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30 mai 2006

Complément d'enquête: "Grand banditisme: les nouveaux parrains"

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Vous avez peut-être regardé l'émission hier soir sur France 2, Complément d'enquête, consacrée au grand banditisme. L'émission se compose de plusieurs reportages séparés par une discussion entre le présentateur et un invité.

L'émission était très intéressante. Plusieurs reportages montrent des interventions policières et permettent de donner un peu de spectacle. Cependant, l'émission va tout de même plus loin avec des commentaires de voix off assez recherchés, ne s'attachant pas seulement à donner une simple description des images en cours. De plus, les quelques discussions permettent un approfondissement, certes court mais existant, de la matière.

Parmi les reportages:  un reportage sur l'évolution d'un caïd Farid B. (seuls les initiales sont indiquées à la demande d'un proche), le milieu des réseaux au sein des cités à Marseille, l'arrestation du parrain Bernardo Provenzano de la Cosa Nostra en Sicile et la révolte de quelques citoyens contre la pizzo (sorte de taxe prélevée par la mafia sur les commerçants), ou l'interwiew d'anciens braqueurs et mafieux.

Parmi les invités: le journaliste Jérome Pierrat, le scénariste Bibi Nacéri ou le commissaire divisionnaire Jean-François Gayraud.

Points forts de l'émission:

- distingue la "mafia" du crime organisé ou des réseaux de cités;

- met l'accent sur la délinquance ultra-violente actuelle;

Points critiquables de l'émission:

- l'intervention de Bibi Nacéri est assez critiquable, avec une sorte de tentative de sa part de sous-estimer certains actes délinquants. Certes, on veut nous présenter un réseau dangereux, et ce ne sont que des "jeunes" de 25 ans habitants chez les parents ou les petites amies.... mais ils ne sont que trop simplement armé avec de petits pistolets ce qui fait rire Bibi Nacéri.... celui-ci trouvant aussi les schouffs (les guetteurs) exploités en ne gagnant que 200 Euros par jour.... Intervention sans grand intérêt.  

- étonnement de ma part de voir un ancien caïd (dont je ne retrouve plus le nom) roulé en Porsche Cayenne avec une voix off qui dit qu'il vit très bien à Paris grâce à l'argent sale de ces anciens braquages!

Je suis désolé, je n'ai pas trouvé de date de rediffusion. Je l'indiquerai si je la trouve. De plus, pour l'instant, le site de Complément d'enquête n'apporte aucune information sur cette émission. http://info.france2.fr/complement-denquete/emissions/2103...

POUR COMPLETER L'EMMISSION: 

Livres:

 RAUFER Xavier et QUERE Stéphane, "Le crime organisé", Que sais-je?, PUF.

Thierry CRETIN "La mafia", Idées reçues, ed. Le cavalier bleu.

Jérôme Pierrat "La vraie mafia des cités", Impacts.

Gayraud Jean-François "Le monde des mafias", Odile Jacob.

Autres émissions sur la matière: 

Cette émission se trouve être un bon complément aux émissions diffusées sur France 5, C dans l'air, qui ont pu abordé ce thème à différentes reprises: "Marseille les Gangs de Banlieue", "Corleone: le parrain dans la bergerie"...

Sur mon blog:

 http://fxrd.blogspirit.com/archive/2006/04/07/mafia.html

Commentaires

Pour avoire regardé en partie cette émission, j'ai également trouvé la position de Bibi Nacéri fort critiquable. Bien entendu que tous les jeunes de banlieue de sont pas des délinquants : seulement cette délinquance est réelle, et il a vraiment peiné à expliquer les tenants et les aboutissants de cette violence.

Écrit par : Titem | 01 juin 2006

Pourquoi tant de haine en 2006 ?

C'est pas très encourageant pour la suite de cette génération !!!

Il faut un geste fort car je suis sur ce débat reviendra lors des prochaines élections présidentielle...

Bises,
Christophe

Écrit par : christophe BENAZETH-GUILLAMON | 01 juin 2006

je regrette d'avoir raté l'émission,prevenez-moi,s'il vous plait,quand elle repassera.je vous remercie et bonne continuation!

Cyril

Écrit par : Cyril | 01 juin 2006

Bonjour,

L'auteur du reportage sur Farid Berrhama sera bientôt convié devant un Tribunal, ainsi que Monsieur Duquesnes.
Dans cette émission diffusée sur une chaine du service public, Monsieur Grégoire BAR--- se permet de filmer les tombes, d'une manière malsaine, et ce sans autorisation.
Monsieur Duquesnes se permet d'employer des termes injurieux et de parler de piste sanglante ???
Les médias se sont servis de la mort de proche, en profitant d'une faille juridique quant à l'absence de diffamation du corps.
Mais ils répondront bientôt de leur abus de presse, et du mal qu'ils nous ont fait, bien tà vous, je vous indique que les commentaires tenus sur internet sont aussi enregistrés !

http://www.m-r.fr/actualite.php?id=1334
source media ratings.fr
Quand les médias diffament les morts, que se passe-t-il ?
Mis en ligne le 5 mai 2006


La façon dont les médias relatent les faits divers donne parfois lieu à des dérapages.

Le plus souvent, cela est corrigé par certains des protagonistes de ces affaires.

Toutefois, lorsque la victime de calomnies, ou de diffusion d’informations non vérifiées, est une personne décédée, il est plus difficile pour ses ayants droits d’obtenir réparation.


Farid Berrahma a été assassiné le 4 avril 2006 à Marseille et il ne peut donc se défendre contre les atteintes à la présomption d’innocence qui ont été diffusées par de nombreux médias à son encontre.

En effet, même si Farid Berrahma n’était pas « un ange », il n’a jamais été mis en examen pour assassinat ou tentative d’assassinat.

Pourtant, voici quelques exemples extraits de certains médias le concernant :

- Paris-Match du 13 avril 2006 a écrit « On a refroidi le rôtisseur qui avait l’habitude de brûler dans leur voiture les cadavres de ses concurrents » avant d’ajouter « Farid avait une spécialité:le barbecue. Tu descends un rival au volant de sa voiture puis tu mets le feu pour faire disparaître les traces », puis d’impliquer Farid Berrahma dans l'assassinat de Francis Vanverberghe, dit « le belge », en ces termes « il voulait apparaître comme un caïd... Il est revenu à Paris avec une équipe pour liquider le Belge ».

- Libération du 6 avril 2006 a titré « Farid le rôtisseur paie l’addition ».

- Le Monde du 17 avril 2006 attribue à Farid Berrahma l’assassinat de Roch Colombani le 23 mars 2006.

- Le Nouvel Observateur du 20 avril 2006 a annoncé « la fin du rôtisseur » avant de le décrire ainsi : « Son arme, c’est la férocité. Il flingue les concurrents trop audacieux au volant de leur voiture. Il enferme leur cadavre dans le coffre et y met le feu. » Notons que dans cet article, la relaxe de Farid Berrahma est remise en cause par le journaliste.

- Marianne du 15 avril 2006 affirme que sa carrière est jonchée de cadavres


Il est remarquable de constater que les journalistes accusent Farid Berrahma de crimes, alors que la justice ne l'a pas fait.

Interrogés pour savoir pourquoi ils diffusaient ces informations non vérifiées, certains journalistes ont répondu qu’ils ne faisaient que reprendre les informations de la police et s’abritaient derrière le fait que tous les médias avaient eu le même comportement.


La diffamation n'existe pas pour les morts sauf si un média implique un ayant droit.

Il reste toutefois le préjudice moral et le droit à l'image qui peut conduire le média fautif à verser des dommages et intérêts à la famille de la victime.


Selon nos sources, la famille de Farid Berrahma est sur le point d’engager des poursuites judiciaires contre les médias qui ont écrit certains des articles précités.

Nous vous tiendrons informés des développements de ces éventuelles poursuites.

Écrit par : biscotte | 13 juin 2006

Tout d'abord, j'indique pour tout le monde que je ne commets aucune diffamation puisque je ne cite que le nom de la personne en question pour exemple de sujets de l'émission (biensur, je ne me sens pas concerner personnellement par votre commentaire, mais vous faites bien de rappeler que la diffamation est possible par tout monde d'expression... en criant, en écrivant ou en filmant!).

Pour réagir, je ne veux pas être pessimiste mais les critiques ont deja été largement soulevées par la doctrine. D'une part, pour le droit à l'image, il y a cette distinction de personnes en public ou en lieu privé... (ceci pour les atteintes à la personne. J'en parle car il me semble que le problème avec la diffamation est assez similaire). D'autre part, il y a la diffamation notamment dans la presse ou à la télévision....
Dans les deux cas... les peines restent faibles, bien que financièrement elle ont augmenté (amendes)... mais tant qu'elles n'atteindront pas des sommets extravagents comme aux USA... rien de changera. Diffamer une personne ou atteindre à sa vie privée: si le journal ou l'émission gagne 500 000 euros pour la diffusion ... et paye une amende de 10, 20, 30 .. 50 000 voire 100 000 euros... elle reste bénéficiaire... d'où des magasines comme CHOC qui chaque semaine diffuse des peines d'affichage dans son magasine pour expliquer qu'elles ont été condamnés... mais je pense que, le pire, de ce fait les ventes augmentent encore plus!

A bientot...

Écrit par : fxrd | 16 juin 2006

Monsieur

Je vous invite à consulter les dernières jurisprudences Européennes, concernant les abus de presse, Un journaliste est tenu de relater des faits avérés et prouvés, même lorsque les gens sont morts !
Et non pas de colporter une rumeur, et de faire de l'argent sur les cadavres brulants en profitant d'un vide juridique sur la mémoire des morts.

Lors de l'émission Complément d'enquete Grégoire Bardin pour Duquesnes a filmé sans autorisation et du Maire, et des ayants droits de Farid, sa tombe.
Monsieur Dusquesnes a lancé un sujet racoleur, injurieux sans aucun respect pour la présomption d'innoncence tellement facile de taper sur les morts
Hier Dusquesnes c'est s'est bien gardé de diffamer, ou d'injurier ou de porter atteinte à la présomption d'innoncence en parlant de Dominique de Villepin .
Ces deux parralleles m'interessent car ils démontrent l'absence totale de respect pour un homme qui a un passé judiciaire de surcroit mort, et qui a bon dos.

Petite info le passage sur Farid, est n'importe quoi ! Je vous confirme la presse manipule et se sert de mort pour faire les portraits qui les arrangent, vous n'avez pas remarqué qu'on est proche élection ?

Écrit par : biscotte | 20 juin 2006

Je suis d'accord sur le fait qu'il n'est pas normal de diffamer une personne. Concernant Farid Berrhama; je ne connais pas suffisamment l'affaire pour pouvoir avoir un jugement.
Quoiqu'il en soit, je pense que l'on diffame autant les personnes décédées que vivantes.... et le poid de la presse et des images n'empêchera pas un changement de sitot malheureusement!

Écrit par : fxrd | 21 juin 2006

Monsieur,

Un journaliste a une obligation d'écrire la vérité, et de prouver ses dires sur des preuves factuelles et non pas des ragots ou des révélations
Nous sommes dans un pays où la présomption d'innocence exite et pour les morts et pour les vivants
Il me semble lâche de la part de certains, de vouloir profiter d'une faille juridique quant au respect de la mémoire des morts.
J'ai eu des journalistes en ligne qui ont tenté de me faire cupabiliser parce que Farid était un marginal, cela ne leur donne d'aucune manière le droit de le salir, et d'inventer ou de faire des procés qui n'ont jamais eu lieu
D'inventer un terme injurieux qui n'est jamais paru dans la presse avant sa mort
Il a des enfants et une famille qui reste
L'article qui a fait le plus de mal est celui de Jacques Fo--rou "le retour de la mafia corse", ce journaliste au Monde, qui est dépeint dans cet article comme un indicateur des terroristes corses, et comme complice dans la fuite de plusieurs nationaux corses
http://www.investigateur.info/affaires/corse/articles/article_face_cachee.html
Devra venir apporter des preuves FACTUELLES de ces écrits, quant au Ba---in et co, même obligation,
bardin qui trouve un concombre masqué qui dit quasi mot pour mot un commentaire de ploquin à la fin du livre, parrains et caids (ba--in et pl--uin ont bossé ensemble chez marianne)
grégoire b---in est revenu 3 semaines plus tard son reportage filmer sans autorisation du Maire de Vitrolles des tombes, sans autorisation des ayants droits, et ce dans une concession, il pensait se servir de ruchs antérieures pour manipuler, sans savoir que nous avions dater son passage par un détail prouvé par une facture
L'émission complément d enquete suivante parlez de l'affaire l'affaire Clearstream, Dusquesnes a fait en sorte d'être très prudent, il ne s'est pas permis donner un surnom injurieux à Villepin ou d'affirmer des faits non prouvés ou non avérés suite à un jugement, je reste perplexe devant une telle lâcheté !


Nous verrons si le législateur confond liberté d'expression, et abus de pouvoir , lâcheté quand il y a une faille que la Cour Européenne des droits de l'homme a rectifié par une jurisprudence!
Si je suis journaliste ai je le droit d'écrire ce qui me chante comme un certain Gregory Pey--vin journaliste à Paris Match qui impute même la mort du belge à Farid ?
Nous verrons
Pour votre gouverne vous n'êtes pas autorisé à diffusé notre nom par les ayants droits de Farid.B je vous suggére d'oter ce nom de famille bien à vous...

Écrit par : biscotte | 12 août 2006

Je suis toujours d'accord sur le fait qu'il faut respecter chacun, et ne pas diffamer...
Mais "pour votre gouverne" à vous, mon sujet ne traite pas de Farid B. mais de l'émission "Complément d'enquête". J'indique que l'émission a proposé un reportage sur cette personne. Je ne vois pas en quoi il me faut une autorisation pour utiliser ce nom! Ne voyez-pas de la diffamation et des atteintes partout.
Je vous signale aussi que vous avez à travers vos 3 messages lancé le débat concernant cette affaire, et élargi le débat concernant Farid B., en utilisant largement ce nom... Pour rappel, mon commentaire de base indiquait: " Parmi les reportages: un reportage sur l'évolution d'un caïd Farid B....." en ne citant que l'émission... sur quoi s'intéressait mon article, ne faisant qu'une simple référence à un reportage!!!!
Bien à vous....

Écrit par : fxrd | 13 août 2006

J'ai lancé le commentaire de base ? désolée Monsieur, c'est en listant les sujets qui parle DE MON NOM pour l'Avocat que je suis tombée sur votre site, dont j'ai fais une copie écran, le fait d'être impliqué dans un fait divers ne donne pas le droit d'utiliser un nom à toute les sauces, le sujet de Dusquesne ne portait pas seulement sur lui !
Il y a eu 5 morts, en 3 jours bizarre qu'on se ruent sur un seul nom, qui était ce Roch Colombani ? un gentil représantant mort dans la fleur de l'âge ? pas une photo de ce type, qualifié de bon voyou ou de menu fretin
mais on rêve là !

Les charognards la boucle et ils ne sont plus bavards quand il s'agit de nom d'origine magrébine ?
Ils pensent que la loi ne s'appliquent pas pour tous ? promis nous en reparleront
Vous êtes mal tombés...
Si vous pouviez remplacer le nom par des initiales se seraient sympa pour ceux qui restent et qui se sont portés partie civile pour le préjudice apporté par l'utilisation, d'un nom
merci....
copie écran le 14/08/2006 à 01h55

Écrit par : biscotte | 14 août 2006

Je ne vois pas pourquoi vous indiquez "copie écran". Pouvez vous m'expliquer cette anotation?

Je vous réexplique ce que je voulais vous faire comprendre car vous ne m'avez pas compris.
Mon sujet porte sur l'émission diffusée où je relate simplement les différents sujets qui ont été diffusés. Je me permets d'ailleurs de critiquer deux choses de l'émission mais sans aucun rapport avec votre nom. Mon commentaire ne serait pas complet si je ne donnais pas la référence d'un des quelques reportages qui ont intéressé la majeur partie de l'émission.

Je vous indique que vous avez lancé le sujet car en soit, je ne parle pas du tout de Farid B., seulement pour dire qu'un sujet de l'émission traite de cet individu; que je ne connais d'ailleurs aucunement. En soit, mon commentaire n'attire aucunement l'attention sur cette personne. Vous avez vous-même indiqué que vous aviez lancé une procédure judicaire dans les commentaires.

Je ne comprends toujours pas ce que vous reprocher à mon commentaire. Quoiqu'il en soit, par politesse, et uniquement par politesse et puisque vous me le demandez, je remplace dans mon commentaire d'origine le nom par les initiales. Cependant, demandez à votre avocat concernant mon commentaire, je ne diffame aucunement personne, et je suis tout à fait en droit de décrire une émission puisque je ne donne aucun avis personnel, ne diffame personne, mais ne fait qu'un descriptif de l'émission.

Il semble que vous vouliez utiliser les écrits de cette page par cette "copie écran". Je vous répondrais simplement: Combattez les bonnes personnes.

Écrit par : fxrd | 14 août 2006

Je voudrais vous demander une chose, et ce, par curiosité.
En tapant le nom Farid B., on découvre de nombreuses réponses sur Google. Avez vous contacter les nombreux sites ayant écrits un article, d'autant que certains articles ne parlent que de cet individu (je vous rappelle que je ne cite que le nom). Par exemple, je pense à: Le Figaro, TF1-LCI, RMC (où je n'ai pas vu de commentaire de votre part malgré la possibilité), Libération, RTL, Le Monde, Le Nouvel Observateur, Europe 1, WCorsica, France Info, La Croix.... je m'étonnes encore que vous vous attachiez à mon blog qui ne s'intéresse que très lointainement à votre nom; surtout en comparaison aux nombreuses références que je vous cites.

Bonne continuation.

Écrit par : fxrd | 14 août 2006

J'ai contacté certains sites comme l'encyclopédie en ligne qui a oté ce nom, quant au Figaro, je pense qu'il fait partie des médias assignés
Les sites que vous référencés, vont servir de substance à l'Avocat pour montrer comment les médias ont fait passé le message dans l'opinion public, tous les commentaires sont enregistrés.

Vous savez nous sommes ayants droits, et nous pensons surtout à ses deux enfants, faire de l'argent sur le dos d'un mort en profitant d'une faille juridique et en faisant de l'argent, est écoeurant !
Sur internet les pages google disparaissent quand il s agit d'articles mais pas quand les écrits sont sur des blogs ou des sites, dont je vous redemande, de noter le nom de Farid par des initiales

Il y a d'ailleurs quelque chose qui m'intrigue, pourquoi est ce à Jacques Foll--rou journaliste au Monde, à qui la police s'est confiée dans cette affaire criminelle ?
Tout en sachant qu'en donnant des détails à ce journaliste déjà mit en cause par certains de ses confrères qui l'ont accusé d'être complice de la fuite d'Yvan Colonna et de nationaux corses (voir l'article ci dessous),
http://www.investigateur.info/affaires/corse/articles/article_face_cachee.html

En décrivant deux frères âgés de la quarentaine, d'origine corse marseillaise, et un certain patrick si--nei de son pseudo ou vrai nom, une fois de plus ces gens peuvent se reconnaitre (surtout pour les deux frères )et partir, ou se faire fumer...
Partir sur la mafia corse comme si on voulait nous dire, admirez cette puissance, silence la brise de mer est là

alors qu'il peut s'agir de 3 voyous d'origine corse


Bizarre, le 12 avril 2006 je participai à deux émissions, et un des journalistes avaient déjà eu des détails par la pj, alors pourquoi est ce Jacques Foll--rou qui a lancé ces articles notamment celui du retour de la mafia corse, où il injurie, accuse sans retenue mon proche, et épargne ce roch colombani qui était un voyou ?

Mystére n'est ce pas ?;)
Grégoire B--din qui travaille pour la production Tony C--iti (corse) a survolé ce brave roch colo--ani sans omettre d'accuser et de salir Farid
Ce brave Monsieur qui a eu affaire avec la justice quand il a été accusé de recel.
Il a obtenu une pièce d'un dossier pénal en cours, en bafouant les droits à la présomption d'innocence d'un homme politique
Il l'a échappé belle, puisqu'il y a eu prescription.
Affaire : Georges Tra---ant c/ Grégoire Ba---n, Renaud Re--m de la Baume
Ba--in fait parler un type masqué, bizarre, il lui fait dire exactement ce qui est écrit à la fin du livre de son accolyte de chez Marianne frédéric ploquin, il lui fait dire exactement ce qu'on retrouve sur un gars mort en 2000...

