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26 octobre 2005

Projet de loi antiterroriste

M. Nicolas SARKOZY présentera son projet demain en Conseil des Ministres, avec un peu de retard puisque sa présentation était programmée pour le 19 octobre. Cependant, le texte sera débattu en urgence à l'Assemblée Nationale, dès le 22 novembre selon Henri CUQ, ministre des relations avec le Parlement.

Le projet prévoit:

- le développement de la vidéosurveillance (gares, métro, banques, lieux de culte...)

- allongement de la durée de conservation des connexions par téléphones portables et par internet (cybercafé)

- surveillance des déplacements nombreux à l'étranger

- allongement de la durée des peines d'emprisonnement

- gel des avoirs par une procédure plus rapide

- accès par les policiers, dans un cadre administratif, à des fichiers (immatriculations, permis de conduire....)

 

Compte tenu de la menace qui pèse sur la France et de notre passé en la matière, je pense que les français doivent être favorables envers de telles mesures. Cependant, il ne fait pas de doute que ces mesures peuvent être très attentatoires aux libertés individuelles si elles sont détournées de leur seule vocation, la lutte contre le terrorisme. Il sera nécessaire de surveiller la mise en place de ce dispositif et rester attentif à sa bonne application.

 

12 juillet 2005

Non à tous les extrêmes!

Sans vouloir m'acharner sur le monde politique, il m'apparaissait important de vous faire partager ce coup de gueule. J'ai décidé de vous le faire partager après une intervention de Mme Arlette LAGUILLER dans l'émission "Tout le monde en parle" présentée par Thierry ARDISSON (rediffusion de moments de l'émission, le samedi 9 juillet 2005).

 Je voudrais vous faire part de mon étonnement envers une position typique au niveau de la politique depuis quelques années. Il est de coutume de "combattre les extrêmistes". Cependant, on en tolère jusque dans l'hémicycle!

Selon les médias et la majorité des politiques, il faut avoir peur des partis extrémistes car ils sont dangereux pour la démocratie et la société. Le face à face CHIRAC - LE PEN lors des élections présidentielles d'avril 2002 ont été un électrochoc. Pour la première fois sous la Vème République, un parti politique extrémiste est au second tour des éléctions présidentielles. L'extrême droite se révèle être un réel danger. Il n'est plus le petit parti au score ne dépassant pas la barre des 5%. L'extême droite est devenue un parti pouvant rallier un grand nombre d'électeurs. Certes, nombre d'analystes ont vu dans ce vote la volonté des citoyens de clamer son mécontentement contre les autres partis politiques. Avons nous tiré les conclusions de ce vote?

Je souhaite développer deux idées:

La première idée porte sur le Front National. Il est certain qu'un parti politique dont on connait les dérapages est un danger pour la démocratie. Pourtant, il me semble qu'il faut arrêter de minimiser la situation en France. Les citoyens ont exprimé leur désarroi. 16,85% pour le Front National au premier tour avec 16 candidats en liste, 17,79% encore au second tour. On ne peut pas parler de simple erreur ou contestation. Le Front National devient un parti réunissant beaucoup de citoyens. Or, dans l'hémicycle, le Front National n'est pas représenté. Il ne peut pas être jugé pour ces actions car il ne peut pas agir politiquement. Il représente une force politique sans l'être. De fait, les citoyens ne peuvent pas juger des compétences d'un tel programme. Il y a alors un réel risque. Le Front National ne peut pas être désavoué puisqu'il ne fait rien. Il est donc de la responsabilité des autres partis politiques d'être compétents pour que les citoyens ne votent pas un parti extrêmiste. Les politiciens connaissent les risques et les possibilités du Front National: ils sont donc responsables et doivent agir pour que les citoyens soient entendus. Les élections présidentielles arrivent à grands pas.... or, le vote négatif a la Constitution Européenne rappelle combien les citoyens français sont mécontents. Il me semble que ce référendum peut aussi être analysé comme un avertissement pour les prochaines élections.

La seconde idée porte sur les extrêmes mais de gauche. Un de mes professeurs de droit à la faculté nous avait proposé une discussion au lendemain des élections d'avril 2002. Ce professeur avait eu une remarque qui me semble très intéressante et de circonstances. Il avait indiqué que l'extrême droite est bien identifiée comme dangereuse mais que l'extrême gauche profite d'une bonne réputation (Ce professeur était  membre d'un parti de gauche ce qui rend son observation plus objective il me semble). Or, cette observation est vraie. D'une part, l'extrême gauche est régulièrement représentée à l'hémicycle alors qu'elle ne représente qu'une infime partie de l'électorat. Comment est-ce possible? Tout simplement, grâce aux  marchandages politiques pour obtenir des communes suite à des associations avec le Parti socialiste. Comment expliquer que l'on crie aux scandales lorsque la droite négocie avec l'extrême droite, et qu'il apparait tout à fait normal que la gauche le fasse avec l'extrême gauche! D'autre part, l'extrême gauche n'est plus diabolisée. Aujourd'hui, on ne la craind plus car elle reste très minoritaire. Pourtant, elle est représentée dans l'hémicycle......   Il est nécessaire de rappeler que les extrémistes sont un danger pour la démocratie.... mais tous les extrêmes!!!

