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07 février 2006

Ampleur médiatique de l'affaire d'Outreau

Faisant suite aux auditions des accusés de l'affaire d'Outreau puis de leurs avocats; le juge Burgaud sera auditionné demain après-midi devant la Commission mise en place. Celui-ci a largement été mis en cause pour les erreurs commises dans cette affaire. Les acquittés et leurs avocats ont critiqué certains comportements du juge. Demain, ce dernier s'expliquera, ce qui permettra de développer les indications qu'il avait dejà formulé lors d'un interview dans l'Express.  

Cependant, on peut aussi relever l'ampleur médiatique qu'a connu cette affaire. Les médias se sont emparés de cette affaire. Certains ont critiqué la diabolisation des accusés au début de l'affaire, alors qu'aujourd'hui on assiste à une réhabilitation médiatique de ces victimes judiciaires, les médias se tournant désormais vers le juge. Cette pression médiatique peut sembler assez critiquable par sa démesure. De la diabolisation des mis en cause, on diabolise désormais le juge. Peut-on aussi parler d'erreur médiatique à côté de cette erreur judiciaire? La pression médiatique n'était-elle pas un des facteurs des dysfonctionnements de la justice dans cette affaire? Tout ceci n'est qu'appréciation que chacun peut se faire.... en tout cas, demain en direct, TF1 et d'autres chaînes diffuseront cette audition, avec des émissions spéciales.... la pression médiatique fait rage: sentiment de culpabilité ou volonté d'information?

A suivre.

22:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

tant d'autres exemples de l'hysterie mediatique. parmi les derniers en date m'enerve la "grippe aviaire" 85 deces dans le monde depuis un an. une grippe "normale" en fait 1000 fois plus, sans compter la tuberculose (5000 deces par jour), la malaria (quelques millions par an), etc

les medias perdent parfois les pedales

d'ou ces mantinelles juridiques indispensables (et merci encore de nous les avoir rappelees) pour controler ce qui peut devenir excessif.

Écrit par : Remi | 07 février 2006

Je voulais simplement compléter un peu mon commentaire. Je ne souhaite pas consacrer un commentaire à l'intervention du juge Burgaud car cette intervention a largement été relayée: 6 chaînes télévisées ont retransmis cette audition en directe ainsi que de nombreuses radios. On parle d'explications sur une débacle judiciaire.... de risques de pression médiatique sur la Commission qui serait dès lors court-circuitée (Parti communiste), de bouc émissaire......

Je voulais pour ma part indiquer l'audition d'un juge mais surtout un homme abattu.
J'ai indiqué pour ma part qu'il me semblait démesuré de remettre en question l'ensemble de notre procédure pénale sur le simple constat de dysfonctionnement de cette affaire. Il ne fait aucun doute que des dysfonctionnements sont inhérents à certaines procédures mais les nombreux dysfonctionnements trouvent leur source dans des erreurs commises par le juge d'instruction en question, et comme il l'a lui-même indiqué, par d'autres autorités judiciaires (Procureur et Chambre de l'instruction). J'ose espérer que notre procédure pénale n'est pas entièrement remise en cause par cette affaire car j'aimerai simplement faire remarquer que, bien que les assises jugent d'un nombre très inférieures d'affaires par rapport aux autres juridictions pénales, chaque année de nombreux mis en cause sont reconnus coupables... doit-on remettre en cause toutes ces affaires??? C'est un peu trop le sentiment que l'on tend à créer: une "procédure pénale pourrie" qu'il faut impérativement réformer.
Et bien, le juge a reconnu avoir fait son travail en toute honneté, mais a aussi rappelé qu'il n'était qu'un jeune juge qui instruisait sa première affaire, qu'il a certainement commis des erreurs d'appréciation. Rappelons aussi un contexte délicat avec les affaires de pédophilie à l'étranger et la pression médiatique en France. D'ailleurs, le rapporteur de la Commission a lui-même souligné cette pression médiatique.

Il me semble nécessaire de remettre toute la mesure de cette affaire à son juste niveau. On a à plusieurs reprises demandé au juge de répondre sur les conditions de cette affaire en tenant compte du recul plusieurs années après. Je pense qu'il est nécessaire, à notre tour, de prendre du recul sur cette affaire, et des suites à prendre....

Écrit par : fxrd | 09 février 2006

Je voulais juste rajouter une précision concernant l'audition du juge Burgaud.

En revoyant l'audition grâce au retransmission de nuit sur LCP et I-Télé, j'ai relevé la force voire parfois l'agacement dans les questions de certains députés. Certaines questions remettaient en cause l'esprit critique du juge, n'ayant pas assez fait preuve d'analyse et de déduction purement logique. Notamment, le Vice-Président de la Commission Philippe HOUILLON a plusieurs reprises insisté pour que le juge réponde à la question posée, le juge Burgaud éludant celle-ci. M. HOUILLON a d'ailleurs critiqué le fait que l'on lui souffle un peu trop les réponses (le juge étant assisté de deux conseillers).

Écrit par : fxrd | 09 février 2006

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