Ce type que j'ai eu en ligne 3 heures m'a semblé très malin, il ose prendre les gens pour des idiots, il filme une silouhette en train de se recueillir à 50 METRES le jour du tournage, et il revient de son propre chef, 3 semaines après sans prévenir personne, ni Avocat, ni ayants droits, ni Maire, , pour filmer une tombe d'une manière malsaine à 5 centimètres, en prétextant que son patron n'était pas content de ce qu'il avait, ben voyons !!!!
Ton statut de journaliste ne te donne pas le droit de te se servir d'un homme décédé pour en faire une icone des caids de cités sanguinaires, et revendeur de drogue par tonnes, quand on traite un sujet, on s'appuie sur des faits avérés et fondés, je connais le casier de Farid, et tu es mal pour le mal que tu as fais à ceux qui restent !

qui te permet de me dire, si Farid peut prouver qu'il avait un travail entre telle et telle année ? Ton métier ne t'autorise pas à jouer les fouilles merde en t'octroyant des fonctions que tu n'as pas !
tu te prends pour qui bardin ? pour un flic, un proc ? un juge, un agent du fisc ?
tu es journaliste, et la vie privée des autres ne te regardes pas,
tu as un devoir et une obligation de vérité, tout comme les historiens, et tu n'as en aucune manière le droit de raconter tes belles histoires à la France entière basée sur des révélations, en te servant de pseudos témoins cachés, qui ne parlaient pas avant par peur,
cher Bardin, dans ce milieu, on a toujours peur car il reste les amis des amis, donc ton argumentation n' est pas crédible, surtout quand ce concombre répéte mot à mot, un commentaire de ton ami ploquin
tu viendras apporter les preuves de tes dires et nous verrons !
si j'écris un livre un jour sur vos méthodes je viendrais déterrer vos cadavres, parce que vous avez une particularité vous les journalistes fouiller dans la vie des autres, salir, faire du sensationnel mais vous detestez qu'on vous rappelle vos casseroles !

Entre nous lancer un sujet sur des pseudos caids de cités, alors qu'un milieu "mafieux politique "perdure dans des régions bien précises, et qu'il y a 218 morts entre 1993 et 2001 dans la région paca, et corse, (je n'ai pas la liste entre 2002 et 2006)c'est se moquer du bon peuple !
http://www.drmcc.org/sommaire.php?tp=2&id=96

Il semble difficile de parler de la forêt, et plus aisé de broder autour de l'arbre quel courage !

Écrit par : biscotte | 14 août 2006

Voic l'article qui parle de Jacques Follourou, il est pertinent, et si l'investigateur et les auteurs du livre de la face cachée du monde (même si ils se sont rétractés)disent vrai, vous admettrez que les vrais voyous d'une mafia bien organisée, sont bien au chaud ...!
L'article de l'investigateur est toujours en ligne 3 ans après donc Jacques Follourou n'a pas eu les arguements juridiques pour se défendre des accusations graves de ce journal !
être complice dans la fuite d'Yvan Colonna et certains nationaux corses présumés impliqués dans des attentats !

Je n'avais pas lu votre commentaire je vous remercie, pour les initiales
J'espère avoir un autre article, quand j'aurai la liste des médias assignés, mais je ne rêve pas le 4eme pouvoir "est une confrérie", ou la contre vérité à du mal à s'exprimer.;)
Ils se cachent derrière leur liberté d'expression, en se servant d'un pouvoir, mais quand ils font n'importe quoi, pas de publicité ni droit de réponse ;)


http://www.investigateur.info/affaires/corse/articles/article_face_cachee.html


La Corse dans "la face cachée du Monde" : un chapitre brouillon
Samedi, 1er mars 2003

L'investigateur présente ici un chapitre de " La face cachée du Monde " de Pierre Péan et de Philippe Cohen. C'est un chapitre traitant de la Corse, l'un de nos sujets de prédilection. Il faut dire tout de suite que nous n'adhérons pas, loin s'en faut, à toutes les données exposées dans ce chapitre. Il était possible de dénoncer les turpitudes des dirigeants du quotidien français sans tomber dans ce délire qui voudrait que Le Monde soit au centre de tous les dérapages français.

Nous pensons que Jean-Marie Colombani et éventuellement Edwy Plenel ont vraisemblablement outrepassé leurs fonctions et ont abusé de leur pouvoir. Nous ne nous sommes jamais gênés pour le dénoncer. Nous pensons que Le Monde fait souvent un journalisme de "pillage ". Nous l'avons aussi dénoncé d'autant plus que nous en avons été les victimes. Mais de là à imaginer un vaste complot anti-français qui serait dirigé par Colombani parce qu'il est corse et serait fils d'un " fasciste " pro mussolinien, de Plenel parce que son père aurait été anti-colonialiste et d'Alain Minc parce qu'il incarnerait en quelque sorte un Juif errant revisité par la plume d'un investigateur vieillissant et un idéologue en panne d'idées, c'est un pas que nous ne franchirons.

Tout cela est en définitive très français. On se bat en des guerres dérisoires alors que le monde est au bord du gouffre. On se contemple le nombril et on mesure son sexe dans une cour d'école pour enfants attardés.

Ce livre est un mauvais coup porté à la cause qu'il prétend défendre. Mal fagoté, bourré de fautes d'orthographes, il donne l'impression d'être un objet indésirable. Il se vendra parce que le bon public qui se fout du monde aime voir les rois et les reines prendre des baffes dans la figure. Mais c'est le même public qui adorera de nouveau l'idole tombée à terre. Or le livre atteindra peut-être les 200.000 exemplaires vendus. Mais le nombre d'erreurs factuelles qu'il comprend (y compris dans le chapitre que nous reproduisons ci-dessous), les raisonnements tirés par les cheveux, feront que demain, l'éditeur et les auteurs paieront très cher leur manque de rigueur.

Pour nous autres Luxembourgeois, il y a quelque bonheur à contempler Le Monde, incarnation même de la prétention française, se faire donner une fessée en public. Mais comme nous le disions précédemment, les adversaires du Monde ne valent guère mieux que Le Monde lui-même. L'inoxydable Canard Enchaîné n'a-t-il pas fait de la rétention d'informations concernant un certain nombre de secrets d'état ?

Il est difficile d'appartenir au pouvoir et de critiquer le pouvoir. Répétons nous : Péan aurait mieux fait de publier son livre seul. Ses sources diverses et variées auraient pu lui permettre d'établir un bilan rigoureux, honnête et inattaquable.

Pour le reste nous remarquons que sur la Corse, les auteurs ont les mêmes sources que nous ou alors nous ont joyeusement pillé sans nous citer. C'est dommage. Cela montre simplement qu'ils ressemblent étrangement à l'objet de tout leur ressentiment.

Un " Monsieur Corse " nommé Le Monde

Le Monde s'est engagé en faveur du " processus de Matignon" sur la Corse. Qui pourrait le lui reprocher? L'histoire du quotidien n'est-elle pas constituée d'engagements de ce type, depuis celui de Beuve-Méry en faveur du neutralisme, puis contre la guerre d'Algérie, jusqu'à la prise de position de Jacques Fauvet en faveur de l'Union de la gauche ? Il ne s'agit donc pas ici de critiquer Le Monde sur une de ses prises de position, mais de montrer comment Jean-Marie Colombani a instrumentalisé le gouvernement sur le dossier corse dans le but de lui imposer des concessions vis-à-vis des mouvements nationalistes ; comment le quotidien s'est érigé en une sorte de "Monsieur Corse officieux, distribuant bons et mauvais points aux différents protagonistes de cette pièce compliquée ; comment, enfin, la position de médiateur qu'il s'est arrogée a progressivement glissé vers celle de porte-parole des nationalistes, allant jusqu'à " expliquer " les crimes et délits auxquels a partie liée cette mouvance politique.

Nous avons choisi de situer le début de ce récit à la Mutualité, à Paris, le 26 janvier 1995. Le lendemain, à Bercy, doit se dérouler une manifestation culturelle intitulée " Parler, chanter, fêter la Corse ". Le journaliste du Monde Philippe-Jean Catinchi ne mégote pas sur les louanges pour annoncer la manifestation: " C'est un pari fou que celui tenté vendredi 26 et samedi 27 janvier par le groupe corse I Muvrini : rassembler à Paris compatriotes et amis de l'île pour partager un message "de fraternité, de tolérance et de justice, d'espoir et de paix" dont l'actualité dément avec obstination l'écho (...). De quoi s'agit-il? (...) De proposer une autre image de l'île, de traiter "sans complaisance et aussi sans a priori" la question corse, de redéfinir l'identité insulaire en forum public [vendredi 26 à la Mutualité] et de prêcher l'exemple [le lendemain au Palais omnisports de Paris-Bercy] par le chant, tradition toujours vivante, avec Petru Guelfucci, A Filetta et I Muvrini. "

Pourquoi tant d'emphase ? Pourquoi un tel enthousiasme à l'annonce d'une manifestation culturelle traitée par la presse quotidienne régionale avec davantage de neutralité ? C'est que le débat à la Mutualité du 26 janvier est animé par Jean-Marie Colombani et Christine Ockrent.

Le lecteur du Monde ignore toutefois la composition de la tribune présidée par ces deux personnalités. Le journaliste a omis de préciser qu'il y a là Jo Peraldi, Charles Pieri, François Santoni, tous responsables de " vitrines légales" elles-mêmes proches d'organisations clandestines, davantage occupées d'ordinaire à faire parler la poudre qu'à favoriser l'expression des sensibilités artistiques de l'île de Beauté. Tous ces responsables se sont d'ailleurs déplacés avec leurs gardes du corps, ce qui indique leur confiance toute relative dans le caractère pacifique de la manifestation culturelle. Dans le compte rendu du Monde, le lecteur n'apprendra pas non plus que le débat " chaleureux" de la Mutualité a débuté par une longue intervention, scandée avec un fort accent corse, venue du fond de la salle et saluant " madame Christine Ockrent, que nous connaissons bien car elle a sa maison chez nous, à Bonifacio ", sans doute manière d'insinuer ironiquement que la star de la télévision s'est acquittée, par sa présence à la tribune, d'un acompte - symbolique ! - sur l'impôt révolutionnaire.

Cinq ans plus tard, dans son livre-plaidoyer pour la Corse, Les Infortunes de la République, le directeur du Monde expliquera les raisons philosophiques qui motivent son indulgence envers le racket perpétré par certains nationalistes: "En Corse, c'est toujours la citoyenneté qui donne droit à la propriété, comme à Rome ; et non l'inverse, comme dans la France du Code civil, ou dans celle, censitaire, de la monarchie de juillet où il suffisait d'être propriétaire pour avoir le droit de concourir à la magistrature. Dans ce droit insulaire, il faut être "adopté" par une tribu corse pour pouvoir construire... Ou, le cas échéant, verser le tribut au FLNC, comme le faisaient aux citoyens romains les étrangers de statut "latin" (le plus favorable) ou "pérégrin" (le moins commode). Dire qu'il faut "rétablir l'état de droit" en Corse est donc impropre. Car c'est méconnaître l'île et ses habitants. La Corse n'a jamais été un pays de non-droit. Elle est même un pays de droit plus ancien, archaïque au sens exact et rigoureux du terme : elle est tout à fait républicaine, au sens où l'était Rome, et son anomie apparente ne provient pas d'une absence de droit, mais du conflit enraciné de plusieurs droits immémoriaux. "

Voilà un raccourci saisissant de la logique du directeur du Monde. Elle nous aide à mieux comprendre la ligne aberrante qu'il va imprimer à son journal. Il faut en effet garder en tête cette rhétorique qui fait fi de la loi et excuse un " droit " fondé sur la seule force armée - au nom duquel des citoyens ont vu leur maison brûler ou ont même trouvé la mort. Indéniablement, elle montre la détermination du directeur du Monde, qui se révèle disposé à légitimer des pratiques criminelles par un archaïsme de bon ton, prêt à voir bafouer ou distordre tous les principes de l'état de droit pour sauvegarder ce qu'il croit être son lien sacré avec la terre corse.
Mais revenons à la Mutualité. Toute la complexité du dossier corse est synthétisée par la présence à la tribune de " nationalistes démocrates " côtoyant les nationalistes tout court et les démocrates " compréhensifs " à l'égard des nationalistes clandestins : sont rassemblées ce jour-là, une fois n'est pas coutume, les vitrines légales et clandestines du nationalisme, ainsi que leurs protecteurs médiatiques...

Des actes, des paroles, des silences, mais surtout des hommes. Tels sont les différents aspects que revêt, à partir de l'accession de Jean-Marie Colombani à la direction du Monde, la couverture éditoriale de la Corse.

Les hommes sont bien entendu essentiels. Pour contrebalancer le travail de correspondants locaux, forcément plus exposés aux pressions de leurs sources, Le Monde utilisait jusque-là les services d'envoyés spéciaux. Dans les années 1980, Danièle Rouard et Philippe Boggio effectuèrent de nombreux reportages sur l'île de Beauté. En 1995, Le Monde dépêche sur place Eric Fottorino. L'hebdomadaire U Ribombu, organe officiel de la Conculta (et à peine officieux du FLNC-Canal historique), la principale tendance du mouvement nationaliste, critique son travail. C'est la dernière fois que l'hebdomadaire nationaliste aura à se plaindre du Monde. Désormais, la couverture éditoriale du quotidien va être " corsisée ". Il ne s'agit pas tant d'" ethniciser " le travail journalistique que d'adopter, pour chaque article, ce qui est supposé être " le point de vue corse ".

Cette " corsisation " passe d'abord par un homme, Michel Codaccioni. Ce journaliste d'une cinquantaine d'années devient une sorte de tour operator, monopolisant la couverture journalistique corse : il est à la fois correspondant du Monde, correspondant de France Inter et de France Info ; et il dirige la rédaction de Radio Corse Frequenza Mora, la radio locale corse du groupe Radio France. Ainsi, s'il le souhaite, il peut faire circuler la même information sur quatre médias différents ! À l'inverse d'Éric Fottorino, Michel Codacccioni a la cote auprès de l'hebdomadaire U Ribombu qui lui rend hommage à l'occasion de sa promotion à la tête de la station Radio Corse Frequenza Mora (RCFM).

En 1998, Michel Codaccioni publie un livre sur l'assassinat du préfet Erignac. Un livre abscons, à la limite de l'incompréhensible. Un livre qui déclenche pourtant une polémique avec Guy Benhamou, journaliste à Libération et spécialiste de la Corse. Il convient de rappeler qu'à ce moment-là, Benhamou est la victime désignée des nationalistes corses, plus précisément de la Conculta, du FLNC Canal historique et de l'hebdomadaire U Ribombu. En mars 1996, son domicile familial a été mitraillé. Quelque temps plus tard, alors qu'il a été placé sous protection policière, on peut lire dans l'hebdomadaire U Ribombu:

" Qui l'eût cru ? Une rafale qui transperce opportunément son bungalow, et voici Guy Benhamou promu martyr de la liberté d'expression ! Au pays de Descartes, il n'en faut pas plus, apparemment, pour transformer un médiocre pisse-copie spécialiste de la désinformation en champion des Droits de l'Homme prétendument menacés. C'est Zola qui doit se retourner dans sa tombe! "

Le même hebdomadaire publie quelques mois plus tard un nouvel article sur Benhamou, qui laisse poindre un antisémitisme évident:

"Qui est, au juste, Guy Benhamou, officiellement pissecopie au torchon Libération ? A priori, rien ne semblait prédestiner ce Juif pied-noir, présenté par ses confrères comme un spécialiste des volcans, à jeter son dévolu sur l'affaire corse au point de devenir le principal désinformateur de la presse hexagonale (...). Tout s'éclaire lorsque l'on apprend que l'infect Benhamou, ancien militant trotskiste, entretient présentement une relation avec la propre cousine d'Alain Orsoni, lequel, dit-on, l'approvisionne en rumeurs et autres fausses informations, mais également en espèces sonnantes et trébuchantes (...). En toute hypothèse, une chose est certaine en dépit des informations du plus infâme des plumitifs de Libé, les rues d'Ajacciu sont infiniment plus sûres pour François San toni que pour lui-même."

Voilà comment les nationalistes peuvent se substituer à la loi pour prononcer un véritable arrêté d'expulsion. Benhamou est définitivement persona non grata sur l'île. Le correspondant du Monde, Michel Codaccioni, trouve sans doute cette mesure justifiée ; en tout cas, toute la thèse de son livre repose sur une idée fixe: Guy Benhamou et Libération, à la différence du reste de la presse, ont fait de la publicité au groupe Sainpieru en publiant ses communiqués relatifs à l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella, le 9 octobre 1997 ; or on sait que les armes qui y furent subtilisées ont servi à l'assassinat du préfet Erignac, le 6 février 1998. Dans son ouvrage, Codaccioni note que Libération a publié à nouveau un communiqué de Sampieru le 21 janvier 1998. À partir de ces informations totalement imaginaires (Libération n'a jamais reproduit de communique du groupe Sampieru avant l'assassinat du préfet Erignac), Codaccioni construit un roman policier dans lequel Benhamou et Libération deviennent les complices " objectifs " du meurtre du préfet ! En réalité, le correspondant du Monde ne fait là que populariser la thèse du FLNC-Canal historique selon laquelle, comme on l'a vu, Guy Benhamou serait au service d'Alain Orsoni, chef du MPA. On mesure la gravité de cette accusation qui fait de Benhamou, étiqueté MPA, une cible évidente pour le FLNC-Canal historique, en pleine guerre entre groupes armés clandestins.

La réaction de Guy Benhamou ne se fait pas attendre. Malgré la tentative de Jean-Marie Colombani de " négocier " avec Serge July une réaction plus discrète, Libération publie le 29 juin 1998 un article terrible pour la déontologie de Codaccioni. Une plainte est déposée en référé. Michel Codaccioni est condamné à un mois de prison avec sursis. Son livre sera réimprimé sans le passage incriminé. Il doit s'excuser piteusement de sa bévue dans une lettre à Serge July, directeur de Libération " Je veux, donc, vous dire mes regrets et excuses ; excuses à toute la rédaction de Libération ; excuses à vous Serge July; et excuses, bien sûr, à Guy Benhamou dont je sais qu'il a fait l'objet de menaces, et pour lequel j'ai une pensée toute particulière. " Le 3 juillet 1998, Le Monde publie un entrefilet sans commentaire sur cette affaire. Mieux vaut, en effet, ne pas trop insister. Mais la signature de Codaccioni continuera d'apparaître dans le quotidien : après tout, ses journalistes ne sont-ils pas libres de publier ce qu'ils veulent?

Il convient néanmoins de distinguer les torchons des serviettes. Désormais, la couverture éditoriale de la Corse ressemble à un mille-feuille. La couche noble, " éditoriale", revient à Jean-Louis Andreani et, pour les jours de grand gala, à Jean-Marie Colombani en personne. Ariane Chemin gère la couche " politique " depuis Matignon"). Enfin, l'étage "investigations " est confié à Jacques Follorou ; ce dernier, comme Ariane Chemin, travaille sous l'étroit contrôle du chef pâtissier Edwy Plenel.

Quoi qu'il en soit, Le Monde est le seul journal à trouver grâce auprès des nationalistes. U Ribombu n'en finit pas de tresser des louanges au " travail " de Jean-Louis Andreani qui s'est, de fait, rapproché de Colombani alors que ses positions sur la Corse étaient réputées plutôt modérées dans les années 1980 : " Exception notable au sein d'une presse tout entière occupée à tirer à boulets rouges sur les Corses en général et le mouvement national en particulier, le quotidien Le Monde se livre - notamment sous la plume de J. L. Andreani - à une analyse fine et remarquablement objective de la situation. Enfin une information digne de ce nom" ! " De la part d'un journal qui succombe si facilement à l'antisémitisme, mais aussi au racisme anti-maghrébin et aux insultes sexistes (lors des manifestations de femmes contre le terrorisme), l'éloge devrait donner à réfléchir...