Revenons en fait à ce qui a déclenché ces observations. Lors de cette émission, Arlette LAGUILLER m'a réellement choquée. Je la respectais car elle était une des rares politiques à vivre selon ces convictions (avec son seul salaire sans profiter d'avantages politiques)........ MAIS.....  Elle a caractérisé le président BUSH de meurtrier face à ce qui se passe en Irak. Je ne prend aucune position sur cet évènement car ce n'est pas le but ici. Peu importe son opinion sur Georges BUSH. Ce qui m'a choqué, c'est que lorsqu'elle a parlé de Fidel CASTRO, j'ai eu l'impression qu'elle le défendait ou du moins lui trouvait des circonstances à décharge. Grâce à lui, la santé s'est améliorée à Cuba.... laisssant un peu trop vite le fait que c'est un dictateur qui a permis et ordonné nombreux meurtres. Comment se permettre de qualifier BUSH de meurtrier et de trouver des  qualités à CASTRO!!!! Je vois en cela un dérapage d'un parti extrêmiste qui défend son idéologie et ces partisans en minimisant les faits....

Cette intervention rappelle combien tous les extrêmes sont dangereux..... qu'ils soient de gauche ou de droite......... Il me semble qu'il faut donc adapter la même attitude envers tous!

29 juin 2005

Attitude politicienne!

Ce premier coup de gueule est décerné à la grande majorité de nos politiciens. Depuis que je suis en âge de comprendre et de m'intéresser à la politique, j'ai toujours été surpris par l'attention que prêtent les politiciens à se critiquer.

Sans prendre position pour un parti, "les partis de gauche" critiquent immédiatement une proposition faite par "un parti de droite"; et bien sûr, "les partis de droite" critiquent toutes les propositions faites par "un parti de gauche". Rares sont les sujets qui ont pu, loin d'amener un consensus entre les partis, entraîner un débat et une opposition d'idées. Par exemple, les débats sur la création d'un Pacte de solidarité civile ainsi que récemment les débats sur la Constitution Européenne, ont opposé des membres des mêmes partis. Ces oppositions ont permis un débat général sur le sujet. Sans développer de critiques (positives ou négatives) sur la valeur des débats sur ces deux sujets, ils ont eu au moins le mérite de ne pas se limiter à des positions de partis mais de permettre un réel débat d'idées et d'avis personnelles. A croire que les autres sujets politiques permettent une division entre une position résolument de gauche et une position résolument de droite.

Il me semble que la politique, en général, se limite à une querelle de partis. D'ailleurs, les commentaires des députés en sortie de l'hémicycle se résument souvent dans une critique de l'orateur adverse. Le sujet traité devient presque secondaire, l'intérêt étant de critiquer son adversaire.

Or, il est nécessaire de remarquer que l'arrivée au pouvoir d'une majorité ne transforme que peu les actions politiques concrètes. Au pouvoir, ces actions sont assez similaires. On a souvent reproché à M. Chirac de faire une politique de gauche, et à M. Jospin une politique de droite!

Que dire aussi de l'attitude des représentants du peuple dans l'hémicycle: ceux-ci crient, s'insultent, discutent par petit groupe, lisent le journal ou dorment. Bien évidemment uniquement le mercredi, lorsque la séance est diffusée sur la chaîne nationale. Les autres séances souffrent en général du manque de représentants. A noter d'ailleurs, qu'il a été nécessaire d'installer une pointeuse à l'hémicycle de l'Assemblée Nationale pour "inciter" (ou obliger?) les députés à être présents le mercredi pour la séance des questions au gouvernement retransmise par la télévision!!!

Que dire de politiciens qui préfèrent critiquer le parti adversaire. Malheureusement, outre que le débat est anéanti, les citoyens s'éloignent de la vie politique par lassitude. Poussé à son paroxysme, le risque est une atteinte aux valeurs fondatrices de notre démocratie.

Un coup de gueule est donc adressé aux politiciens pour espérer le retour des débats d'idées et non de débats de partis en vue de la prochaine élection. Un grand merci est adressé cependant aux hommes politiques qui essayent d'élever le débat...