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PARUTION 2020 - La santé des personnes vulnérables

Si la santé est un droit fondamental, tout le monde n’y accède pas de manière égale. La nécessité de cet accès s’inscrit largement dans les politiques publiques de lutte contre l’exclusion, la précarité ou l’isolement. Cependant, l’inégalité de l’accès à la santé s’avère plus délicate s’agissant des personnes vulnérables. Un accompagnement accru devient nécessaire, particulièrement lors de la prise de décisions portant sur leur santé.


L’intitulé de cet ouvrage s’appuie sur deux notions fondamentales, « santé » et « vulnérabilité », qui fondent les regards croisés des auteurs. La confrontation de ces deux termes aux définitions complexes – la santé avec ces aspects individuels et collectifs, et la vulnérabilité avec son caractère polymorphe – soulève de nombreuses problématiques dans des domaines très divers : consentement de l’enfant ou de l’adulte protégé, accès aux soins des étrangers ou des personnes détenues, vaccination, santé sexuelle, usage des drogues, etc.


Pour répondre à ces différentes questions, le présent ouvrage rassemble les contributions rédigées par les étudiants de la promotion 2017-2018 du Master 2 « Droit des personnes vulnérables », sous la direction d’enseignants de la Faculté. L’ouvrage est également enrichi par les nombreux articles de spécialistes du sujet.

Commentaires

  • Bonjour,
    la notion de vulnérabilité est à distinguer absolument de celle de vulnérabilisation , notion qui n'existe pas, notion qui fait l'objet d'un total déni, dont elle est le produit .
    Ce déni qui en cache( ou est caché par ) un autre est un PREMIER facteur de la VULNERABILISATION :
    on ne nait pas sdf, on y est acculé, en revanche, on nait enfant,on n'est pas sensé le rester, on est sensé théoriquement en sortir,à un certain âge fluctuant selon les lois, or on peut rester bloqué dans une enfance PAS ou mal vécue, et ce toute une vie, si on a été vulnérablisé-e.
    De même , quand on nait fille , on n'est pas sensé le rester,mais on ne devient pas femme pour autant,et ENCORE MOINS si on a été vulnérabilisée en tant qu'enfant, porte ouverte à la re-vulnérabilisation sans limites...d'autant qu'on est d'emblée déjà vulnérabilisée parce que de sexe féminin et niée globalement pour cela puisque non prise en compte pour cette catégorie pourtant évidente dans la construction identitaire.
    Ce déni concerne un TRES grand nombre d'enfants ET de femmes vulnérabILISé-e-s qui n'ont pas eu accès au parcours de vie lisse et ordinaire qu'ielles pouvaient escompter , compte tenu des efforts démesurés pour lisser leurs vies , (études accomplies ,combats menés, motivations mises en oeuvre)

    Je vous laisse le soin de réfléchir aux conséquences, si vous n'êtes pas opposé-e à une refondation de l'éthique , vue cette fois au prisme des vécus des enfants et des femmes.

  • Bonjour,
    Pour répondre à vos indications, je vous précise qu'il est déjà fait une distinction - qui prend en compte vos précisions - qui a été établie depuis longtemps (y compris dans le rapport de la Cour de cassation de 2009) entre vulnérabilité intrinsèque et vulnérabilité conjoncturelle.
    Cette distinction permet de mieux appréhender la situation des femmes...
    Les réflexions doivent se poursuivre sur cette question importante de la vulnérabilité des personnes (entre autres).
    Bonne journée,

  • Bonjour,
    Merci pour votre réponse.
    La reconnaissance de l'incidence d'une conjoncture que l'on opposerait à une dimension intrinsèque de la vulnérabilité d'une personne ne me semble pas beaucoup faire avancer la question.

    Car la question est bel et bien celle de se demander pourquoi et par qui advient cette vulnérabilisation . Viennent seulement après coup, les autres questions , sur le quand, comment, et dans quelle conjoncture, ne pensez-vous pas?

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