On retrouvera le même Andreani lors d'un regroupement maçonnique, réunion tenue dans un hôtel parisien, le 21 février 2000, sous l'égide du groupe inter-obédiences " Moro Giafferi ". Il s'agit alors d'accompagner les négociations entamées dans le cadre du " processus de Matignon ". Une centaine de personnalités corses, du barreau, de la politique et des médias, répondent à l'invitation de M Marchi. La liste des invités est intéressante. Outre Jean-Louis Andreani se sont déplacés les députés Démocratie libérale José Rossi et Jacques Dominati, le député RPR Roland Francisci, le leader indépendantiste Jean-Guy Talamoni, le prince Napoléon, le sénateur Caillavet, ainsi que le très à droite doyen de la faculté de Droit d'Aix-Marseille, Charles Debbasch. La dimension œcuménique de la réunion n'échappe à personne. Un document issu du ministère de l'Intérieur fait état de l'ambiance très " consensuelle " qui y règne. Il y a là, à côté de personnalités modérées, des membres connus de l'extrême-droite et de l'extrême-gauche. Ainsi Roger Holeindre, membre de la direction du Front national, ancien de l'OAS et d'Ordre Nouveau, se fait-il remarquer en affirmant " la similitude de vues entre partisans de la préférence nationale [sic !] et indépentantistes corses soucieux de réduire aux seuls insulaires le droit de se prononcer sur l'avenir de leur territoire ". Cette assemblée, menée cinq heures durant de main de maître par José Rossi, débouche sur
une synthèse qui devrait être proposée aux pouvoirs publics à l'occasion d'une réunion prévue à Matignon avant la présentation d'un avant-projet de loi ".

Si Le Monde rend compte des travaux de cette assemblée, notamment de la proposition de José Rossi d'un transfert de compétences à l'Assemblée corse, l'article d'Ariane Chemin omet d'évoquer la " convergence " soulignée par Roger Holeindre... Préférence locale ou nationale : il y a pourtant là toutes les preuves manifestes d'un complot "rose-brun.

Ainsi, pendant que le quotidien Le Monde - comme on va le voir - diffuse la thèse de la " trêve des attentats ", son responsable en charge des régions donne, par sa présence, la caution du journal à une réunion " transcourants" d'un genre nouveau, rassemblant des personnalités issues de tout l'échiquier politique, de l'extrême-droite lepéniste à l'extrême-gauche favorable à la lutte armée.

Un troisième Corse s'exprime dans les colonnes du Monde. Son nom n'apparaît pas dans l'organigramme du journal. Il n'est d'ailleurs pas formellement journaliste. Il signe ses papiers dans la rubrique " Horizons ". Son rôle est toutefois notable. Gabriel-Xavier Culioli est un ancien militant de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) qui, dans les années 1970, a envisagé, avec d'autres, de fonder une section corse de la IVe Internationale. Il a ensuite émargé à l'Accolta Naziunale Corsa (ANC). Il connaît depuis longtemps Edwy Plenel avec lequel il a été en contact, en novembre 1985, à propos d'un d'attentat meurtrier contre un membre du FLNC dans le parking du George V. Ses liens avec Jean-Marie Colombani paraissent évidents à l'universitaire Emmanuel Bernaeu Casanova: " Jean-Marie Colombani entretient avec Gabriel-Xavier Culioli, un ancien dirigeant nationaliste de l'Accolta Naziunalista Corsa, des relations privilégiées. Ce n'est un mystère pour personne, ce que Jean-Marie Colombani ne peut décemment exprimer dans Le Monde, Gabriel-Xavier Culioli a toute licence pour l'écrire dans les pages "Horizons-Débats" en qualité d"écrivain corse". " Dès le 23 novembre 1990, alors qu'il n'est pas encore à la tête du journal, Jean-Marie Colombani se fend lui-même d'une longue chronique sur le livre que vient de publier Culioli.

Entre 1996 et 2001, Culioli aura publié dans Le Monde une bonne dizaine de papiers, dont certains d'une importance "stratégique ".

Jusqu'au processus de Matignon, Gabriel-Xavier Culioli est officiellement employé en tant qu'administratif par une université parisienne ; à partir de 2000, il est recruté à l'université de Corte par son président, connu comme nationaliste. Il semble passer le plus clair de son temps à rédiger des articles dans la presse locale et nationale. Un dossier sur les clandestins, publié par le magazine Corsica, démontre la connaissance pointue qu'il a des mouvements armés... et l'indulgence qu'il manifeste à leur endroit : " La lutte corse est l'un des combats identitaires qui, en Europe, a coûté le moins cher en vies humaines. Le conflit irlandais a en effet tué 3 400 personnes, tandis que celui du pays Basque avoisine les 900 tués. En Corse, chiffre accablant, ce sont les nationalistes qui ont tué le plus de nationalistes. Le dernier gendarme abattu pour des raisons politiques l'a été en 1987. À l'inverse, le nombre d'années de prison infligées aux militants est impressionnant : plus de deux mille à ce jour. " La référence au dernier gendarme " assassiné en 1987 " est scandaleuse : outre que d'autres crimes ont été perpétrés depuis lors (mais Culioli les considère sans doute comme apolitiques "), il fait l'impasse sur les assassinats du préfet Erignac et d'autres responsables (pompiers, président de tribunal) imputables aux violences terroristes.

Culioli ne fait là que reprendre les éléments d'un autre article publié dans Le Monde le 25 mai 2001. Il y défend l'action des clandestins " qui payèrent souvent de leur liberté des actions désignées comme illégales, même lorsqu'elles visaient à faire appliquer des décisions de justice restées lettre morte ". Le 16 août 2000, il s'en est pris aux " plumitifs et dessinateurs [qui] brocardent notre petit peuple tour à tour humilié ou révolté par ce traitement inique qui se perpétue depuis des siècles au gré des crises cycliques. Qu'ils sachent seulement, ces massacreurs en chambre, que chacun de leurs articles est photocopié et lu dans toute l'île et que chaque lecture apporte chaque jour plus de voix aux indépendantistes ". On ne saura jamais si cette saillie au style si particulier, qui rappelle celui des années trente, désigne le dessinateur du Monde, Plantu, que Jean-Marie Colombani épingle par ailleurs dans son livre18, ou Pétillon, auteur d'une bande dessinée à succès, ou bien les deux...
Culioli atteint, si l'on peut dire, le sommet de son art au cours de l'été 2002. Le 8 août, Le Monde reprend l'essentiel d'une longue interview de "jean-je " Colonna, accordée au mensuel Corsica. Jean-Jé Colonna est considéré par beaucoup comme un parrain corse du Milieu. Dans son rapport remis en 2000 à Élisabeth Guigou, ministre de la justice, le procureur Bernard Legras écrivait sur lui

" Tous mes interlocuteurs m'ont présenté Jean-Baptiste Jérôme Colonna comme l'élément majeur, incontournable de la criminalité organisée en Corse-du-Sud. Mais, pour citer le responsable d'un service local: "Tout le monde a planché sur lui, le fisc a beaucoup travaillé, en vain." Vérifications faites, aucune procédure n'est actuellement diligentée à l'encontre de M. Colonna ; aucune condamnation ne figure à son casier judiciaire (...). L'intéressé est habituellement présenté comme le véritable propriétaire de plusieurs établissements de nuit du sud de l'île, dirigés par des prête-noms. Il aurait des intérêts importants en Afrique et en Amérique. " Bref, un honnête commerçant qu'il importait de réhabiliter d'urgence auprès des lecteurs du Monde ! L'interview de Culioli se conclut par ce passage savoureux: "J'ai mené ma vie comme doit le faire un Corse d'honneur. Rien de plus, rien de moins. J'ai apporté mon soutien à de pauvres gens contre des personnes plus puissantes. Et j'ai l'intention de continuer sur cette voie." Apparemment, le plaidoyer de jean-je a eu raison de la légendaire méfiance des journalistes du quotidien de référence ; sous l'interview de Colonna, un articulet conclut: "Jean-Jé Colonna nie naturellement être "le dernier parrain corse" et admet tout au plus un aimable rôle de juge de paix qui "rend des services dans la mesure de ses moyens". L'homme est sans doute trop modeste, mais le costume qui lui a été taillé dans la légende de la French Connection est sans doute un peu grand pour lui. " Amen ! Et merci, Le Monde, pour cette contribution à la paisible et heureuse retraite des " entrepreneurs " corses... Toutefois, la justice ne semble pas vouloir l'entendre de cette oreille : en octobre 2002, un mandat d'arrêt a été lancé contre le "juge de paix " dans le cadre d'une information portant sur les conditions de revente d'un hôtel haut de gamme à Propiano.

Enfin, il convient d'en venir au cas de Jacques Follorou, le plus délicat sans doute puisqu'il permet de déterminer le moment où le quotidien change de registre, quittant le ministère de la parole pour le statut de véritable acteur du dossier corse. C'est Follorou qui suit en effet l'évolution de l'enquête sur les assassins du préfet Érignac. Le 3 février 1999, Le Monde publie des révélations importantes sur le commando qui a organisé l'assassinat du préfet. Le scoop est signé de Follorou. N'y figurent pas de noms, mais l'article comporte un tel luxe de détails que les membres du commando peuvent aisément se reconnaître et s'inquiéter de la surveillance dont ils font l'objet. Ainsi le papier précise que "le commando compterait dans ses rangs d'anciens activistes du FLNC localisés dans la vallée de la Gravone ou au col Saint-Georges. Déjà condamnés dans plusieurs affaires, ses membres seraient rompus aux techniques militaires et à la vie en clandestinité (…). Ils auraient agi avec des personnes condamnées pour des affaires de droit commun et réinsérées professionnellement dans l'automobile ". Plus loin, on lit qu'" un ancien légionnaire, soupçonné d'exercer des fonctions d'instructeur au sein de la mouvance nationaliste, pourrait avoir joué un rôle dans la préparation de cette opération ".

Mettons-nous trente secondes à la place de cet " ancien légionnaire ", ou bien de cet ancien du FLNC de la vallée de la Gravone ou du col Saint-Georges, ou bien encore dans la peau d'un ancien droit commun recyclé dans l'automobile : si l'on ne comprend pas sur le champ qu'il convient de filer à l'anglaise, c'est qu'on ne mérite pas de figurer dans une armée de libération clandestine

Plusieurs responsables liés à l'enquête dénonceront plus tard cet article du Monde. En premier lieu le ministre de l'Intérieur, par un communiqué. Puis le juge Bruguière, chargé de l'enquête sur l'assassinat du préfet Erignac, a violemment mis en cause le quotidien dans sa déclaration devant la Commission parlementaire: " ... Cela étant, ce qui a eu un effet encore plus négatif, c'est l'article du journal Le Monde sur ce qu'il est convenu d'appeler les notes Bonnet, d'autant plus qu'il a été publié à une époque où nous n'étions pas près de conclure (...). Ma conviction profonde est que Le Monde, son rédacteur ou certains lobbies, ont cherché délibérément - je dis bien délibérément -, sachant que l'enquête progressait, à tout faire pour qu'elle ne sorte jamais! Ce journal a joué contre l'État! C'est mon sentiment profond et c'est ma responsabilité de le dire : je répète que Le Monde a joué contre les intérêts supérieurs de l'État par une manœuvre délibérée et perverse tendant à faire en sorte que cette enquête n'aboutisse jamais. "

Le juge Gilbert Thiel, chargé de son côté de l'enquête sur l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella et par ailleurs très opposé au juge Bruguière, ainsi que le révèlent les travaux de la Commission parlementaire, le rejoint pourtant sur ce point: " Cet article [du 3 février 1999] mettait le doigt là où ça fait mal, puisqu'il relatait la démarche quelque peu chaotique de l'enquête. C'est normal : il s'agit là de la liberté de la presse. Et du droit de ses lecteurs à connaître l'existence d'un certain nombre de dysfonctionnements. Sauf... sauf que cet article ne se contentait pas de relater ceux-ci, puisqu'il précisait aussi que les services de police avaient identifié les auteurs de l'assassinat du préfet Érignac. Mais que, précisément, les dysfonctionnements de l'appareil répressif ne permettaient pas de les confondre. Suivaient de longs développements aux termes desquels l'assassinat avait été perpétré par "des déçus du nationalisme" qui s'étaient radicalisés et structurés en deux groupes, l'un, celui des commanditaires, basé en Haute-Corse, l'autre, celui des exécutants (le terme est approprié), en Corse-du-Sud. Ce dernier groupe, précisait le journal du soir, était composé de cinq ou six personnes connues pour leur passé d'activistes. Cet article contenait de telles précisions qu'il était loisible à tout observateur avisé de la mouvance clandestine d'identifier au moins certains membres du commando (...). Les membres du commando ont donc ainsi été informés de ce qu'ils étaient identifiés. Quant aux lecteurs du Monde, je doute fortement- c'est un euphémisme - qu'ils aient eu besoin, pour leur information, de ce luxe de détails. "

Admettons. Admettons que Jacques Follorou se soit pris - de façon inconsidérée, mais enfin... - à son propre jeu: voulant démontrer la valeur de son investigation, il fournit par inadvertance des informations utilisables par les membres du commando. Plusieurs éléments nous autorisent cependant à douter de cette interprétation généreuse. Le premier concerne le contexte de l'enquête. La source de l'article de Jacques Follourou est clairement identifiable : le 9 décembre 1998, le juge Gilbert Thiel a dessaisi la gendarmerie de l'enquête sur l'attaque de la caserne de Pietrosella, dont le lien, on l'a vu, est direct avec celle sur l'assassinat du préfet. Or, les gendarmes sont proches du préfet Bonnet qui bénéficie lui-même d'informations émanant d'une source interne - nom de code : Corte - à la mouvance nationaliste. Ces informations, qui nourrissent l'essentiel du papier de Follorou, ont permis de réorienter l'enquête jusqu'à l'arrestation de la plupart des membres du commando en mai 1999. Mais, au moment où Follorou en fait état - le 3 février 1999 -' la police ne les a pas encore exploitées : pour cela, il fallait filer les suspects, observer leurs comportements, mettre en place des écoutes téléphoniques, ainsi qu'on nous l'a confirmé de source policière et judiciaire. Voilà pourquoi le juge Bruguière précise dans sa déclaration que l'article " a été publié à une époque où nous n'étions pas près de conclure ".

En réalité, il semble bien que Jacques Follorou savait parfaitement ce qu'il faisait. Un document du ministère de l'Intérieur daté du 11 mai 1999 note que " le journaliste avait été mis en garde, personnellement, des risques qu'il faisait porter à l'efficacité de l'enquête en publiant des détails opérationnels qui, dans la période début décembre à début février, avaient été exploités sur un plan opérationnel et procédural. Durant cette même période, d'autres journalistes nationaux s'intéressaient également à ces fuites, mais par souci déontologique, avaient préféré mettre un embargo sur leur publication. De plus, les éléments contenus dans la fuite du Monde portant sur la tentative d'assassinat du préfet Erignac envisagée au cours du match de volley-ball, courant janvier, et la préparation d'un attentat contre la gendarmerie de Belgodere, n'étaient connus que du seul préfet de région qui manipulait une source humaine et donnait les éléments recueillis pour exploitation au colonne] Mazières et au GPS.

Plus loin, la même note précise : "Plusieurs semaines après cette exploitation médiatique qui devait faire grand bruit sur l'île, et rendre très méfiants les objectifs sur-
veillés, Jacques Follorou devait confier "off" qu'il avait commis là une profonde erreur et regrettait d'avoir publié, malgré plusieurs mises en garde, des éléments d'enquête qualifiés de stratégiques pour la conduite des opérations judiciaires futures (notamment l'adresse de la résidence A Mandarina)."

Mais ce dernier oublie vite ses regrets. Le 23 mai 1999, Le Monde publie en effet un nouveau scoop relatif à l'enquête sur l'assassinat du préfet Erignac. " Tombé " le 22 mai à midi, il est aussitôt faxé sur l'île. Dès le début de l'après-midi, des photocopies y circulent dans différents débits de boisson... L'article relate l'arrestation de quatre membres du commando, le 21 mai au matin: Alain Ferrandi, jean Castella, Pierre Alessandri et Didier Maranelli. Il précise ensuite que " le groupe compte également d'autres figures qui n'ont pas été inquiétées, comme joseph Caviglioli, gérant d'un motel à l'entrée de Cargèse, qui fut un temps au MPA et qui a rejoint depuis les rangs de Corsica Viva. Dans son entourage, on note la présence de ses deux beaux-frères, Yvan et Stéphane Colonna (...). Yvan Colonna, berger, a élevé ses enfants dans la seule langue corse, avant qu'ils n'intègrent le système scolaire. Représentant la Cuncolta à Cargèse, il milite pour un nationalisme intransigeant. Stéphane Colonna, qui tient une paillote sur une plage voisine, paraît beaucoup plus modéré. "

On ne peut être plus clair: le soir même, Yvan Colonna prend le maquis, et il n'a pas été rattrapé depuis lors. Avant de disparaître, il s'est cependant autorisé un dernier pied de nez aux autorités sous la forme d'une interview diffusée au journal télévisé de TF1, le soir même...
Intervenant devant la Commission parlementaire de l'Assemblée nationale, le directeur général de la Police nationale, Didier Cultaux, met lui aussi en cause le même article du Monde:

" Lorsque, à la Pentecôte, nous sommes passés à l'action et alors que nous ne savions pas qu'Yvan Colonna était dans le coup, un article très détaillé est paru dans Le Monde. Sorti à 13 h 30, ameutant certains, il a été faxé en Corse et a été utilisé dans une prise d'interview! On ne nous a pas facilité la tâche. "

Yves Bertrand, directeur central des Renseignements généraux, est encore plus précis:
" S'il nous a échappé [il s'agit toujours d'Yvan Colonna], c'est à cause d'un article paru dans Le Monde, ce qui lui a laissé le temps de faire une conférence de presse et de disparaître. "

Pourquoi donc Le Monde a-t-il évoqué Yvan Colonna? Le journaliste le savait-il coupable avant même les policiers ? Est-il concevable qu'on ait cité son nom pour faciliter sa fuite ? Nous reviendrons sur ce point...

Trois ans plus tard, le 2 octobre 2002, Le Monde commet le même type de " bévue " sous la plume, cette fois, d'Ariane Chemin. L'article porte sur l'enquête menée sur l'assassinat de François Santoni. Commentaire du juge Gilbert Thiel: "Dans ce papier figurait notamment l'identité complète de deux individus, l'un étant décédé depuis une année, présentés comme deux des principaux suspects du crime de Monacia-d'Aullène (...). De deux choses l'une : soit ces personnes ne sont pas impliquées dans la commission de ce crime et bonjour la présomption d'innocence si chère, dans le discours, au grand quotidien du soir; soit elles le sont, et merci pour l'enquête, dont certains éléments sont ainsi publiquement dévoilés grâce aux criminelles indiscrétions de saboteurs patentés ou d'irresponsables confirmés"

L'article d'Ariane Chemin suscite une véhémente protestation.., sur le site Internet de l'hebdomadaire luxembourgeois L'Investigateur. Selon Jean Nicolas, son rédacteur en chef, la journaliste du Monde, contrairement à ses confrères, a puisé, sans citer ses sources, dans un article que son périodique a publié sur son site le 9 septembre. Or, ledit article formulait deux hypothèses concernant l'assassinat de François Santoni : la première conduisait à la piste du grand banditisme, et c'est celle-ci qu'a reprise la journaliste ; mais la seconde menait, elle, directement à Charles Pieri, figure historique du FLNC, que François Santoni accusait d'avoir été à l'origine de l'assassinat de Jean-Michel Rossi et de plusieurs membres d'Armata Corsa. Le jour même de la parution de l'article d'Ariane Chemin, le 1er octobre 2002, l'avocate Christel Baldocchi, dernière compagne de François Santoni, déclarait à l'AFP : "Je pense qu'il faut accueillir ces informations avec beaucoup, beaucoup de prudence. Le mobile annoncé [la vengeance], qui remonte à six ans, n'a rien de crédible. Il ne m'apparaît pas sérieux. Je privilégie toujours la piste politique. " Bien entendu, Le Monde n'a pas rendu compte des réserves de l'avocate... Et pour cause

L'attentat meurtrier contre François Santoni, ainsi que les assassinats en série des membres d'Armata Corsa, ont été dépolitisés et traités par Le Monde comme autant de faits divers, comme si le journal cherchait à en occulter la dimension politique. Comme si, en fin de compte, le groupe Armata Corsa, seul groupe nationaliste hostile au " processus de Matignon ", devait être décimé dans le plus profond silence.

Ainsi, à trois reprises entre 1999 et 2002, les "scoops " du Monde ont pu être utilement mis à profit par des criminels pour se soustraire à la traque des enquêteurs.

Mais la politique corse du Monde ne relève pas seulement de la page des faits divers ou de la rubrique policière. Ce quotidien, qu'on se le dise, défend des idées. Sur ce dossier précis, il a même cherché à prôner et mettre en œuvre la politique qui va devenir celle de l'État. Un bref retour en arrière s'impose pour mieux le comprendre.

