux connait alors des tarifs nettement plus élévé... certaines communes récupèrent parfois leur marché....

04 avril 2006

Insultés de "sales Boches" par des collégiens français...

Je dois vous avouer avoir été choqué à la lecture de cette information: des correspondants collégiens allemands ont subi des agressions et des insultes alors qu'ils étaient en France dans le cadre d'échanges pédagogiques. Les évènements se sont passés dans des collèges de la Seine-Saint-Denis (Collège Jean-Jacques Rousseau du Pré-Saint-Gervais et le collège Jorissen à Drancy). Plusieurs collégiens ont réservé un accueil particulier à ces jeunes allemands: saluts nazis, insultes ("sales Boches"), jets de pierres.

Le recteur Bernard Saint-Girons a qualifié ces faits de "graves" qui suscitent "la tristesse et l'indignation" devant être condamnés avec une grande fermeté. Les élèves identifiés ont été exclus temporairement. Une plainte a été déposée par la principale du collège de Drancy où se sont passés les jets de pierre.

Selon le rectorat, ces actes n'auraient pas été motivés par la nationalité des victimes mais par une hostilité envers des étrangers à l'établissement, dictée peut-être par des sentiments xénophobes.

Après la crise des banlieues et la volonté d'expliquer les discriminations subies, ces actes amènent à se poser différentes questions:

- il semblerait que l'étranger "au quartier" ne soit pas le bienvenue, même dans un cas d'échanges pédagogiques avec des adolescents étrangers. Ces évènements apparaissent alors en contradiction avec la volonté d'affirmer le renfermement imposé aux quartiers difficiles par l'extérieur. De tels évènements poussent à penser que les quartiers connaissent malheureusement une véritable spirale d'un renfermement sur eux-mêmes attisée par une minorité des habitants souvent jeunes.

- il ne fait pas de doute que ces évènements sont graves. D'ailleurs, on peut être soulagé que les jeunes allemands n'aient pas été bléssés. Ces actes ont été commis par de jeunes adolescents. Le débat sur la réforme de l'ordonnance de 1945 devient alors sous-jacent.

- après les évènements de la crise des banlieues, des débordements lors des manifestations contre le CPE, ces évènements de xénophobie envers des étrangers placent de nouveau la France dans une situation de pays en crise, où les voyageurs, touristes et même étudiants étrangers ne sont plus en sécurité. C'est l'image même de la France qui est atteinte.

Je voudrais simplement adressé des excuses aux jeunes allemands ayant subis de telles brimades sans aucune raison. Il est nécessaire de rappeler que ces quelques évènements qui sont le fait de quelques individus, portent préjudices à notre Pays, notre Nation et nos Valeurs.

 

11 février 2006

Quelques éléments d'actualité

Invitation du Hamas par la Russie :

Le Hamas, considéré comme une organisation terroriste, est donc arrivé au pouvoir en Palestine. L’annonce de cette nouvelle composante du pouvoir en Palestine inquiète la Communauté Internationale, mettant largement en péril le processus de paix fragile avec Israël.

Concernant la proposition de la Russie, rapidement acceptée par les chefs du Hamas ; je suis étonné par cette position de la Russie. Deux observations me sont venues immédiatement à l’esprit :

la volonté de la Russie de jouer la pression vis-à-vis de son siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU.

ce rapprochement des terroristes alors que sous couvert de la lutte contre ce même fléau, la Russie envahie la Tchétchénie et décime des populations.

 

Caricatures de Mahomet :

On peut maintenant souligner les dérives de cette affaire. On assiste à de véritables récupérations politiques de nombreux Etats et de nombreux chefs politiques. De plus, on peut rappeler les violations au droit international par l’attaque des représentations diplomatiques : la représentation française à Téhéran à elle-aussi subie des attaques par une foule criant "abat la France". On peut aussi être horrifié par les appels à la mort des auteurs des caricatures ou contre des danois ou norvégiens !

Altermondialistes contre un symbole universel :

Je dois avoué avoir aussi été choqué en apprenant que des altermondialistes et des écologiques ont tenté d’éteindre la flamme olympique. Au-dessus du sport, les jeux olympiques et cette flamme représentent la paix et l’humanité. Je ne pense pas que les projets de TGV entre Paris et Turin, ou d’autres dénonciations du même type, justifient un tel acte : s’attaquer à ce symbole universel.

 

18 janvier 2006

Révocation d'un proviseur homosexuel et blogueur

Il semble que l'information se diffuse comme une traînée de poudre.....

Averti par un commentaire, j'ai surfé sur différents blogs et nombreux reprennent l'information.

Un proviseur homosexuel a été révoqué car il animait un blog sous le pseudo de Garfield, parlant tant de sa fonction que de mode vestimentaire. On lui reprocherait des débordements pornographiques sur son blog, ce qui semble largement démenti (cela correspondrait en fait aux commentaires posés et de fait aux liens de recherche). Notons que malgré la fermeture du blog, des archives existent ici et là.

Un post original a été posé par Eolas dont voici le lien: http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2006/01/18/...

Voir aussi par exemple pour le récit de l'affaire: http://fr.news.yahoo.com/16012006/202/revocation-d-un-pro...

Alors que l'Education Nationale doit faire face aux critiques récentes du fait de sa non-action face aux menaces reçues par l'enseignante agréssée (malgré le rapport de l'inspection générale indiquant qu'aucune faute n'a été commise, plusieurs dénoncent le mutisme de coutume de l'Education Nationale  en la matière), il apparaît que la sanction infligée à ce proviseur soit démesurée. Entre démesure et inaction, les conséquences restent dramatiques.

L'affaire reprise dans les médias et sur de très nombreux blogs risque de prendre rapidement une tournure politique.

Atteinte à la liberté d'expression, amalgame entre homosexualité et pornographie........

A suivre....

Je voudrais simplement faire remarquer une petite chose au passage: "Ce sont des enseignants de l'établissement, qui, à la recherche de blogs d'élèves critiquant leurs professeurs, sont tombés sur celui de leur proviseur et ont prévenu leur hiérarchie, a précisé le ministère"... je mets juste en garde élèves et étudiants pour éviter une chute de leurs notes...

 

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