Nous sommes en 1997. Lorsque Lionel Jospin emménage à Matignon, la doctrine gouvernementale sur la Corse se situe dans le prolongement de la politique de retour à l'état de droit décidée par Alain Juppé après la conférence de Tralonca, en janvier 1996, et l'attentat contre la mairie de Bordeaux, le ier juillet 1996. Cette politique est d'autant plus poursuivie qu'elle sied parfaitement à Jean-Pierre Chevènement. Néanmoins, il n'y a pas de " Monsieur Corse " à Matignon. Le Premier ministre ne souhaite d'ailleurs pas aborder ce dossier dans la première phase de la cohabitation avec Jacques Chirac.

Ce statu quo perdure jusqu'à l'assassinat du préfet Claude Érignac, le 6 février 1998. Jospin est alors rattrapé par la crise corse. Il lui faut réagir. D'abord par la nomination d'un préfet déterminé ; ensuite, par l'adoption d'une nouvelle politique : celle du retour à l'état de droit. Jamais, en effet, l'État républicain n'a été dans une position aussi favorable en Corse. Quarante mille personnes ont manifesté contre l'assassinat du préfet. Témoins et analystes affirment que, cette fois, la population corse, épuisée par vingt années de violences, soutiendra une politique de fermeté. Pour l'heure, les partisans du dialogue avec les nationalistes font le dos rond. Mais cette discrétion ne va pas durer.

Pour de simples observateurs, le changement de cap par lequel le gouvernement Jospin est passé de la politique dite " de l'état de droit " au " processus de Matignon " a été provoqué par l'affaire des paillotes, survenue en avril 1999. En réalité, le " dérapage " de la paillote, auquel les médias ont accordé une importance disproportionnée, n'a fait que précipiter une évolution déjà sensible.

Même si son magistère a comporté d'indéniables aspects positifs, le préfet Bonnet ainsi que ses hommes ont parfois appliqué les lois et règlements avec un zèle aveugle.
Les tracasseries touchent ainsi des centaines de Corses modestes, petits entrepreneurs ou artisans, qui éprouvent des difficultés à contracter le moindre crédit ou découvert du fait des conséquences de l'enquête en cours sur le Crédit Agricole (coupable d'avoir consenti de nombreux prêts dont il était prévisible qu'ils ne seraient jamais remboursés).

Après une garde à vue ordonnée par le juge Bruguière dans le cadre de son enquête sur l'assassinat du préfet Erignac, Gabriel-Xavier Culioli donne le signal de la campagne contre Bernard Bonnet, dès le 16 décembre 1998, par une tribune publiée dans Le Monde:

" La DNAT [Direction nationale de l'action anti-terroriste] a procédé à plus de cinq mille auditions, plus de mille trois cent gardes à vue visant des franges de plus en plus larges de la population corse. (...) Être corse devient un facteur aggravant en tous domaines, y compris intellectuel (...). Après la piste agricole et la piste informatique, voilà donc la piste intellectuelle, où un style d'écriture peut vous mener en prison 30. "

Malgré les outrances de l'auteur qui compare la Corse à un " petit Kurdistan ", son intervention est le signe d'un retournement de l'opinion corse dont les nationalistes pourraient tirer bénéfice.

Au début de l'année 1999, après être revenu à la tête du ministère de l'Intérieur, Jean-Pierre Chevènement est, affirme-t-il aujourd'hui, lui-même convaincu qu'il ne faudrait point trop attendre pour mettre fin à la mission du préfet. Mais il souhaite, pour ce faire, attendre l'arrestation du " commando Érignac ", dont il sait qu'elle pourrait survenir rapidement. Or Bernard Bonnet, alimenté, on l'a vu, par sa fameuse source dénommée " Corte ", est une pièce importante de l'enquête. Une fois les assassins sous les verrous, pense le ministre, son départ s'effectuera sous le signe d'une victoire pour lui-même et pour le gouvernement. Il convient donc d'assumer jusque-là - en accord total avec Matignon - son maintien à son poste.

C'est à l'automne 1999 que le travail d'influence du Monde sur le dossier corse prend un tour plus direct. Dans l'esprit de Lionel Jospin, la déplorable bévue qu'a été l'affaire des paillotes se trouve à présent gommée par l'arrestation de tous les membres - excepté Yvan Colonna - du commando d'assassins du préfet Érignac. Le nouveau préfet, Jean-Pierre Lacroix, est un rocardien favorable aux compromis. La croissance donne à l'État les moyens de se montrer généreux. Pourquoi ne pas conclure en beauté, sur l'île du même nom, la législature ? Pourquoi, à la politique des négociations clandestines menées par la droite entre 1993 et 1997, ne pas opposer, sur ce terrain-là aussi, celle d'une négociation transparente menée par la gauche et débouchant enfin sur l'apaisement?

Oui, mais voilà : cette orientation se heurte, dans l'esprit du Premier ministre, à un préalable qu'il convient d'imposer aux mouvements indépendantistes et autonomistes corses : la renonciation à la violence, ou, à tout le moins, la condamnation de la violence par les élus corses. Le 25 mai 1999, il déclare à la tribune de l'Assemblée nationale : "Je tiens à être clair. Le premier problème de la Corse, aujourd'hui, ce n'est pas son statut. Le premier problème, c'est celui de la violence qui déchire l'île - les menaces, les plasticages, le racket, les braquages, les assassinats (...). Aucune discussion institutionnelle ne peut avoir lieu sous la menace de la violence (...). La question posée aujourd'hui à tous en Corse - mais d'abord à ceux qui la pratiquent ou l'excusent - est bien celle de la renonciation définitive à la violence. Cette renonciation est un préalable. "

On soulignera au passage que le Premier ministre est bel et bien l'inventeur de cette formule que l'on retrouvera ensuite dans la bouche de son ministre de l'Intérieur.
Quelques jours plus tard, Lionel Jospin, en petit comité, défend la même ligne qu'à l'Assemblée Nationale, face au directeur adjoint des Renseignements généraux, Bernard Squarcini, qui lui propose d'" ouvrir le dialogue" en Corse: " Jamais je n'entamerai de dialogue tant qu'il y aura un seul attentat. " Le 6 septembre 1999, Lionel Jospin déclare devant l'Assemblée des élus corses: "La condamnation de la violence est la condition préalable à toute évolution."

Qui a donc convaincu Jospin de faire exactement l'inverse de ce qu'il a déclaré ce jour-là, c'est-à-dire d'engager le dialogue avec les nationalistes avant toute renonciation à la violence, ou même toute prise de position des élus dans ce sens ? Lui-même ne s'est jamais exprimé sur ce point. Toutefois, une chose est sûre : au sein du gouvernement et du Parti socialiste, on ne trouve alors nul partisan du dialogue sans conditions. Ni jean Glavany, auteur d'un rapport très dur sur les dérives mafieuses en Corse. Ni Dominique Strauss-Kahn, qui a déjà disparu du circuit et qui est de toute façon attaché à l'état de droit. Ni, bien entendu, Jean-Pierre Chevènement. Certes, François Hollande approuvera ce tournant; mais il n'en a pas fait un cheval de bataille. Quant à Manuel Valls, chargé de la communication au cabinet de Lionel Jospin, et à Christophe Caresche, député de Paris, s'ils comptent parmi les partisans du dialogue, leur influence est limitée.

Qui sont donc les vrais auteurs de la conversion du Premier ministre ? Olivier Schrameck, d'une part; Jean-Marie Colombani et Edwy Plenel, d'autre part.
Dès le 6 mai 1999, le directeur du Monde montre la voie à l'hôte de Matignon: "Initier une vaste consultation, sur le modèle de ce qui a prévalu en Nouvelle-Calédonie, qui permette de jeter les bases d'une plate-forme minimale, politique, économique, sociale et culturelle, qui donne le sentiment d'un nouveau départ. Pourquoi ne pas se saisir de ce second traumatisme [l'affaire des paillotes] pour en faire l'occasion d'une nouvelle chance?"

Dans son édition des 8-9 août 1999, Le Monde fait sa " une " sur les journées de Corte, avec la manchette suivante: " Corse : le nouveau cours des nationalistes. Réconciliation, ouverture, Europe sont devenus les mots-clés du discours nationaliste. À l'occasion des journées de Corte, jean-Guy Talamoni invite l'État à un "changement de fond" de sa politique. Il appelle les élus de gauche et de droite à rejoindre "le camp de la Corse". " Le grand blanchiment des nationalistes a commencé. Et voici annoncé, avec quatre mois d'avance, en quelques lignes, le fameux " processus de Matignon" dont Lionel Jospin lui-même n'a pas encore idée!

À l'automne, Le Monde rapporte et explique régulièrement tous les attentats commis sur l'île. Dès le 20 septembre, il en relate une douzaine et établit une corrélation directe entre ces crimes et la déception causée par la visite du Premier ministre en Corse, qui a réaffirmé le préalable de la cessation des violences. L'article cite un communiqué du FLNC: " Tant que l'État français n'aura pas donné de garanties suffisantes pour un règlement politique au problème corse, nous ne baisserons pas la garde (…). Pour notre part, nous sommes prêts à respecter nos engagements initiaux et à nous désengager définitivement si, au préalable, l'État s'oriente définitivement et concrètement vers un processus de règlement politique de la question nationale corse. "

Le 8 octobre, Le Monde revient à la charge avec un nouveau communiqué du FLNC-Canal historique qui dénonce lui aussi le "préalable " de Lionel Jospin. Les 11, 18 et 22 septembre, les 2, 14 et 19 octobre, puis les 2 et 5 novembre, le quotidien signale de nouveaux attentats. Qu'attend donc le Premier ministre pour changer de ligne ? Ne voit-il pas que toutes ces explosions traduisent la bonne volonté des nationalistes?

Selon Manuel Valls, responsable de la communication à Matignon, la conversion de Lionel Jospin a été préparée par plusieurs rencontres. D'abord, lors de déjeuners réguliers organisés avec Jean-Pierre Elkabbach, Alain Duhamel et Jean-Marie Colombani. Au cours de l'un d'eux, peu avant son changement de ligne, le 13 décembre, le Premier ministre s'affronte très violemment au patron du Monde. Didier Hassoux a donné un récit de ce déjeuner dans Libération 31 :

" Jospin essaie de convaincre ses interlocuteurs du bien fondé de sa politique. Notamment de son refus de dialoguer "avec les poseurs de bombes et ceux qui les soutiennent". Colombani réplique : "Si vous ne faites rien, la violence ne s'arrêtera pas." Réponse de Jospin : "Il faut préserver l'ordre républicain." Ultime envolée du patron du Monde: "Il y a dix exemples de par le monde qui montrent que le dialogue doit se nouer malgré la violence. Si on veut vraiment la paix." "

On remarquera que le directeur a déjà fait sien, à cette époque, le langage des nationalistes. Le terme de " paix" que le quotidien, seul de toute la presse, va adopter sans guillemets, accrédite l'idée que la Corse est en guerre, comme l'Irlande du Nord. Mais, surtout, la phrase " Si vous ne faites rien, la violence continuera " est on ne peut plus ambiguë. Elle peut être le pronostic d'un commentateur qui tente de convaincre des vertus du dialogue ; elle peut aussi être comprise comme une prédiction volontaire et menaçante : " Si vous ne faites rien, on continuera à poser des bombes. " Nous allons voir que, malheureusement, tout incite à donner consistance à cette seconde interprétation.

Poussé par ses "communicants ", Lionel Jospin ne veut pas rester sur ce déjeuner conflictuel au cours duquel Duhamel et Elkabbach ont dû jouer les modérateurs. Une nouvelle rencontre est organisée avec les seuls représentants du Monde, qui sont trois : outre Jean-Marie Colombani, Edwy Plenel et Jean-Louis Andreani sont également présents. Ce jour-là, c'est surtout Plenel qui intervient et défend l'idée d'une " solution politique ", reprenant à son tour le langage de guerre cher aux nationalistes. Certes, d'autres contacts sont alors établis dans la perspective d'un changement de cap politique, comme cette rencontre avec Jean-Claude Casanova, le directeur - corse - de la revue Commentaire, qui défend lui aussi une certaine mansuétude à l'égard des nationalistes, ou bien encore ceux établis avec la franc-maçonnerie par Pierre Chaubon, maire de Nonza et co-organisateur de la manifestation culturelle " Parler, chanter, fêter la Corse " en 1995. Mais, en l'absence d'intervention de tout ténor politique sur le sujet, nul doute que les rencontres avec Le Monde ont lourdement pesé dans la " conversion " du Premier ministre.
Tant que Lionel Jospin fait dépendre le dialogue de la renonciation à la violence par les nationalistes et de sa condamnation par les élus, Le Monde continue à rendre compte fidèlement des attentats perpétrés sur l'île. Le 27 novembre 1999, il met en " une " les deux attentats contre l'Urssaf et la direction départementale de l'Équipement (DDE). Au total, soixante-dix kilos d'explosif ont été disposés par les clandestins. Seule l'évacuation des locaux a pu éviter de justesse la mort de personnes travaillant sur place. Plusieurs salariés ont été blessés. Jacques Chirac déclare que " ces actions étaient destinées à tuer ". L'émotion est forte sur l'île où des manifestations contre la violence sont organisées. Le Monde semble remplir consciencieusement sa mission d'information. Un encadré récapitule la montée de la violence depuis 1996.

Mais, sitôt l'émotion retombée, le 2 décembre, un grand article d'analyse, signé Jacques Follorou, indique au Premier ministre comment cette nouvelle flambée doit être interprétée : " Par ailleurs, contrairement à l'analyse du mouvement nationaliste développée par le ministre de l'Intérieur, mardi, sur LCI, la multiplication des groupes clandestins ne signifierait pas la fuite en avant de "soldats perdus". À en croire certains responsables nationalistes, si des dizaines de militants ont quitté les organisations traditionnelles et créé leurs propres structures, ces clandestins seraient davantage enclins à suivre les mouvements publics qu'une voie brigadiste. Si un dialogue était engagé avec l'État, les organisations nationalistes publiques seraient en mesure de contrôler l'activité armée. La mouvance nationaliste paraît en effet, même si les attentats semblent démontrer le contraire, désireuse de trouver une sortie pacifique au conflit qui l'oppose à l'État depuis plus de vingt ans. "

Telle est, pour Le Monde, la traduction du langage explosif des nationalistes: il faut lire les bombes d'Ajaccio comme un message pacifique. Le pire est que ce paradoxe - plus d'attentats pour mieux faire la paix ! - séduit Jospin: c'est à l'occasion de la double déflagration du 27 novembre que le Premier ministre convoque son équipe et décide de lever le préalable de la cessation de la violence. Sans doute l'article du Monde a-t-il réactivé dans son esprit le souvenir de ses conversations récentes avec Jean-Marie Colombani et Edwy Plenel. Sans doute certains " messages " transmis au gouvernement font-ils état de menaces d'attentat sur le continent si les lignes ne bougeaient pas. Une perspective qui effraie Lionel Jospin.

Le Premier ministre a-t-il échangé sa " conversion " sur le problème corse contre un soutien du Monde à sa candidature aux présidentielles de 2002 ? Selon son entourage, le deal n'a jamais été formulé comme tel. Mais ce n'est pas ainsi que les choses se passent en général dans cet univers. Les responsables du quotidien n'auraient d'ailleurs eu aucun intérêt à se lier les mains, comme le reconnaît à demi-mot Jean-Marie Colombani lui-même: " Nous, nous sommes dans une situation confortable. Ce sont eux qui décident. Nous, on commente. " Mais il suffit d'espérer pour entreprendre. A contrario, Lionel Jospin pouvait déjà être sûr d'une chose : en adoptant la position de son ministre de l'Intérieur, c'est-à-dire en ne cédant pas aux exigences des nationalistes, il était sûr de retrouver Le Monde contre lui en 2002, comme il l'avait déjà été en 1995, du moins au premier tour. En revanche, en adoptant une position dite "girondine ", il avait de bonnes chances d'obtenir la bienveillance du quotidien des élites françaises. Nul doute aussi que, dès ce moment-là, Olivier Schrameck, qui a déjà noué une relation assez étroite avec Edwy Plenel, a poussé la charrue du bon côté et qu'il a été entendu. Au même moment, en effet, le Premier ministre recommandait à Jean-Pierre Chevènement de ne pas envenimer les relations avec Le Monde, qui leur serait bientôt utile.

Quoi qu'il en soit, le 30 novembre 2000, de la tribune de l'Assemblée nationale, le Premier ministre invite les élus nationalistes à venir à Matignon. La première rencontre avec tous les élus régionaux corses a lieu le 13 décembre. Dès lors, Le Monde va s'ériger en médiateur et avocat du " processus de Matignon ".
Première mission du quotidien: accréditer l'idée que ce processus fait reculer la violence, les nationalistes choisissant la trêve pour montrer leur bonne volonté. La défense de cette thèse a pris successivement plusieurs formes:

La première, et sans doute la moins remarquée - sauf par les Corses eux-mêmes -, consiste à faire silence sur les attentats qui se poursuivent... Entre janvier et juillet 2000, nous avons recensé la bagatelle de 32 attentats dont l'AFP et quelques journaux ont rendu compte, tandis que Le Monde les ignorait. En voici la liste : le 6 janvier, attentat contre un atelier de mécanique à Calvi ; le 16 février, trois attentats contre un magasin de vêtements à Bonifacio, contre l'entrepôt d'un agriculteur allemand en Haute-Corse et contre une supérette à San Giuliano ; le 17 février, attentat contre un restaurant à Bonifacio ; le 21 février, attentat contre un appartement ; le 3 mars, une camionnette à pizzas appartenant à un Maghrébin détruite par un attentat ; le 6 mars, deux commerces cibles d'attentats à Porto-Vecchio ; le 13 mars, mitraillage de la villa d'un entrepreneur de travaux publics en Haute-Corse ; le 19 mars, deuxième attentat contre une villa près de PortoVecchio (il s'agit d'un témoin du procès dit du golf de Sperone) ; le 27 mars, attentat contre un restaurant de plage en Haute-Corse ; le 4 avril, attentat contre l'épicerie-restaurant d'un camping en Haute-Corse ; le 8 avril, mitraillage contre un magasin de vêtements à l'Ile-Rousse; le 19 avril, attentat contre un bar de Santa-Severa ; le 30 avril, attentat contre une résidence secondaire en Haute-Corse ; le 5 mai, un restaurant détruit par un attentat à l'explosif en Haute-Corse, et un autre attentat contre un magasin de vêtements à Bonifacio ; le 10 mai, un local de station de ski détruit dans un attentat ; le 12 mai, attentat dans une rue de Corte contre une voiture en stationnement ; le 15 mai, deux attentats en Corse-du-Sud, visant une même famille ; le 21 mai, tentative d'attentat contre la Société nationale maritime Corse Méditerranée (SNCM) à Marseille; le 23 mai, un attentat à l'explosif endommage un salon de coiffure à Borgo ; le 3 juin, attentat contre une villa en construction à Bonifacio ; le 4 juin, attentat contre la voiture personnelle d'un gendarme; le 5 juin, attentats à l'explosif contre deux entreprises à Porto-Vecchio ; le 9 juin, attentat à l'explosif contre la villa d'un retraité parisien au sud de Bastia ; le 13 juin, attentat manqué contre un restaurant d'Ajaccio ; le 17 juin, une résidence secondaire entièrement détruite par un attentat, deux kilos de dynamite non explosés découverts dans un restaurant; le 26 juin, attentat contre une exploitation agricole en Haute-Corse ; attentats contre des rapatriés...

Durant ces six mois, cruciaux pour le processus de Matignon, Le Monde ne rend compte que de trois attentats contre une agence du Crédit Agricole de Haute-Corse, contre la plus grosse discothèque de Corse, et enfin contre le Centre international de conférences de l'avenue Kléber (à Paris).

Pourquoi ce silence ? En fait, Le Monde est le seul organe de presse à évoquer et même à faire la promotion de la " trêve armée ". Le 8 février 2000, deux représentants du FLNC-Canal historique et du " FLNC du 5 mai 1996" proposent, dans un long entretien avec Jacques Follorou annoncé en " une ", la " paix des braves ". L'entretien commence par l'évocation de la fusion en cours entre FLNC-Canal historique, FLNC-5 mai 1996, Fronte ribellu et Clandestinu, censée prouver la représentativité des forces qui acceptent la trêve. Les porte-parole expriment leur satisfaction de voir Jospin renoncer au préalable de la cessation des violences. À la question : " Avez-vous des contacts avec le gouvernement ou avec des représentants des formations politiques qui le composent ? ", ils répondent: "Nous avons dit que nous ne comptions pas participer à des négociations politiques il n'en demeure pas moins que nous savons comment et à qui faire passer des messages quand le besoin s'en fait sentir. "

Comment et à qui faire passer des messages…

Les deux interlocuteurs de Jacques Follorou, qui ne sont autres que Joseph Péraldi, du FLNC-5 mai 1996, et jean-François Ramoin-Luciani (bientôt arrêtés et mis en examen pour le double attentat perpétré contre l'Ursaff et la DDE le 27 novembre 1999) le savent bien, qui viennent de participer, le 22 janvier, à une réunion, rue Cadet, au siège du Grand Orient, à laquelle assistaient deux autres militants nationalistes ainsi que deux représentants du PS, Serge Jacobowitz et François Rebsamen, Raymond Ceccaldi, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Corse-du-Sud, Alain Piazza, des Renseignements généraux, et Simon Gionannaï, Grand Maître.

Le 9 février 2000, Le Monde enfonce le clou sur le thème de la " trêve armée " en relatant - de façon quelque peu prématurée, on va le voir - le ralliement du mouvement Armata Corsa à la " paix des braves ", ainsi que la décision du Front armé révolutionnaire corse (FARC) de repousser de deux mois supplémentaires la reprise de ses actions militaires. Le 14 février, Ariane Chemin s'esbaudit: ((La société corse s'implique dans le processus ouvert par Matignon. " La journaliste fait état d'un projet global de développement de l'île auquel souscriraient Jacques Séguéla, Nicolas Hulot, le président de l'Université de Corte, Jacques-Henri Balbi, Charles Napoléon, descendant de l'Empereur (!), ainsi que des responsables du Medef. Nul n'entendra plus jamais reparler de ce "pôle de référence écologique "...
Pendant que Le Monde fait la promotion de la " paix nouvelle ", Culioli défend, lui, l'intérêt de la " trêve a

Écrit par : biscotte | 14 août 2006

Merci pour les initiales je n'avais pas lu

Écrit par : biscotte | 14 août 2006

Pour finir je voulais argumenter mes "observations" sur le meurtre d'un corse de la région, qui a été commis le 4 JUILLET 2006
Vous remarquerez que cet assassinat a fait une petite dêpêche dans LE MONDE et 20 minutes (journal edité par le Monde)
Comment se fait t'il que Jacques FOLLOUROU n'a pas cherché des coîncidences comme les médias aidés de la police l'a fait
1) ce corse est mort comme Roch Colombani, 40 ou 60 d'impacts de kalachnikoff
2) il est mort un 4,
Roch Colombani semble être né le 4 avril 1970, mon proche a été assassiné le 4 avril 2006 et les médias aidés de la police n'ont pas hésité à faire raccourci rapide :
Farid est mort en représaille de la mort de ce voyou qualifié "de menu fretin "par le police.
Et qui a son heure de gloire parce les journalistes ont placé ce petit voyou en victime du méchant Farid !
Ils ont même préparé et ce pour Jacques follourou des circonstances atténuantes dans l'opinion public aux membres de ce commando.
En présentant Farid comme un sanguinaire rôtisseur, quelques membres d'un juré ne serait pas sensible à la vendetta suite à la mort "d'un pauvre petit voyou" d'origine corse marseillais !

Mais on ne touche pas à l'intouchable, les corses car puissante brise de mer brrr qui ferait la nique à toutes les autorités de ce pays, a agi !

Mais si on joue à chercher des coïncidences on peut revenir à des assassassinats perpétrés début janvier 2006 à Marseille, un 4/4 a poursuivi un gars qui a été assassiné, Roch Colombani avait un 4/4 de 400 000 FRANCS, si je fais des analyses de coincidences à la mord noeuds noeuds je peux accuser feu Roch Colombani d'être l'auteur de ce meurtre n'avait t'il pas un 4/4 ?

Quant à cet assassinat du 4 juillet 2006 avec le même mode opératoire que celui de Roch Colombani, je peux imaginer qu'ont veut faire croire que ce sont les mêmes qui ont assassiné Roch Colombani qui ont tué ce corse, mais comment Farid a t'il participé à ce crime ? Ou peut-être est ce la brise de mer qui a assassiné ce gars qui a participé à la mort de Roch Colombani en le tuant de la même façon 40 ou 60 impacts de kalachnikoff.



Pourquoi n'y a t'il pas eu autant de pub, quand ce corse s'est fait descendre ? ;;;
Pourquoi aucune photo de ce type, son Cv

Vous comprendrez qu'il y a comme quelque chose qui cloche dans ces affaires et dans la manière dont la presse traite ces sujets, selon ...
C'est facile de pointer les cités, en sachant qui est parquée dans ces cités, mais pourquoi ne parle t'on pas des autres ?

Alors Messieurs Dusquesnes, imaginons que dans les cités marseillaise, il y a de la mauvaise graine, mais parlez nous du centre de Marseille, l'Opéra où régne la prostitution, des machines à sous qui sont placés à quelques mètres de l'Evéché et de la Mairie, pensez vous que machines machines là permettent de gagner des montres, ou des chewingum ?
Pour quelle raison ce brâve Bardin ne s'est t'il pas aventuré dans les cités du centre ville marseillais ? ;;



Règlement de compte dans le Var: un homme lié au milieu marseillais abattu
AFP 04.07.06 | 19h07


Un homme lié au milieu marseillais a été tué mardi de plusieurs balles tirées par deux hommes encagoulés et armés de fusils mitrailleurs dans le village varois de La Crau, près d'Hyères, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

Paul Ferrandi, âgé de 41 ans, était connu de la justice notamment pour une condamnation à 12 ans de prison pour un braquage, a-t-on précisé de source judiciaire.

Vers 09H00, la voiture qu'il conduisait a été coincée par un autre véhicule où se trouvaient les deux agresseurs. Ils ont fait feu au moyen de fusils mitrailleurs et d'armes de poing. La victime est morte sur le coup.

Selon une source judiciaire, la police judiciaire de Marseille, chargée de l'enquête, a retrouvé une quarantaine de douilles sur place. La voiture qui a servi aux tueurs, a été découverte incendiée à 800 mètres du lieu de la fusillade avec à l'intérieur une Kalachnikov et un pistolet automatique 9 mm.

Les tueurs ont pris la fuite à bord de deux voitures différentes pilotées par des complices, dont une équipée d'un gyrophare.

Paul Ferrandi, qui habitait Bouc-Bel-Air, près de Marseille, rendait régulièrement visite à une amie à La Crau, a précisé la même source.
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Écrit par : biscotte | 14 août 2006

Je voulais finir en vous présentant celui qui travaille avec Stéphane Quéré, puisqu'il s'agit de vos références quand vous avez parlé de cette émission animé par dusquesne et orchestré par bardin via la société appartenant au corse tony comiti !


(j'ai trouvé int---------!)

(Encore un issu d'Assas comme Sar---y, l'ami d'un corse célébre : Monsieur Pas-ua,
Pasqua que l'on relie à l'Afrique, aux jeux, et que l'on retrouve même ayant fait parti du SAC d'après certains articles, celui là même qui est mis en examen "à la fin de sa carrière ")
Bizarre qu'on est mis tant de temps pour le mettre à mal si il est tout ce qu'on dit sur lui est vrai!


On pourrait imaginer qu'il y ait un changement d'équipe ! ;)


http://lmsi.net/article.php3?id_article=177
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Xavier Raufer
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.


Xavier Raufer, de son vrai nom Christian de Bongain, est un universitaire et écrivain français né en 1945. Militant d'extrême-droite dans sa jeunesse, il se recentre politiquement et travaille à l'Institut d'Histoire Sociale fondé par Georges Albertini. Enseignant à l'université Paris II, il est également chargé de cours à l'Institut de Criminologie de Paris. Il a publié de nombreux ouvrages consacrés

Voici qui sont ceux qui enquêtent sur le crime en France, accointance avec l'extrême droite, donc je ne suis plus étonnée que l'on parle si facilement des cités, en salissant un français d'origine magrébine, et qu'on mette les gants avec le milieu criminel notoire, où les cols blancs pullulent !
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http://lmsi.net/article.php3?id_article=177
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Discours et lois sécuritaires
Alain Bauer et Xavier Raufer, marchands de peur, par Laurent Mucchielli


Lecture critique d’un étrange "Que sais-je ?" consacré aux "Violences et insécurités urbaines"


Ce texte est disponible sur le site personnel de Laurent Mucchielli (http://laurent.mucchielli.free.fr), consacré, entre autres, aux thèmes de la déviance et de la délinquance. Sont aussi disponibles, sur ce site, les analyses du groupe CLARIS : clarifier le débat public sur la sécurité

Avec ce petit livre publié dans une collection bien connue, MM. Bauer et Raufer (respectivement PDG d’une société privée de "conseil en sûreté urbaine" et journaliste) affichent une grande ambition : "il manquait à l’opinion, aux médias, à la classe politique un document concret, clair, bref, un livre qui allierait à la description froide de la situation, la présentation détaillée des méthodes efficaces pour tenter de maîtriser les violences urbaines" (p. 6). Mais en réalité leur propos a aussi des visées politiques puisqu’il s’agit de réaliser une prise de conscience face à de nombreuses années d’ "aveuglement idéologique" et de "pieuses intentions", les auteurs désignant par là les politiques de prévention mises en œuvre depuis 1982 à l’initiative de la gauche (p. 4-5). Or, ce serait précisément depuis ce moment que la situation se serait dramatiquement aggravée : extension géographique de la violence, précocité, récidive et violence accrues des délinquants (p. 4). Enfin, cette aggravation générale serait à relier à l’immigration (p. 5, 30). D’emblée, on comprend que ce livre a beau présenter une façade universitaire, il est écrit avec des arrières-pensées politiques [1].

Les enjeux généraux posés, reste à évaluer l’expertise dont se réclament les auteurs, notamment l’expertise statistique : "le diagnostic précis et étayé que nous proposons ci-après s’appuie sur l’observation clinique de centaines de données vérifiées et minutieusement recoupées [qu’est-ce qu’une observation clinique de statistiques ?]. Ces données proviennent elles-mêmes de sources multiples (instances de répression, ministères divers, centres de recherche universitaires, régions et municipalités, sociétés d’assurance, etc.), de façon à ce qu’elles se corrigent et se complètent les unes les autres" (p. 6-7). D’emblée, on peut dire que cette phrase constitue une grossière erreur méthodologique. Des sources aussi différentes ne sauraient en aucun cas "se corriger et se compléter les unes les autres" pour la raison qu’elles ne procèdent pas des mêmes bases ni des mêmes modes de calculs. Ce que trahit sans doute un tel raisonnement, c’est le fait que les auteurs n’hésiteront pas à piocher ici ou là, dans des statistiques de provenances variées, les chiffres qui sembleront le plus justifier les interprétations qu’ils veulent faire passer auprès du lecteur. De fait, c’est bien ce qui se produit tout au long du livre. Voici quelques exemples.

Dès la première affirmation du livre, on est interloqué : "toutes les données disponibles montrent que, depuis 1982, la criminalité s’est enracinée dans plusieurs centaines de quartiers urbains et périurbains de la France métropolitaine. Des zones où, souvent sans partage, règnent des délinquants toujours plus jeunes, toujours plus violents et toujours plus récidivistes " (p. 4). En effet, les seules "données disponibles" sur la délinquance, de façon constante et durant cette période, sont les statistiques de police et de justice. Or, primo, ces données ne montrent pas de rupture de tendance en 1982. Ainsi que chacun peut le lire dans le recueil de statistiques publié chaque année par le ministère de l’intérieur, la courbe des faits constatés indique une forte poussée durant les années 70 et jusqu’en 1984, puis une baisse entre 1984 et 1988, et de nouveau une hausse à partir de 1988. Dès lors, pourquoi donc écrire qu’un changement massif a lieu en 1982, sinon peut-être pour laisser entendre que ce changement négatif est du à l’arrivée de la gauche au pouvoir... ? Secundo, ces statistiques ne permettent pas de dire que les délinquants sont "toujours plus jeunes". Elles distinguent les majeurs des mineurs, c’est tout. Et si la part des mineurs dans la délinquance enregistrée augmente, c’est seulement depuis... 1993, et non de 1982. Quant à savoir, tertio, si ces mineurs sont "toujours plus violents", il faudrait pour cela regarder le détail de cette hausse de la part des mineurs, infraction par infraction [2]. Or, ce qu’un tel examen montre, c’est que les plus fortes hausses concernent la plupart des vols, l’usage, l’usage/revente et le trafic de drogue (on rappellera qu’il s’agit essentiellement de cannabis), les destructions et dégradations de biens privés et surtout publics, les outrages et violences à agents de la force publique et le port et la détention d’armes prohibés. Dans la mesure où il s’agit d’infractions dont la découverte s’effectue le plus souvent en flagrant délit sur la voie publique, on pourrait surtout faire l’hypothèse que cette augmentation toute récente est due non pas à un changement soudain dans les comportements des jeunes, mais plutôt à une répression accrue de ces comportements par la police. Certes, les homicides, coups et blessures volontaires ainsi que les viols augmentent également en chiffres bruts, mais cette augmentation n’est pas spécifique aux mineurs : elle a lieu également chez les majeurs. Dès lors, il est bien difficile d’étayer l’idée de délinquants "toujours plus jeunes et toujours plus violents". On sait que ce thème constitue le fond de commerce de la presse à sensation ("Le chef de la bande avait 12 ans !", etc.), mais on attendait autre chose d’un ouvrage prétendant offrir un "diagnostic précis et étayé".

Dès la page suivante (page 5), on entrevoit à nouveau la façon dont les auteurs biaisent la présentation des données pour asseoir leur interprétation. Ils citent un sondage d’opinion paru dans Le Figaro "avant les élections législatives de juin 1997" (pourquoi ne pas donner la date exacte ?) :

" ’Parmi ces divers thèmes, quels sont ceux dont devrait s’occuper en priorité la majorité RPR-UDF ?’ :

* lutte contre l’immigration clandestine, 47 % ;

* lutte contre l’insécurité, 43 %.

Notons que ces deux thèmes étaient clairement placés en tête d’une série de dix réformes possibles"

En apparence, des "faits clairs et précis". En réalité, dans le contexte, une liaison suggérée entre immigration clandestine et insécurité, puisque la première note de la même page loue le "réalisme nouveau des médias" qui n’hésitent plus à évoquer les "facteurs sociaux mais aussi ethniques" de l’insécurité. De fait, si les deux choses n’avaient rien à voir, pourquoi donner le premier chiffre ? Et quelles étaient les autres propositions de réforme ? La page suivante donne un autre sondage où la préoccupation du chômage arrive en tête ; dès lors pourquoi la lutte contre le chômage n’était-elle pas citée dans le premier sondage ? Est-ce parce qu’il concernait seulement les électeurs RPR et UDF ? On voit que, loin de parler d’elle-même, la présentation des faits pose en réalité plus de questions qu’elle n’en résout parce qu’elle n’est jamais précise et complète.

Pages 9-10, présentant les "caractéristiques communes des ’quartiers sensibles’ de la France métropolitaine", on lit : "Toxicomanie touchant parfois jusqu’au tiers des adolescents, les victimes étant souvent elles-mêmes d’origine africaine ou maghrébine". Ce passage vise à établir une liaison entre Drogue et Immigration mais ne constitue en aucun cas un "fait clair et précis". En effet, de quelle toxicomanie s’agit-il ? Drogue dure ou haschich ? Cela n’a rien à voir dans la réalité, "sur le terrain" comme diraient les auteurs (qui ne semblent pas en réalité s’être déplacés dans les quartiers dont ils parlent). Ensuite, le terme "souvent" est tout sauf précis. Dans quelle proportion exacte les jeunes d’origine africaine (rappelons que le Maghreb fait partie de l’Afrique) se droguent-ils dans ces quartiers ? Ensuite, combien sont-ils proportionnellement dans ces quartiers ? Si on ne le dit pas, on ne peut pas savoir s’ils se droguent plus que les jeunes d’origine française. Et les chiffres donnés dans les lignes et les pages qui suivent ne font qu’introduire encore davantage de confusion puisque l’on apprend d’abord que les écoles et collèges de ces quartiers "comptent de 30 à 80 % d’enfants issus de familles non francophones" (p. 10), ensuite que 17,6 % des habitants de ces quartiers sont de langue maternelle étrangère (p. 11), enfin que "partant des statistiques disponibles, Délégation interministérielle à la ville, forces nationales de police, offices HLM, etc., estiment que [...] les ’quartiers sensibles’ proprement dits regroupent en moyenne 40 % d’étrangers" (p. 13). Nous vérifions ici le fait que, le premier chiffre étant issu des RG, le second de l’INSEE et le troisième d’une sorte de moyenne entre des données inconnues d’organismes officiels qui n’ont rien à voir entre eux, des sources aussi différentes ne peuvent en aucune manière "se corriger et se compléter les unes les autres" comme le prétendent les auteurs.

Un exemple plus flagrant encore de manipulation du lecteur est donné page 23 avec le tableau VII dont la légende est la suivante : "Quartiers sensibles où se produisent des violences spécifiques (émeutes, etc.) visant à protéger le commerce des stupéfiants, 1993-1997". En réalité, c’est cette légende qui est quelque peu stupéfiante. En effet, la démarche impartiale dont se réclament les auteurs consisterait à donner des chiffres puis à les interpréter de façon réflexive. Or ici, la légende du tableau donne directement l’interprétation en disant que les émeutes visent à protéger le trafic de drogue. Dès lors, plus besoin de discussion sur les motivations des émeutiers, les chiffres se mettent à parler d’eux-mêmes et le lecteur est censé être effrayé par une évolution à sens unique et univoque. Les émeutes sont le fait des trafiquants de drogue qui veulent éloigner la police de leur activité, un point c’est tout (cf. aussi pp. 59-60). Comme tout devient plus simple lorsque l’on procède ainsi !

Arrêtons-là une série d’exemples qui pourrait se poursuivre longtemps et venons-en plus en détail à l’analyse des sources prétendument "scientifiques" utilisées tout au long de ce livre.

Quant aux sources statistiques, la principale est produite par la section "Villes et banlieues" des Renseignements Généraux (RG), dirigée par la commissaire L. Bui-Trong. Or ceci pose de nombreux problèmes. En effet, tandis que les statistiques de police ordinaires traitent de l’ensemble de la délinquance et de la criminalité constatées sur le territoire national au moyen d’une grille d’analyse unifiée depuis 1972, les statistiques des RG sont toutes récentes et ne sont unifiées ni dans leur base ni dans leur mode de calcul. C’est en 1991 qu’est née cette nouvelle section, avec pour mission l’anticipation des émeutes. De fait, elle va rapidement établir une cartographie des "quartiers sensibles" et tenter d’y mesurer l’ampleur des "violences urbaines" à travers une "grille d’évaluation" qui, en réalité, s’intéresse avant tout à l’ampleur des difficulté que rencontre la police dans ces quartiers [3]. En l’espace de quelques années, les chiffres fournis par cette section vont indiquer une aggravation continue de la situation. Et c’est la raison pour laquelle ils intéressent tant Bauer et Raufer (p. 20-26). Mais ces chiffres sont-ils crédibles ? Rien n’est moins sûr. Primo, la base de calcul n’est pas stable dans le temps (le nombre de quartiers enquêtés a triplé depuis la création de la section des RG). Secundo, on doit se demander si cette hausse ne reflète pas avant tout l’effet naturel d’aggravation continu propre à tout nouvel instrument de mesure dans les années qui suivent sa mise en place. L. Bui Trong l’a du reste implicitement reconnu [4]. On mesure par exemple le poids du simple nombre de fonctionnaires mobilisables pour la collecte des données, nombre qui influe à la fois sur la quantité de faits relevés et sur leur localisation géographique. Et dans la mesure où la commissaire annonce dans ce texte le recrutement d’une quarantaine de nouveaux agents, on peut déjà prévoir que les statistiques témoigneront d’une dégradation dans les années qui suivent...

Quant aux sources d’interprétation psychosociologique, les auteurs insistent sur l’inquiétante désocialisation des nouveaux délinquants : "Pour la plupart, ni l’école qu’ils fréquentent peu, ni des parents souvent démissionnaires, n’ont pu les doter d’une grille de référence leur permettant de distinguer l’autorisé du toléré et de l’interdit. Enfin, ces adolescents ne sont pas préparés psychologiquement aux sanctions prévues en cas de transgression des interdits - si tant est que la société se décide à les appliquer" (p. 27). Il s’agirait ainsi de jeunes "sans repères, ni moraux, ni sociaux, ni civiques" [5] . Sur quoi reposent de telles interprétations psychologisantes ? Hélas apparemment sur l’intuition personnelle des auteurs, alimentée par la lecture des faits divers de la presse d’information générale, en particulier deux quotidiens qui font leur miel du thème de l’insécurité et des faits divers s’y rapportant : Le Figaro et Le Parisien. A aucun moment, les auteurs ne font référence à des travaux sociologiques ou psychologiques. La description empruntée aux faits divers est censée là encore "parler d’elle-même". Ainsi : "Dans les cités chaudes de Grenoble, on trouve désormais des bandes agressives dont les membres ont de 8 à 10 ans - de véritables gangs d’enfants, protégés en sus par une efficace loi du silence" (p. 28). Qu’importe aux auteurs la lecture, par exemple, des deux volumes des actes du 29ème congrès de l’Association Française de Criminologie, consacrés à "Délinquance et précocité" (édités en 1995). Il est en effet incomparablement plus rapide de recopier un fait divers raconté dans Le Figaro du 8 mars 1997... A tel point, qu’on se demande du reste ce que vient faire la bibliographie (pourtant déjà bien pauvre) qui figure à la fin du livre. Dans la plupart des cas, elle est en effet purement formelle, les auteurs n’ayant pas ouvert les ouvrages qu’ils citent. Ainsi, s’ils avaient vraiment lu le livre mentionné sur les statistiques de la délinquance [6], ils n’auraient pas commis les erreurs méthodologiques que nous avons relevées... Plus amusant encore : on se demande bien pourquoi les auteurs citent Surveiller et punir de Foucault ! Et la liste est longue : pourquoi citer les travaux de C. Bachmann, H. Lagrange ou encore S Roché puisqu’ils ne sont jamais utilisés dans le texte ? La raison est sans doute qu’il ne s’agit que de poudre aux yeux, d’une pseudo-caution universitaire qui ne doit pas tromper le lecteur [7]. En réalité, le livre de Bauer et Raufer repose fondamentalement sur deux pieds : des documents administratifs d’un côté (surtout ceux qu’élaborent les RG), des coupures de presse de l’autre (surtout les faits divers et surtout la presse sécuritaire). Toute la littérature sociologique et psychosociologique (voire ethnologique) sur les jeunes des quartiers populaires est inconnue des auteurs. Autant dire que, du point de vue scientifique, ce livre est particulièrement contestable, de même que les positions idéologiques qui le sous-tendent sont aisément repérables. Nous ne nous en réjouissons pas car il s’agit d’un manuel (d’une collection qui n’est manifestement plus ce qu’elle était) certainement consulté par de nombreux lecteurs n’ayant pas les connaissances suffisantes pour en faire la critique méthodologique.

Laurent Mucchielli Texte mis en ligne le 23 octobre 2003

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Écrit par : biscotte | 14 août 2006

http://www.paroles.net/chansons/21691.htm
Michel Sardou
Paroles: Michel Sardou. Musique: Jean-Pierre Bourtayre
Je pense au jeune homme imprudent
Qui prend entre six mois, deux ans,
Pour un désordre assez minable
[#ff3800][b]Et ceux que la Loi n'atteint pas.
On a devant soi la Justice
Et l'apparence de la justice.
La nuance est indéfinissable.
Ce qui est pris ne se rend pas.


Selon que vous serez etc. etc.



Selon que vous serez puissant ou misérable,
Etc. etc.

Il y a la rumeur provinciale
Qui prend l'allure phénoménale
D'un drame humain considérable
Multiplié par Ies médias
Lorsque l'attaque et la défense
Se risquent au jeu de l'éloquence,
Il faut des hommes irréprochables
Ou dans le doute on s'abstiendra.

Selon que vous serez puissant ou misérable,
Etc. etc.

Sur le très vieux chemin du vice
Que les hommes ambitieux choisissent,
On sait des montages incroyables
Des lingots d'or des chèques en bois.
Nous avons connu en France
De ces bons vendeurs d'indulgences
Qui ont ruiné le contribuable
Il y a des choses qu'on n'oublie pas.

Selon que vous serez puissant ou misérable,
Etc. etc.

Mais ce qui n'a jamais tenu,
C'est une République sans vertu.
La Fontaine écrivit sa fable
Alors que nous avions un Roi...

Selon que vous serez puissant ou misérable,
Etc. etc.[/b][/#0000ff]

Écrit par : biscotte | 14 août 2006

Bonsoir,

Vous avez apporté de nombreuses précisions étayées de nombreuses références.

Pour ma part, j'ai, comme promis, enlevé le nom et indiqué seulement les initiales.

Je vous souhaite une bonne continuation pour votre action.

Je me permets de vous inviter à ajouter des précisions si vous le souhaitez.

J'aimerai aussi vous demander, ce qui me semble intéressant, de venir nous indiquer les suites judicaires de votre action.

A bientôt.

Écrit par : fxrd | 14 août 2006

Je précise que frédéric ploquin , l'accolyte de bardin, (Marianne) a écrit quelques lignes sur Farid, dans le livre parrains et caids "dépot légal septembre 2005", se garde bien d'accuser Farid d'avoir une carrière jonchée de cadavre de son vivant.; et n'emploie pas le terme rotisseur)
Et pourtant un livre est une belle tribune, cela prouve que des journalistes, abusent de la faille juridique quant à la mémoire des morts, sauf que je rappelle que les médias ayant apporté un préjudice moral aux ayants droits, sont condamné pour toute atteinte au respect dû à la vérité (voir Civ. 10 octobre 1996, Bull. n° 356)

page 510 ploquin dit :
Pour ces hommes, la vie idéale, celle qui a du goût, se rapproche plus du triptyque calibres-bagnoles-gonsesses que du métro boulot dodo....
cela rappelle étrangement la phrase du "témoin";) masqué ;;; qui dit, ils veulent leur blondes leur mercedes....

ploquin m'a dit au téléphone qu'il voulait faire un portrait de Farid qui allait dans le sens des quelques lignes qu'il a osé écrire de son vivant , suite à des lettres reçues de prison comme par hasard, on lui écrit quand Farid est mort, ces gens parlent parce qu'ils n'ont plus peur, mais si on suit cette logique comment expliquer que ces gens n'ont pas peur d'éventuels amis vivants ?
Et comme si des lettres émannant de repris de justice pouvaient être des preuves devant un Tribunal, j'attends votre papier cher Fredo, vous me faites pensez à ces gens qui bandent sur un certain milieu , dont vous pensez avoir percé les mystéres ;)

bardin se permet de relier M F assassiné le 7 avril 2007 sur son scooter, au "gang de Farid" parce qu'il a su par la police qu'il y avait une écoute, mais il a était incapable de me dire de quelle année cette écoute date.
Relier les gens par une écoute qui remonte peut -être à la maternellle et affirmer ensuite dans la presse qu'il s'agit d'un gang me semble léger !


On se demande juste pourquoi ne pas avoir écrit clairement que Farid avait tué dans votre livre, et pourquoi vous vous permettez votre article à sa mort....

marianne est à gauche ? depuis que j'ai plongé le nez dans votre milieu, j'ai décidé de ne plus voter de ma vie, et surtout d'évitez les gens de gauche de votre espèce !

Écrit par : biscotte | 14 août 2006

Quant à Jerome Pierrat journaliste au nouvel observateur qui est venu vendre son livre sur les caids des cités, le jour de l'émission
Dans son livre une histoire du milieu, ses comentaires sur les dernières années, sont la copie conforme ------a t'il été ---où ont t'ils les mêmes sources révélatrices ? ;p


est t'il aussi pointu que son confrère François Cavigliolli ?

François Cavigliolli ce journaliste qui a sûrement des origines de cette ile française appelé Corse (prend t'on les rétais pour des estrangers ? non ils sont français -----)
celui là même qui apprit à la France que les tombes de Carpentras ont été profané par des fils de notables du Fn, (sic), alors qu'il n'en était rien, est qui est malgré tout, toujours en place au Nouvel obs !
Parce que ça c'est une sacrée--, quand on repense à cette affaire !

Ce monsieur n'a pas hésité à affirmé que Farid avait assassiné un tel et un tel, et quand je lui ai demandé quelle preuve factuelle , et à quel procés il se référait pour faits d'assassinats , il a glissé sans répondre !

Il s'est écrié en pensant que j'allais perdre de vue mes questions de fond
"savez vous qui l'a tué ? tout le monde à Marseille qui l'a tué à Marseille "
Ha bon françouiais tout le monde le sait, mais alors que fait la police ?
Mais si ce sont "des assassins originaires de cette belle ile française appelée la corse qui l'ont tué, en quoi cela te donne t'il le droit d'accuser Farid de la mort de ce roch colombani ? et d'autres personnes dont tu as cité des noms ?

Question à laquelle tu seras invité à répondre au Tribunal !
Mais grace à vous, chers profandeurs de la liberté d'expression, j'ai appris à décripter l'actualité et ne plus me faire manipuler, vous voulez plus de liberté de la presse, moins de respect de la vie privée, pour en faire quoi ?

de la manipulation, orienter le bon peuple grace aux notes ---, faire sortir des affaires quand on vous le demande, les aidez nous mettre dans la matrice ? ;)

En quoi peux t'on être libre d'écrire quand on est en cheville avec le pouvoir ?

Il parait qu'eddy pleynel qui s'est fait viré du Monde après le scandale de Face cachée du Monde, d'après ce que j'ai lu,
il ne travaillait plus qu'en recopiant les révélations de "ses amis" lui soufflé , va ouvrir une école de journalisme waoufff ,
Si cette info est vraie, je suis curieuse de savoir comment les futurs journalistes seront formatés par Pleynel ;;;;
Mais au fait, si Pleynel a sauté du Monde, pour quelle raison Colombani est t'il resté ? ;
La punition aurait dû être équitable non ?




http://maljournalisme.chez-alice.fr/index.htm

Écrit par : biscotte | 15 août 2006

la jurisprudence avance...


DIFFAMATION ENVERS LA MÉMOIRE DES MORTS

L'application de l'article 1382 du code civil en réparation des abus à la liberté d'expression est conforme à la Convention européenne des droits de l'homme


L'article 1382 du code civil, tel qu'interprété par la jurisprudence, offre la prévisibilité des restrictions apportées à la liberté d'expression posée par l'article 10, al. 2 de la Convention européenne des droits de l'homme.

La défense par les héritiers, de la mémoire d'une personne décédée, constitue un but légitime et mérite donc d'être protégée au même titre que la liberté d'expression, ...

Tribunal de grande instance Paris (17e ch. / presse) 16/11/2000 - Consort Breyer c/ l'Express et Breyer c/ Calmann Levy (2 espèces)

▪ Pour obtenir la minute de la décision : cliquez-ici
▪ Le résumé dans Légipresse n°178 - Janvier 2001 : cliquez-ici

http://www.legipresse.com/



DIFFAMATION ENVERS LA MÉMOIRE DES MORTS

Requalification d'une action engagée sur le fondement de la responsabilité civile en action en diffamation envers la mémoire des morts



Si l'article 34 de la loi de 1881 n'incrimine les diffamations dirigées contre la mémoire des morts que dans les cas où les auteurs de ces diffamations ont eu l'intention de porter atteinte à l'honneur ou à la considération des héritiers époux ou légataires universels vivants, IL N A PPARAIT PAS NECESSAIRE pour qu'une telle intention soit caractérisée que les héritiers soient formellement désig...

Tribunal de grande instance Paris (17e ch.) 14/10/2002 - Gevaudan c/ SA Perrin et Aussaresses

▪ Pour obtenir la minute de la décision : cliquez-ici
▪ Le résumé dans Légipresse n°198 - Janvier 2003 : cliquez-

Écrit par : biscotte | 16 août 2006

ca serai possible d'obtenir une copie de la video de farid B merci de me repondre dès que possible ...

Écrit par : chahide | 12 décembre 2006

salut biscote 13 j'admir ce que tu fais pour la memoire de ton proche et j'aimerais bien avoir une copie du reportage en question merci beaucoup et bonne continuation

Écrit par : ali | 12 décembre 2006

Bonsoir

Je reviens vous voir, suite à l'émission complément d'enquête je tenais à vous signaler que l'un des complices des assassins de la brasserie les maronniers et un mafieux en col blanc, et pourtant le Ministère de l'intérieur patron de la police n'a pas trouvé anormal qu'il siège au sein d'un cercle de jeu soumis à un contrôle : enquête de moralité et de compétance.
Y'a de quoi rire, à cette heure ci les grands journaleux sont silencieux
C'est plus courageux de salir les morts qui n'ont plus le droit de réponse, que de parler d'un parrain cité dans le rapport du Procureur Legras, cousin d'un élu corse qui éjecta 900 000 francs en boisson par solidarité familiale dans une boite de nuit qui explosa à point
Les 900 000 francs ne furent jamais remboursés
(prêt de 250 000 euros par une filiale pourrie du crédit agricole corse la Cadec)

http://www.investigateur.info/affaires/corse/articles/legras.html
Et personnne ne s'est étonné que le Ministère de l'Intérieur trouve moral ce genre de personnage incarcéré à ce jour pour recel de criminel mais va t'on savoir pour quelle raison un criminel appelle Paul LANTIERI. et personne d'autre pour lui trouver un médecin marron ?
Avez vous entendu abordé ce sujet "génant" ? Avez vous lu dans la presse un long article qui sali ce Paul LANTIERI. non, vous avez remarqué l'absence de couilles de ceux qui vous manipulent derrière vos tv et dans les journaux ?
A suivre




Le Parisien du 17 janvier 2007

Guerre des gangs : trois corses chez les corses

Au terme de près de 96 heures de garde à vue, trois des cinqu individus soupçonnés d'être liés aux règlements de comptes qui ont ensanglanté le sud de la France depuis le début de l'année ont été présentés à des magistrats à Marseille.
Le sort judiciaire de Ange Toussaint FEDERICCI, PAUL LANTIERI et PAUL BASTIANI, interpellés vendredi à Paris et à Aix en Provence, n'était hier soir pas certain. Tous nient les accusations ou refusent de répondre aux questions.
Le premier âgé de 46 ans devait être mis en examen pour assassinat.
Les policiers ont retrouvé du sang lui appartenant sur le parking de la Brasserie des Maronniers, un établissement marseillais où le 4 avril 2006, un commando a ouvert le feu sur le client.
Trois personnes y avaient trouvé la mort, dont Farid B leader présumé d'une équipe rivale du gang des corses auquel appartiendrait Ange-Toussaint.
UN MEDECIN PEU REGARDANT
Tout semble avoir commencé par le meurtre de Robert FELLICAGGI explique une source proche du dossier. Avec la disparation de cette figure sur l'île de beauté, certains ont cru qu'un boulevard s'ouvrait devant eux. Trop ont pensé cela.
Il y a de sévéres collisions."
La guerre des gangs ainsi fait une dizaine de mort en quelques mois au terme desquels l'équipe corse semble être sortie vainqueur. Mais le soir du 4 avril, Ange Toussaint est blessé dans la fusillade par richochet d'une balle. Touché à la jambe, il doit se faire soigner. Il va faire jouer les amitiés insulaires. C'est à ce stade que Paul Lantieri serait intervenu. Les enquêteurs croient le reconnaitre derrière un numéro de téléphone et une voix que le commando contacte cette nuit là pour trouver un médécin.
Les réseaux fonctionnent et un praticien de la clinique clairval à Marseille, contacté depuis Paris où se soigne sans poser trop de questions cet "accidenté de la route".
Directeur artistique du tout nouveau cercle de jeu CONCORDE ouvert à Paris avec l'autorisation du Ministère de l'Intérieur Paul LANTIERI est un membre d'une influente famille de Bonifacio (corse du sud)

Un temps propriétaire de la grande discothèque de l'île, l'AMNESIA, il s'était retiré à Aix en Provence au lendemain de l'explosion de son établissement dans un attentat en avril 2000, quelques jours APRES le déclenchement d'une enquête fiscale dans laquelle il a été condamnée à six mois de prison avec sursis et 30 000 euros d'amende.

Quand à Paul BASTIANI, il aurait prêté assistance au commando lors de sa fuite, juste après la fusillade de la Brasserie des Marronniers.

Julien DUMOND




Criminalité-homicide-police-justice
Fusillade à Marseille en 2006: une figure du banditisme écrouée

MARSEILLE, 17 jan 2007 (AFP) - Un braqueur récidiviste,
Ange-Toussaint Federici, interpellé vendredi à Paris, et deux autres
hommes, dont un propriétaire de boîtes de nuit, ont été mis en examen mardi
soir respectivement pour assassinat et recel de criminels dans le cadre de
l'enquête sur un règlement de comptes à Marseille, a-t-on appris mercredi
de source judiciaire.
Fiché au grand banditisme, Federici, 42 ans, a été mis en examen
pour assassinat et écroué, a indiqué à l'AFP le procureur de la République
de Marseille, Jacques Beaume.
Deux complices présumés, Paul Bastiani et Paul Lantieri, ont été
mis en examen pour recel de criminels et également écroués. Les trois
hommes sont tous originaires de Corse.
Deux autres hommes qui avaient été placés en garde à vue ont été
laissés en liberté, "mais cela ne veut pas dire qu'ils ne pourraient pas
être inquiétés", a précisé M. Beaume.
Le 4 avril 2006 au soir, dans le café-restaurant "Les Marronniers"
dans le XIIIe arrondissement de Marseille, un commando d'une dizaine
d'hommes encagoulés avait ouvert le feu, tuant trois personnes. Parmi les
victimes figurait Farid Berrhama, 40 ans, fiché au grand banditisme. Il
avait été libéré en août 2005 de la prison de Luynes (Bouches-du-Rhône) où
il était en détention provisoire pour trafic international de drogue.
C'est l'ADN de l'un des agresseurs blessé lors de la fusillade des
Marronniers, retrouvé sur place par les enquêteurs, qui leur a permis de
remonter la piste jusqu'à Ange-Toussaint Federici.
Blessé à une jambe, Federici s'était fait soigner sous le nom de
"Monsieur Simeoni" dans un hôpital puis dans une clinique privée de la cité
phocéenne où il avait été conduit par les autres membres du commando au
nombre d'une dizaine.
Il a finalement été arrêté vendredi à Paris avec deux de ses
lieutenants, grâce à un "tuyau" des policiers parisiens de la nouvelle
Brigade de recherches et d'interventions financières (BRIF) assistés de
leurs collègues de l'Office central de lutte contre le crime organisé
(OCLCO).
Paul Lantieri, quinquagénaire originaire de Bonifacio, a été
interpellé en douceur vendredi à Marseille en gare Saint-Charles, selon une
source proche de l'enquête. Propriétaire de plusieurs établissements
aixois, dont un restaurant, et d'un cercle de jeux à Paris, il n'avait été
inquiété par la police qu'une seule fois, en 2000, lors de la destruction
en Corse de sa boîte de nuit "L'Amnesia".
Il est soupçonné d'avoir aidé Federici à soigner sa blessure en le
mettant en contact avec une clinique. Pendant sa garde à vue, il aurait
évoqué un réflexe de solidarité corse, selon la même source

Écrit par : biscotte | 19 janvier 2007

Je n'ai pas de vidéo mais vous pouvez visionner toutes les émissions sur le site http://ina.fr


L'affaire de mon oncle ennuie et géne des mafieux politiques, des médecins marrons, et des assassins et à cette heure ci je n'ai pas encore lu de grands articles

Écrit par : biscotte | 19 janvier 2007

J'ai retrouvé les invités de c dans l'air sur l'Ina à la mort de Farid

Qui se sont servis des cités, à la mort de Farid, pour asseoir la thèse d'un sa---zy.



Ce "cher Yves Ca--et " invite les bonnes personnes :

un Jérôme Pier--t qui a compulsé des faits divers concernant qu'une "certaine population" dans son livre la mafia des cités

un R---er Xavier qui a fait ses classes à l'extrème droite, un bon faiseur de peur...

http://www.voltairenet.org/article416.html
"1986 : Selon René Monzat, il serait la personnalité anonyme interviewée comme Monsieur antirerrorisme de Charles Pasqua, dans la revue Eléments (n° 61, hiver 86) d’Alain de Benoit. Il aurait alors été analyste aux côtés de Jean-Charles Marchiani."

Raufer Xavier n' a jamais abordé de sujet sur la mafia corse, il préfére parler des islamistes et autres cibles bien spécifiques. ;;;

http://lmsi.net/article.php3?id_article=177
http://fr.wikipedia.org/wiki/Xavier_Raufer

Xavier Raufer, de son vrai nom Christian de Bongain, est un universitaire et écrivain français né en 1946.

Militant d'extrême droite dans sa jeunesse, membre d'Occident, il se recentre politiquement

et participe au réseau de Georges Albertini.

Enseignant à l'université Paris II, Xavier Raufer est également chargé de cours à l'Institut de criminologie de Paris.

Il a publié de nombreux ouvrages consacrés à la criminalité, au terrorisme et à l'insécurité urbaine.

******Il fut épinglé par de nombreux chercheurs****, voyant dans ses méthodes une contradiction avec les principes scientifiques.
En effet, les sciences sociales *****devraient, selon le corps scientifique, permettre une vision la plus généralisable possible. *****


Ses travaux se serviraient trop d'exemples particuliers (et non-généralisables), *******tendent à donner une vision catastrophiste de la réalité des ZUP.******

En dehors de l'Université Paris II, on peut parfois l'entendre sur Radio Courtoisie, dans l'émission de Claude Reichman.








Pl--uin l'ami des flics qui n'est qu'une photocopieuse de pv et qui se la joue spécialiste du milieu.
Il suffisait d'assister au procès de Menconi pour s'apercevoir que le soit disant chef de la Dream team décrit par ploquin n'avait rien à voir dans la réalité avec ce portrait dressé par un ploquin qui n'écrit que ce qu'on lui dicte, aucune investigation !

La preuve Le grand Daniel a été acquitté et il n' a même pas était condamné pour une association de malfaiteurs.




Et qui est le journaliste qui est présenté comme LE SPECIALISTE DU BANDITISIME ???

("titre" que j'ai retrouvé dans plusieurs articles : omar charif


Je suis sûre à 80% que c'est lui qui a intoxiqué avec ses rumeurs .
Grégory Peytavin pour paris match qui a écrit un des articles les + crades s'est adressé à omar charif,
pour preuve personne n'avait mon numéro de téléphone hormis Frédéric Legrand de 20 minutes à qui j'ai confié mon tél pour le remettre à charif à qui j'avais deux mots à dire quant à son intervention sur le journal de france 2 le 5 avril 2006
"ce minable" (omar charif petit pigiste de l'afp et 20 minutes a donné mon numéro de téléphone à toutes les rédactions sans jamais m'avoir appelé ni même demandé l'autorisation !

J'ai mes factures détaillées et une conversation enregistrée avec Frédéric Legrand qui m'a juré n'avoir donné mon téléphone qu'à une seule personne : omar charif !



sarkozy ------ nie une évidence, quand à l'article ci dessous, il nie un rapport des Rg puisque sa campagne politique a été basée sur la peur, il ne veut pas perdre son fond de commerce!!!
les cités ! les racailles

Et certains journalistes sont là pour l'aider à faire passer son message !
Qui insiste lourdement sur les gangs ???? omar charif
Qui a intérêt à faire oublier la forêt de la région paca et de faire croire que les cités regorgent de dangereux criminels sanguinaires revendeurs de drogue à la tonne ?
Alors qu'à quelques mètres de l'Eveché, des affaires louches sont ouvertes et prospérent sans être inquiétées !
Qui a donné le cercle de jeux concorde? Et comment les Rg ont t'ils pu trouber un homme cité dans le rapport du Procureur Legras de bonne moralité
Combien de journalises ont parlé du fond ?





complément d 'enquête sur le grand banditisme, grégoire bardin a instumentalisé l'histoire sous couvert d'un concombre masqué.

Alors que Farid n'a jamais mit les pieds dans cette banlieue !

Dans ce milieu, ils sont pires que les flics, ils sont physios, ils connaissent toutes les techniques de flics, ils savent déjouer les filatures et faire une enquête , et ils sont capables de reconnaitre un tic de langage même avec une voix camouflée, et un visage masquée est facilement reconnaissable.



Qui est à la tête de la société Tony comiti ? un corse proche d'un autre faiseur de peur : charles villeneuve le pote à pasqua !

122% DE + value à Neuilly où sarkozy a été maire, dans le département 92 ancien fief de pasqua, où l'on retrouve des balkany and co
Tout le monde fait 122% de + value en 10 ans ben voyons !

Et les cités vous intéresse, en matière de crimes, ces gens ne payent jamais les autres font de la prison ou meurt jeunes et l'impunité pour ces racailles en cols blancs à part ça je vous laisse philosopher et donner pour référence des ex de l'extréme droite !




VIOLENCES URBAINES

Violences urbaines :
"une révolte populaire"
Alors qu'un rapport des Renseignements généraux parle du caractère spontané des émeutes, Nicolas Sarkozy continue de dénoncer le rôle des "mafias".


Des pompiers tentent d'éteindre une voiture en feu à Gentilly, au sud de Paris, début novembre (AP)


Dans un rapport confidentiel daté du 23 novembre, dont des éléments ont été rendus publics mercredi 7 décembre par Le Parisien/Aujourd'hui en France, la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG) revient dans le détail sur le début des violences urbaines, le 27 octobre, et analyse ce phénomène.
Ce rapport met également en lumière l'absence de caïds ou encore d'intégristes manipulant les émeutiers.
Selon le rapport, le mouvement "s'apparente à une révolte populaire des cités", mais n'était ni organisé, ni manipulé. La France aurait basculé de "la guérilla urbaine" à "l'insurrection urbaine" et les violences seraient dues à la condition sociale des émeutiers et non à leur origine ethnique ou géographique. Le rapport précise même que "restreindre les derniers événements à de simples violences urbaines serait une erreur d'analyse".

Relativisation

Les RG "relativisent ainsi les déclarations de nombreux acteurs policiers et judiciaires, qui ont dénoncé à chaud des groupes organisés, mafieux ou islamistes", affirme Le Parisien.



Selon les informations du quotidien, Dominique de Villepin, "conscient de la profondeur de la crise", aurait par ailleurs "demandé à la Datar (Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale) de réfléchir à ce qui pourrait être fait en matière d'aménagement du territoire dans les villes et les banlieues".

Sarkozy persiste

Ignorant le rapport des RG, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy insiste dans un long entretien au Point daté de vendredi sur le rôle des "mafias" dans les cités.
Il reconnaît l'existence "du racisme, des discriminations et des inégalités" mais considère que "l'on ne fera pas vivre les banlieues tant que les mafias seront là".
"Ce qui m'a frappé, déclare Nicolas Sarkozy, c'est l'extrême violence de ces manifestations, une violence rarement vue en France." "Je pense que nous avons vécu là un moment de vérité", ajoute le ministre de l'Intérieur qui affirme que la "haine est d'abord territoriale, une bande s'approprie un territoire et y fait régner le loi de la force".
A propos des destructions de bâtiments publics comme les écoles, Nicolas Sarkozy assure que les jeunes "s'en prennent à l'école comme un symbole d'un service public : c'est une façon de dire 'ce territoire est le mien', de contester toutes les formes d'organisation publique au profit des lois de la bande".
Il estime enfin que la crise a permis de "percevoir le décalage entre le pays réel et le pays virtuel". "On raconte aux Français une histoire qui ne correspond pas à ce qu'ils pensent. Ils rejettent la pensée unique, le prêchi-prêcha social-démocrate qui explique la délinquance par la pauvreté, qui, de façon excessive, privilégie les zones, les territoires plutôt que l'individu", lance le président de l'UMP.

250 millions d'euros

Les RG estiment par ailleurs que le coût des violences urbaines pourrait dépasser les 250 millions d'euros. Pour le seul département de Seine-Saint-Denis, la facture atteindrait 50 millions d'euros. Près d'une dizaine de villes auraient déjà transmis le montant des dégâts en préfecture et aux assureurs, affirme Le Parisien.
Parmi elles, Noisy-le-Grand estime à 6 millions d'euros le coût des travaux de rénovation des bâtiments communaux.
Environ 4 millions d'euros seraient nécessaires au Blanc-Mesnil et à Clichy-sous-Bois. Le Parisien détaille également la facture pour les entreprises publics et privées. La Poste chiffre ainsi ses dégâts à 250.000 euros. Renault, dont le garage d'Aulnay et ses 250 véhicules d'occasion a brûlé, devra débourser 10 millions d'euros.

Écrit par : biscotte13 | 28 février 2007

Je trouve dommage que vous m'obligiez à effacer certains de vos messages; et que vous fassiez des sous-entendus sur mon compte.
Comme indiqué dans "A propos" depuis sa création, ce blog ne se rallie à aucune formation politique mais s'intéresse à l'évolution politique en générale. Si vous lisez différents de mes commentaires, vous remarquerez que je critiques toutes les propositions politiques, tout bord confondu. D'ailleurs, je critique en premier lieu (un de mes premiers commentaires) ce système d'opposition droite-gauche qui n'a aujourd'hui quasiment aucun intérêt.

Sur le fait que j'efface des messages. Je vous signales que je vous ai toujours laissé vous exprimer librement (ce qui est l'intérêt d'un blog) sauf à supprimer des extraits de vos messages. Vous vous engagez pleinement pour combattre la diffamation qu'a pu subir un de vos proches après son décès. Outre le fait que je suis responsable des écrits sur ce blog, je trouve mal venu de laisser des commentaires pouvant être caractérisés de diffamation.

Concernant enfin les nombreuses critiques sur mes références bibliographiques, certains ouvrages de M. RAUFER sont reconnus au niveau de la doctrine universitaire. Mon travail ne consiste pas à rechercher le passé des auteurs que je cite, seulement à critiquer leur position et à m'en servir. Dans le cadre de ma thèse, j'ai eu à lire déjà plus de 150 ouvrages. Je partage donc certaines données de ces ouvrages avec les lecteurs de ce blog. Je vous avoue que je n'ai ni d'intérêt pour mes travaux ni le temps pour m'intéresser au possible passé de ces nombreux auteurs.

Je vous invite donc à continuer de laisser des messages, en évitant des propos diffamatoires ou des sous-entendus sur mon compte.

Je terminerai en rappelant à tous qu'il est plus facile d'avoir un language non retenu lorsque l'on utilise un pseudo. D'ailleurs, vous remarquerez que les blogs ou commentaires aux discours parfois violents voire incriminables sont le fait d'individus se cachant derrière un pseudo. Lorsque vous laissez un message, demandez-vous alors si vous pourriez signer par votre nom...

Écrit par : fxrd | 01 mars 2007

Bonsoir

Mes messages ne sont pas à votre attention, sauf celui de vous demander si ça ne vous gène pas de citer xavier rauffer qui a fait partie de l'extrème droite ! ???,
Cet homme est décrié par ses confrères je vous invite à vous documenter.
Bien sûr on peut aussi faire sa thèse sur un homme très intelligent et illustre comme Céline sans le juger ou comme Hitler qui a organisé un génocide à travers l'Europe avec une logistique effroyable !

Écrit par : biscotte13 | 01 mars 2007

un Raufer Xavier qui a fait ses classes à l'extrème droite, un bon faiseur de peur... copain de sarkozy et qui est rentré dans son staff,
Je rappelle qu'on trouve à la fac d'Assas, un nid d'extrème droite

http://www.voltairenet.org/article416.html
"1986 : Selon René Monzat, il serait la personnalité anonyme interviewée comme Monsieur antirerrorisme de Charles Pasqua, dans la revue Eléments (n° 61, hiver 86) d’Alain de Benoit. Il aurait alors été analyste aux côtés de Jean-Charles Marchiani."

Raufer Xavier n' a jamais abordé de sujet sur la mafia corse, il préfére parler des islamistes et autres cibles bien spécifiques.

http://lmsi.net/article.php3?id_article=177

Xavier Raufer


Xavier Raufer, de son vrai nom Christian de Bongain, est un universitaire et écrivain français né en 1946.
-Militant d'extrême droite dans sa jeunesse,

-membre d'Occident, il se recentre politiquement et participe au réseau de Georges Albertini.

Enseignant à l'université Paris II, Xavier Raufer est également chargé de cours à l'Institut de criminologie de Paris. Il a publié de nombreux ouvrages
consacrés à la criminalité,
au terrorisme
et à l'insécurité urbaine.

---------Il fut épinglé par de nombreux chercheurs, voyant dans ses méthodes une contradiction avec les principes scientifiques. ------

En effet, les sciences sociales devraient, selon le corps scientifique, permettre une vision la plus généralisable possible.

------Ses travaux se serviraient trop d'exemples particuliers (et non-généralisables),-------
tendent à donner une vision catastrophiste de la réalité des ZUP.-----

En dehors de l'Université Paris II, on peut parfois l'entendre sur Radio Courtoisie, dans l'émission de Claude Reichman.

Qu'est ce que représente l'Occident ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Occident_%28mouvement_politique %29
Occident était un mouvement politique français, fondé en 1964 et dissous en 1968, classé à l'extrême droite. Il fut remplacé par le GUD (Groupe union défense) et par Ordre nouveau.

Qui a fait partie de ce mouvement dans les politiques amis de sarkozy ?????



Issu de la dissolution le 2 novembre 1963 de la section de Paris de la Fédération des étudiants nationalistes par François d'Orcival « pour indiscipline et refus de l'orientation nationaliste[1] », la mise « en dehors des activités et de la communauté nationalistes » de plusieurs militants par la direction de la FEN le 18 février 1964[2] et des déceptions nées de l'issue des guerres coloniales, le mouvement a été fondé en avril 1964 par Pierre Sidos (fondateur de Jeune Nation) avec des étudiants, essentiellement parisiens, dont :

*****Philippe Asselin ;


*******Patrick Devedjian, futur maire d'Antony et député des Hauts-de-Seine, actuellement conseiller politique et représentant de Nicolas Sarkozy ;


******Gérard Longuet (futur ministre de l'Industrie et président du Conseil régional de Lorraine) ;


*****Alain Madelin (futur ministre, député UDF, président de Démocratie libérale, puis député UMP) ;


Jean-Gilles Malliarakis ;
Xavier Raufer (alias Christian de Bongain).
mais également :

******William Abitbol (futur conseiller de Charles Pasqua) ; *****

*****Jacques Bompard (Ancien maire FN et actuel maire MPF d'Orange) ; *****


Thierry Boutet (futur éditorialiste de l'hebdomadaire Famille chrétienne) ;
Dominique Chaboche (futur secrétaire général du FN) ;
François Duprat ;
Patrice Gélinet***** (futur directeur de France Culture) ; *****
Jean-Jacques Guillet (futur député des Hauts-de-Seine) ;
Claude Goasguen (futur député de Paris) ;
Hervé Novelli (futur député d'Indre-et-Loire) ;
Gerald Penciolelli (futur directeur de Minute) ;
Michel de Rostolan (futur dirigeant du CNI et député apparenté FN de l'Essonne).

****Dominique Venner (futur historien et directeur du bimensuel la Nouvelle Revue d'Histoire). ****

Fin 1965, le mouvement comptait 600 adhérents. De 1964 à 1968, on peut estimer à environ 1500 le nombre d'adhésions à Occident[3].

Qui était Georges albertini que xavier rauffer a rejoint ???

http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Albertini

de Marcel Déat (secrétaire administratif) et organisateur du RNP (Rassemblement national populaire), acquis à la collaboration avec l'Allemagne nazie pendant l'Occupation. Il s’illustre notamment par son zèle de sergent recruteur contre la Résistance. Également par un anticommunisme et un antisémitisme particulièrement violents. Deux haines pour lui indissociables, comme le confirme le titre d’un de ses éditoriaux à « National populaire » en juin 1942 : « Le communisme, entreprise juive »...Il est arrêté et torturé à la libération. Son épouse, sans activité politique, est également arrêtée et torturée et leur enfant en bas âge meurt faute de soins.

Écrit par : biscotte13 | 01 mars 2007

Excusez moi mais quand on est le dauphin d'un pasqua, et qu'on fait appel à un rauffer, on sait sans équivoque qui est sarkozy devidjan and co.
avec devidjan vous aurez au moins la chance d'avoir des lois pour les homosexuels mais il ne fait pas bons d'êtres issus d'une certaines catégories socios culturelles avec ses gens
l'homophobie non mais le racisme rampant oui, à partir du moment où ça ne touche pas les juifs, sarkozy n'est pas nationaliste ni un homme dangereux qui a braqué les médias en se prenant pour le roi de France !

Posté le: 01/02/2007 14:01:18 Sujet du message: Pour ou Contre : l'adoption pour les couples homosexuels

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http://sarkostique.xooit.fr/t801-Pour-ou-Contre-l-adoption-pour-les-couples-homosexuels.htm?start=60

Et comme Devidjan, l'ancien du réseaux d'extréme droite "Occident" ! Le précieux avec son regard suffisant et arrogant, supérieur m'enfin c'est comme ça qu'il doit le vivre !!
Et il n'est pas le seul...madellin entre autres faisait parti du même groupuscule qui gueulaient des trucs trés trés démocrates dans les années 70 !!

Comment les Sarkolatres peuvent ils passer l'éponge sur ces amitiés plus que louches, indignes d'un pays dit démocratique...que l'on devrait renommer démocra-trique ??

Là est le signe évident du basculement de la droite traditionnelle (UMP) française vers l'extréme droite (donc UMP-FN). Et quand Sarkoléon fait voter des lois Lepeniste qui font jouir ce dernier, là il n'y a pas à douter, sauf pour les Sarkolatres haineux, cyniques, bref de simples petits faf qui s'ignorent...plus à plaindre sur un mode compatissant qu'à blamer !
M'enfin c'est ce que j'ai dit ce matin à un C..... d'ouvrier qui parlait un peu trop fort dans un bar (au p'tit déj en plus...la buze, il m'a prit dés le réveil, ça a faillit mal se finir) de son intention de voter Sarkozy; un pauvre type sans culture aucune comme les millions qui ont amenner le psychotique Hitler au pouvoir : des "braves" gens, quelque peu limités dans leurs humanisme, leurs connaissances et analyses !

Là est le danger des années à venir au regard de la pauvreté intellectuelle qui monte, qui monte...un livre c'est chiant, réfléchir c'est chiant mais voter Sarkonaze ça c'est le top : beurkkkkk !
---------------------------------------------------------
Résistance !!!!
Solidarité !!!
Virons les !
-------------
"Radio-Paris ment, radio-Paris ment, radio-Paris ment, radio-Paris ment, radio-Pariiiiiiis ment... !!"
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"De tout temps, il y a eu des candidats pour faire la campagne d'un autre. Sarkozy fait celle de Le Pen". Guy Bedos, 29/10/2006.




-









Ne vous sentez pas visé cher Monsieur je recadre le débat après une analyse de près d'un an, je prouve que la mort de mon proche et de ses deux amis a été orchestré par des spécialistes les "faiseurs de peur qui font monter le fn ou sarko !
mon nom est le même et j'assume tous mes écrits !
je ne suis ni lâche, ni hyprocrite ni compatissante selon mes positions politiques.

Écrit par : biscotte13 | 01 mars 2007

Numéro: 3063039.001
Numéro DL: CL T 20060406 FR5 16h
Sélection DL: O
Titre collection: C dans l'air
Titre propre: Marseille : les gangs de banlieue
Société de programmes: France 5
Chaîne de diffusion: France 5
Canal: Réseau 5
Producteurs: Producteur, Issy-les-Moulineaux : France 5, 2006;Producteur, Paris : Maximal Productions, 2006
Nature de production: Coproduction
Statut de diffusion: Première diffusion
Extension géographique: National
Date de diffusion: 06.04.2006
Date d'enregistrement: 06.04.2006
Jour: jeudi
Heure de diffusion: 17:49:12
Heure de fin de diffusion: 18:54:24
Durée: 01:05:12
Type de description: Emission composite
Genre: Magazine;Débat;Reportage
Thématique: Société
Public: Présence d'un public in situ;Participation du public à distance
Médiamétrie: Culture connaissance, magazine, société
Générique: REA,Verzele Jean François;RED,Saint Paul Manuel;PRE,Calvi Yves;
PAR,Raufer Xavier;
PAR,Pellegrini Charles;
PAR,Pierrat Jérôme;
PAR,Ploquin Frédéric
Chapeau: Au lendemain d'un nouveau réglement de compte dans la pègre marseillaise, avec l'assassinat de Farid B, Yves CALVI consacre cette émission au grand banditisme marseillais et à ses gangs, ses caractéristiques, ses méthodes et son évolution, avec notamment l'arrivée d'une nouvelle génération issue des banlieues.
Les spécialistes invités débattent du sujet, réagissent aux reportages, puis répondent aux questions des téléspectateurs en fin d'émission

http://www.vsd.fr/contenu_editorial/pages/magazine/kiosque/duel/duel97.php
J'ai oublié de parler de Charles Pelligrini, voici ses réponses à un interview



















Sarkozy est-il vraiment un bon ministre ?
Syndicalisme, bavures, tolérance zéro… Quand deux policiers de droite se croisent : Charles Pellegrini, ex-patron de l'OCRB (l'Office central pour la répression du banditisme), et Jean-Louis Arajol, ancien leader syndical, c'est le désaccord complet. Débat à l'Ernest Bar du Lutetia.



Paul Wermus.
Les syndicats policiers sont-ils bien utiles ?

Jean-Louis Arajol.
Ils sont un gage de démocratie à l'intérieur de l'institution.

Charles Pellegrini.
Si les syndicats ont autant prospéré c'est parce que certains patrons ont failli. Il faut dire qu'on revient de loin avec des années de laxisme socialiste et de commandement syndical !

J-L.A. Les décisions du ministre ne sont pas forcément suivies à la lettre. C'est là ou le syndicalisme a un rôle à jouer.

C.P. Sarkozy est le meilleur ministre de l'Intérieur qu'on ait eu depuis longtemps, mais il va falloir qu'il soit plus dur avec ceux qui n'obéissent pas.

J-L.A. Il faudra du temps pour juger de l'efficacité de ses méthodes, et faut-il encore que la justice suive.

P.W. La tolérance zéro, est-ce la panacée ?

J-L.A. Cela ne veut rien dire. Les syndicats de police ont proposé à plusieurs reprises la mise en place d'un grand ministère de la Sécurité, mais personne ne nous a écoutés.

C.P. Le premier qui a osé le faire, c'est Sarko.

J-L.A. Pasqua l'avait déjà proposé en 1995, cet homme est un visionnaire.

P.W. Six cent mille personnes pour assurer la sécurité, est-ce suffisant ?

C.P.Il faut qu'une fois pour toutes on répartisse les tâches, qu'on supprime les doublons et qu'on commence par unifier tout ce qui est technique et scientifique.

J-L.A. Ce n'est pas suffisant, il faut d'urgence réorienter les missions vers l'investigation.
P.W. La police de proximité est-elle efficace ?

C.P. Il ne faut pas confondre flic et travailleur social, la police doit véhiculer une image de rigueur. La police de proximité est un échec.

J-L.A. La police de proximité, ce qu'on appelle l'îlotage, existe depuis la nuit des temps. Mais je suis contre la dérive laxiste du tout-préventif. Stop aux " flics nounous " !

P.W. Sarkozy en fait-il trop ?

C.P. Même s'il est parfois trop présent, après des années de guimauve, la police avait besoin de retrouver la pêche.

J-L.A. Il a l'habileté de se montrer où il faut et quand il faut.

P.W. Tout ne va donc pas si bien ?

J-L.A. 80 % des affaires ne sont pas élucidées.

C.P. Il faut payer les enquêteurs comme les corsaires, c'est-à-dire au butin.

J-L.A. Ce n'est pas la quantité de travail mais la qualité qui doit être récompensée, au lieu de féliciter un flic qui met cinquante P-V dans sa journée,
il vaut mieux qu'il arrête un délinquant .

P.W. N'y a-t-il pas recrudescence des bavures policières ?

C.P. Tout a un prix et c'est regrettable, mais il faut accepter quelques dommages collatéraux pour la sécurité générale.

J-L.A. Attention, les policiers sont là pour faire respecter toute la loi, rien que la loi.

















c'est quand curieux que monsieur calvi invite autant de personnes pro sarkozistes et un ex de l'extrème droite sur le plateau de C dans l'air !!!! pour orienter un sujet si cher à sarkozy en se servant d'un triple meurtre et d'une orientation bien ciblée !

Quel rôle joue frédéric ploquin qui fait des livres en photocopiant des pv ou des interprétations d'écoutes.
Pour ceux qui ont eu l'occasion d'aller au procès de la soit disant dream team vous avez dû constater le décalage total avec le portrait façon ploquin la photocopieuse de pv de la peaulisse et la réalité !
Marianne affiche son soutien à droite même si Bayrou est sympathique, il reste un homme droite
Marianne nous a pourtant toujours fait croire que c'était un journal de gauche !

Toi bardin je sais que tu me lis, et tu payeras ce que tu as fais, tu vas filmer les tombes des morts sans autorisation , tu orientes les reportages de ton patron le corse ami de villeneuve, tu te permets dse zooms malsains, tu es reçu une journée entière et tu garde le meilleur, le message que devais faire passer le membre de ma famille était que vous aviez sali mon proche, mais tu as bien manipulé au montage et garder ce qui t'arrange et tu es revenu bien après le reportage pour filmer la tombe, ne pense pas te servir de ruchs qui n'ont rien à voir avec ce qui t'avait été accordé
minable triste personnage qui ne respecte rien, tu vas payer ce que tu as fais Farid B t emmerde toi dusquesnes sarko and co !

reçois tout mon mépris
calvi je savais que tu étais un gros beau mais on sait pour qui tu roules ce genre de plateau si bien équilibré démontre tes gouts quand on invite autant de pro sarkozyste et un extrèmiste de droite on est n'est plus crédible !

JE RAPPELLE QUE LE CONSEILLER DE SARKOZY DEVIDJAN A FAIT PARTIE DU MOUVEMENT D EXTREME DROITE L OCCIDENT AVEC MADELIN COMME PAR HASARD MADELIN ETAIT POUR LA GUERRE EN IRAK TOUT COMME PIERRE LELOUCHE
JE RAPPELLE QU YVES CALVI N HESITE PAS INVITER UN MEMBRE DE L EXTREME DROITE DECRIE PAR SES CONFRERE UNIVERSITAIRE XAVIER RAUFER PROCHE DE SARKOZY CHERCHEZ L ERREUR !!!!!

Écrit par : biscotte13 | 01 mars 2007

Maximal la société de production qui produit L emission c dans l air animé par le faiseur de peur Yves Calvi allias yves Calvi-Brätli est hébergée chez Europe 1 est appartient à lagardère-hachette....
A présent nous comprenons pourquoi yves bratli (juif hongrois ?) aime inviter les marchands de peur issus de l'extrème droite comme xavier raufer qui co écrivait en 1993 avec un universitaire DU FN !
Une plainte et une pétition ont déjà été soumise et à la justice et au CSA contre cette émission
Apparement cela a valu une promotion a Calvi Bratli qui a remplacé la CHABOT sur France 2....

Écrit par : biscotte13 | 05 mars 2007

http://www.bakchich.info/article987.html

Les six vies de Marc Francelet

vendredi 6 avril 2007 par La Rédaction
Héros aussi polymorphe que Tintin ou Martine, Marc Francelet a distribué son talent dans de nombreux domaines. Des tranches de vies de cet illustre personnage dont Bakchich, vous propose un aperçu, forcément succinct mais déjà savoureux.




galère de papier
Francelet et les placements

Le bon air des alpages suisses revivifie, les poumons bien sûr, mais aussi les comptes en banque. Et Marc Francelet a rabattu vers l’officine de placement du trop méconnu homme d’affaires suisse Jacques Heyer, de riches expatriés français, sportifs reconnus, pontes politiques, à l’instar de Dider Schuller, ou starlettes. Las, l’affaire a fait faillite. Mais Heyer, dont Chirac parraine l’un des beaux-fils, n’a eu qu’à subir les foudres de six de ses 200 clients. Nécessaire pour que la justice suisse le condamne, insuffisant pour l’empêcher d’améliorer son swing sur les golfs de Saint-Tropez.

Héros de papier

En matière de placements, Francelet a bénéficié des bons conseils de son avocat et ami Me Alain Guilloux, ancien de la Direction générale des impôts devenu un ténor du barreau à le clientèle ronflante : Gérard Depardieu, Thierry Lhermitte, Paul-Loup Sulitzer, Jean-Claude « Cassette » Méry et surtout Pierre Falcone et Arkadi Gaydamak, les « Lilo et Stich » de l’Angolagate.

L’affaire de trafic d’armes –présumé nous susurre notre avocat–, entre la France et l’Angola a d’ailleurs fourni à Francelet l’occasion de faire montre de son talent d’homme de presse. Une étonnante campagne dénigrant le juge Courroye qui a instruit et bouclé le dossier en 2005, a parcouru le presse. Reste que le parquet de Paris a, courant mars, requis le renvoi en correctionnelle des 42 mis en cause. Une belle rangée d’oignons où émargent, donc, Gaydamak, Falcone mais aussi Jean-Christophe Mitterrand, Charles Pasqua, Jacques Attali, Jean Charles Machiani etc. Procès prévu pour début 2008.

Autre connaissance, Loich Le Floch Prigent. Le pédégé déchu d’Elf, flanqué de Francelet, de Michel Coencas et de l’ancien général barbouzard, feu Jeannou Lacaze, se sont rappelés au bon souvenir du régime irakien, à la fin des années 90. Pour l’occasion, la société Tanker Oil a même vu le jour. En récompense, quelques barils de brut en marge du programme « Pétrole contre nourriture » et, l’année dernière une mise en examen pour les trois compères survivants. De quoi sceller une belle amitié entre Francelet et le juge, aussi en charge de l’affaire, Philippe Courroye.

Héros de papier 2

...En Chiraquie

Grand aventurier des réseaux, le joyeux Marc Francelet n’a pas oublié de passer par la case Chirac. Pour un proche de Johnny c’est bien le moins. Mais ce n’est pas via la vieillissante « idole des jeunes » que le « plus jeune journaliste de l’histoire de Paris-Match » a accroché le wagon du Chi. L’approche a été un peu plus laborieuse, et un poil moins « people ».

Gouailleur en diable, Francelet a trouvé des copains de causette dans le premier cercle chiraquien. Entre Yves Bertrand, tout puissant patron des RG de 1992 à 2003 et maître dans l’art de la désinformation, et Alexandre Djouhri, le grand intermédiaire des réseaux Chirac, les conversations ont du être passionnantes. D’autant que les hommes ont des amis communs, dont le journaliste Hervé Gattegno, que Djouhri a présenté, au milieu des années 90 à André Tarallo, l’un des principaux protagonistes de l’affaire Elf. Et un même hobby, la presse. Quitte à organiser en sous-main de petites campagnes pour les copains. Maurice Gourdault Montagne, conseiller diplomatique de Chirac et intime de Djouhri guigne le poste stratégique de directeur général d’EADS ? Qu’à cela ne tienne, une série de papiers de l’Express ont cloué au pilori à la fois Lagardère, qui refuse ce parachutage, et Jean-Paul Gut titulaire du poste. À la volée sont pointés le « désintérêt » d’Arnaud pour son entrerpise, les soupçons de « délits d’initiés » contre Gut et la « bombe à retardement autrement plus grosse qui sommeille dans les soutes d’EADS : les services secrets français, dont la DST, ont informé [...]l’Élysée de l’existence au sein de l’entreprise d’un vaste système de rétrocommissions » [1]. Un joli coup qui risque d’être le dernier. Car Francelet, malgré tous ses efforts, n’a pu prendre le train sarkozyste. Et ses déboires judiciaires, tout autant que son hostilité au grand pote de Sarko Arnaud Lagardère, ne risquent pas de le rendre très populaire.

Héros de papier 3
…Et la littérature

Toujours surprenant, l’ami Francelet apparaît là où on ne l’attend pas. Plutôt que des mémoires ou autres romans à clés, l’insatiable Marc rédige des polars. Ou plutôt apporte la matière brute aux hommes de plumes. De virée en Ouzbékistan avec son amie, l’écrivan Françoise Sagan dans les années 90, Marco en ramène une étonnante bande magnéto, fruit de ses entretiens avec la mafia locale. Et la livre à François Caviglioli, auteur-journaliste au Nouvel Obs, qui en tire quelques idées de polars, Master, Helena la Grecque ou Adieu l’espion.

Bon garçon, Caviglioli n’est pas ingrat. Et quand il s’agit de porter secours à ses frères de l’île de Beauté et, au demeurant, protecteurs de Francelet, quand ceux-ci ont de menus soucis avec leurs rivaux beurs à Marseille, l’homme répond présent. Et pond, séance tenante, un papier chargeant feu Farid B , abattu dans la fusillade des Marronniers à Marseille, au printemps dernier.

Tant de talent éditorial ne pouvant être gâché, Marc Francelet s’est récemment attelé à la rénovation éditoriale du désormais hebdomadaire Choc, magazine people -financé par Hachette- d’un raffinement sans précédent. Et dont il faut espérer qu’il ne pâtira pas trop de l’actuelle indisponibilité de son si particulier conseiller éditorial Marc Francelet.

Héros de papier 4
…Et le Show biz

Chargé un temps des relations publiques de Jean-Paul Belmondo mais aussi ami de Françoise Sagan, Francelet fut surtout l’homme à tout faire de Johnny Hallyday. Un incontournable. Surtout pour l’idole des jeunes, qu’il défendra pied à pied, dans toutes les rédactions quand le tout nouvel exilé fiscal a été accusé –à tort – de viol. Redresseur de tort, Francelet sait aussi alimenter la presse en infos ou ragots au choix. Et nourrit goulûment les journaux qui s’intéressent au beau-père et associé de Johnny, André Boudou, dans l’éphémère – et coûteuse – aventure de l’Amnésia, sa boîte de nuit parisienne. 30 millions d’euros d’ardoise quand même. Et désormais, en bon papa gâteau, l’inimitable Marc met le pied à l’étrier de son fifils, qui gère l’enseigne Von Dutch en France. Une ligne de vêtement « hype », objet d’articles aussi étonnants que bien intentionnés dans de grands hebdomadaires parisiens. Touchante hérédité.

Héros de papier 5
…En Corse

Marc Francelet a su se faire une petite place au royaume du maquis et des chèvres, la Corse. Sans doute la passion pour l’alcool de myrte. « C’est l’un des rares, siffle admiratif un grand flic, à avoir tamponné des réseaux vraiment méchants ». Méchants c’est limite diffamatoire quand on désigne les grandes figures de l’île de Beauté qui se sont partagé l’empire du défunt Jean-Jé Colonna, vingt-cinq ans durant parrain de la Corse-du-sud. Comme Bakchich l’avait narré, le brave Marc s’est bien activé dans la campagne électorale du fils Francisci qui a guigné la succession de son père tout juste décédé, le mythique Roland, au poste de conseiller général de Corse-du-Sud. Et le volubile Marc d’inspirer des papiers en forme de petit avertissement au clan de Jean-Jé orphelin, sous forme de description du Petit bar d’Ajaccio, leur lieu de conclave.

L’autre illustre protecteur corse de Francelet, le très respectable Paul Lantiéri, est un peu moins verni. Entrepreneur aussi averti que diversifié –restaurants à Aix-en-Provence, débits de boissons à Marseille, propriétaire du cercle de jeux de la rue Cadet à Paris- Lantiéri connaît de petits ennuis judiciaires. L’homme d’affaires a été mis en examen tout récemment. La PJ marseillaise, sans doute mal aiguillée, le soupçonne d’avoir aidé dans leur fuite des tontons flingueurs blessés dans la fusillade du « Bar des Marronniers » à Marseille. Un règlement de comptes entre gâchettes sensibles corses et arabes, qui avait laissé sur le carreau Farid B en avril 2006.

Sale printemps pour les amis de Marc.

Héros de papier 6
…Et les paparazzis

De son ancienne vie de photographe de presse, Francelet a conservé un goût certain pour l’image et de précieuses relations chez les paparazzis. Au rang des intimes figure Pascal Rostaing, l’un des auteurs des clichés de Sarkozy avec la journaliste Anne Fulda ou de la photo de Cécilia S. au bras de Richard Attias parue dans Paris-Match. Une intense période pour Marc le besogneux. Et pas de quoi faire du candidat de l’UMP un grand copain.

Autre bonne connaissance de Francelet, Michèle Marchand. Grande prêtresse de la photo people en poste à Voici, cette bonne dame a récemment fait la connaissance de la juge d’instruction Dominique de Tallancé. Sans doute hermétique à l’art, la magistrate la soupçonne, ainsi qu’Axel Ganz, l’ancien patron de l’hebdo people, d’avoir mis en place une caisse noire. Et a mis les deux compères en examen.

Miracle du réseau Francelet, sitôt l’affaire médiatisée, Michèle Marchand disparaît. L’Express, sous la plume de Renaud Revel, publie un écho sur Internet où seule la mise en examen de Ganz est relatée et, en ricochet, saborde l’enquête en route au Point sur le sujet, au grand dam de nombre de journalistes de la rédaction. Un subtil coup de domino.

[1] L’Express du 22
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Intéresant cet article sur bakchich.info hein Où l'on retrouve les amis des amis des pourris ;;
Elle est belle la presse française...

Écrit par : biscotte13 | 14 avril 2007

laissé cette personne trankille el a fé son chemin un point sé tou ils et parti laisé le trankille pensé a sé proche ki entende toute sorte de chauze maitenent ki repauze en paix chao fafa

Écrit par : qelqun | 25 mars 2008

Alors pas d'article sur la suite de l'émission grand banditisme quand le nom de DEVE---- est cité sur les écoutes téléphoniques et quand SAR----- a installé une bande de grand voyou au cercle concorde ???

Écrit par : biscotte | 07 mai 2008

Je rappelle que mon article ne fait que la présentation de l'émission.

Écrit par : fxrd | 07 mai 2008

En réponse à : biscotte75: Oui mais alors pourquoi ne pas dire que j'avais raison ? Mes commentaires sont toujours sur votre site et vs voyez bien que j'avais raison.

Je précise :
Je n'ai pas indiqué que vous aviez tord ou raison. Je n'ai pas pour habitude de censurer les messages, sauf les passages qui pourraient donner lieu à poursuite pour leur auteur, et par voie de conséquence pour l'auteur du blog. Ce blog est un espace d'expression. Vous remarquerez que vous avez des commentaires qui se contredisent, avec parfois des sortes de débats par messages interposés... c'est tout l'intérêt d'un blog à mon sens. Je pense que vosu serez d'accord avec une telle attitude, des plus démocratique !

Une fois encore, lorsque j'ai une opinion à exposer ou à défendre, je le fais expressement par des articles. Je vais d'ailleurs vous donner un simple exemple de cette facheuse tendance à l'interprétation. Mon blog possède dans son intitulé le terme "politique" par renvoi au fait que seul le législateur crée les lois, et par voie de conséquence reste un des auteurs principaux des normes juridiques. Or, vous pourrez remarquer que par cette utilisation,j'ai été rapidement intégré dans des listes de blog ayant trait uniquement à la politique politicienne (soit des débat d'opposition stérile à mon sens)ou soutenant un candidat aux présidentielles... Pire, selon les sites, mon blog apporte son soutien à des partis de gauche ou des partis de droite ! Donc, à partir du moment où je n'ai pas expressement donné d'indications, je me méfie des conclusions attives sur ma propre opinion délivrée par des inconnus (ce que vous comprendrez).

Pour finir plus précisement avec le sujet qui vous intéresse, cet article ne souhaitait que reprendre un résumé de l'émission. Ne m'étant pas plonger dans les indications que vous développez, je ne suis pas être en mesure d'apporter une véritable contribution. D'ailleurs, les affaires que vous indiquez, sont souvent des battailles d'images où il est malheureusement bien difficile de séparer le vrai du faux. Le peu d'informations qui est délivré, est de toute façon en général bien maîtrisé. Et pour être sincère, c'est tout le mauvais côté de la politique... de la politique politicienne... Vous indiquez vous même à plusieurs reprises que vous vous méfiez des médias. Pour ma part, j'observe ce conseil à tous les niveaux.

Encore une fois, je vous invite à partager vos réactions positives ou négatives sur les sujets de ce blog, et pas forcément que ce sujet.

A bientôt.

Cordialement.

Écrit par : fxrd | 10 mai 2008

Ne te laisse pas intimider par cette folle, il ne va rien t'arriver. C'est un troll. Tu devrais supprimer ses messages et ne pas repondre a ses accusations.

Madame la folle, moi je suis disponible, dites-moi comment je peux vous contacter. J'ai moi aussi du temps a perdre, alors discoutons de la pluie et du beau temps si vous le voulez bien.

Cordialement,

Mr Ducon dit "la bite en fleur".

Parrain des blogs francophones.

Écrit par : Ducon | 03 octobre 2008

Wonderful post about "Complément d'enquête: "Grand banditisme: les nouveaux parrains".

Écrit par : Dissertation | 24 novembre 2010

Great post!!! Perfect writing!!! Totally endure the fact!!

Écrit par : Sicily | 12 février 2011

Réellement complet ton post ci. En fait, c'est pas l'unique que j'estime aussi intéressant. Je vais étudier les autres billets. ;)

Écrit par : Précommande Mass | 26 octobre 2011

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